dimanche 1 février 2015

Lucienne DELFORGE & Louis DESTOUCHES par Éric MAZET


par Éric MAZET (pdf, 49 pages)

3 commentaires:

  1. Impressionnant !
    Une fois de plus, merci Mr Mazet !
    clr

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  2. Superbe article, dont des fragments ont paru imparfaitement dans le Bulletin célinien. Il serait temps que l'on s'avisât que l'Internet sert à autre chose qu'à des échanges stériles et infantiles sur des « réseaux sociaux ». Bref, le texte d'Eric paraît enfin sans encombre : j'aimerais y ajouter quelques éléments qui concernent aussi Céline. Personnellement j'avais contacté Lucienne Delforge à propos de Robert Denoël, qu'elle avait peu connu (sauf en 1941 pour des articles dans Lectures 40), mais elle avait tenu à m'apporter son témoignage, le 13 février 1980 :
    « Il est resté seulement dans ma mémoire comme un homme très sympathique, très vivant, ayant un grand don de communication chaleureuse. Le seul détail véritablement intéressant qui m'avait frappée lors d'une rencontre avec d'autres amis, était son admiration enthousiaste (que je partageais avec lui) pour Léon Bloy. Il avait donné ce détail qu'encore adolescent il recopiait sur des cahiers d'écolier de très nombreuses pages de cet écrivain tumultueux à la langue si riche et qu'il se promenait dans Paris, les poches bourrées de ces trésors - ce qui prouve évidemment cet amour du style et des idées exprimées dans une langue en dehors du commun qui devait le conduire à sa vocation d'éditeur. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait été accroché dès la première lecture par le manuscrit du Voyage au bout de la nuit de Céline, alors que les autres éditeurs n'avaient pas réagi. »

    Le jeune Denoël déambulait en effet, au cours des années 20, dans Paris, avec des citations de Léon Bloy et Jehan Rictus dans les poches. C'était un grand amoureux des Lettres. Lucienne ajoutait que « sa disparition prématurée avait été ressentie comme un grand malheur par tous ses amis et dans tout le milieu littéraire. »

    Lucienne Delforge, âgée alors de plus de 70 ans, prenait la peine de répondre à un jeune Belge inconnu à propos d'un éditeur qu'elle n'avait fait que côtoyer : c'était très méritoire, et elle rédigeait à la main. Elle ne m'a rien appris à propos de Denoël, ni de Céline, mais elle m'a fait comprendre qu'il est de toute élégance de répondre aux courriers, même incongrus : c'est une valeur que nous avons perdue. Une de plus.

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  3. Très intéressant. Merci beaucoup.

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