jeudi 2 octobre 2014

CÉLINE et SADE par Michel ONFRAY (2014)

Mais alors : que faire de la vie de Sade qui fut le contraire d'une fiction et qui coïncide exactement avec la définition du sadisme : le plaisir pris à la souffrance infligée à autrui ? Ou bien encore : pourquoi jeter l'anathème sur la littérature d'un Brasillach ou les pamphlets antisémites de Céline, interdits de réédition, et porter au pinacle des éditions Gallimard les œuvres du marquis ? Si la littérature n'a rien à voir avec la vie, alors pourquoi Bagatelles pour un massacre ne se trouve pas édité en Pléiade ? Ni L'École des cadavres ? Danger de la littérature antisémite de Céline, mais innocuité de la littérature de Sade ? Je tiens pour ma part d'une même dangerosité des livres qui jouissent du mal et y invitent.

Michel ONFRAY, La passion de la méchanceté, Éd. Autrement, 2014.
Disponible sur Amazon.

1 commentaire:

  1. "Je tiens pour ma part d'une même dangerosité des livres qui jouissent du mal et y invitent." Et que dire de la passion du lieu commun?

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