mercredi 11 juillet 2012

Vient de paraître : Le voyage en Bretagne d'Armelle Lavalou

Les éditions Robert Laffont viennent de publier Le Voyage en Bretagne d'Armelle Lavalou. Ce fort volume de plus de 1200 pages égrène les écrits consacrés à la Bretagne « et qui appartiennent à son histoire littéraire, depuis Jules César au premier siècle avant Jésus-Christ jusqu’aux auteurs de la fin du vingtième siècle aujourd’hui disparus. ». Avec presque deux cent auteurs, de Colette à Yann Queffélec, de Marcel Proust à Georges Simenon, cet ouvrage compile un ensemble de « textes d’humeur, mémoires, relation d’épisodes historiques, correspondances, notes de voyage, essais. »
Louis-Ferdinand Céline y trouve sa place (six pages) : Après un rappel biographique résumant les différentes étapes bretonnes de Céline, suit un long extrait de Féerie pour une autre fois. Il se voit aussi citer à deux reprises, d'abord dans un texte de Morvan Lebesque (1911-1970), journaliste et essayiste engagé dans la cause bretonne, ensuite l'auteur rappelle dans une présentation de Bernhard Kellermann l'admiration de nombre d'écrivains, dont Céline, pour son livre, La Mer, paru chez Flammarion en 1924.

 Armelle Lavalou, Le voyage en Bretagne, De Nantes à Brest, de Brest à Saint-Malo, Ed. R. Laffont, coll. « Bouquins », 2012.
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Bretagne, « province de l’âme » : la Bretagne est sans doute la seule région française à pouvoir se prévaloir d’autant d’oeuvres de grands écrivains s’attachant à cerner son génie et la singularité de ses paysages ou de ses modes de vie.
Ce parcours littéraire, premier en son genre consacré à toute une province française, égrène d’Armor en Argoat, au fil des rivages et jusqu’au plus profond de la Bretagne intérieure, les écrits qui lui sont consacrés et qui appartiennent à son histoire littéraire, depuis Jules César au premier siècle avant Jésus-Christ jusqu’aux auteurs de la fin du vingtième siècle aujourd’hui disparus. Au total, presque deux cents auteurs et deux cent soixante-dix textes, quelques mille deux cent pages. Au-delà de la situation des textes dans le temps et dans l’espace, le premier critère de choix a été le plaisir de la lecture et la qualité littéraire et narrative : textes d’humeur, mémoires, relation d’épisodes historiques, correspondances, notes de voyage, essais.
Les grands classiques de la littérature de Bretagne sont évidemment là ; pour n’en citer que quelques-uns : Cambry, Chateaubriand, Renan, La Villemarqué, Le Braz, Segalen, parmi les Bretons, mais aussi Hugo, Michelet, Stendhal, Balzac, Flaubert, Gide ; plus proches, mais tous disparus : Loti, Colette, Max Jacob, Guilloux, Henri Queffélec, Gracq, Mac Orlan, Jean-Edern Hallier … des poètes aussi, des écrivains étrangers, de grands auteurs méconnus, de Tanguy Malmanche à Armand Robin ou Yves Elléouët… et parmi d’autres pépites : Vauban à Camaret, Alexandre Dumas à Roscoff, Sarah Bernhardt à la baie des Trépassés, Saint-Pol Roux en bimoteur au-dessus de la rade brestoise, Villiers de L’Isle-Adam au collège de Vannes, Marcel Proust à Beg-Meil, Joseph Conrad à L’Île Grande, Jean Cocteau à Pont-Aven, le philosophe Alain au Pouldu, Georges Simenon sur un chalutier de Concarneau, le général de Gaulle incognito dans sa DS noire, Le Corbusier à Lesconil, Albert Camus au cimetière de Saint-Brieuc, ou les plus ou moins courtes nouvelles d’Édouard Corbière, de Jeanne Nabert, d’Henri de Régnier et d’Émile Zola dont les formidables Coquillages de M. Chabre révèlent une facette ignorée.

L'auteur
Annelle Lavalou est historienne de l'art et de l'architecture. Elle partage son temps entre Paris et la campagne bigoudène. 


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