jeudi 9 juin 2011

21 février 1950 : hilarité générale au procès Céline

Le 21 février, le procès s'ouvrit devant la cour de justice, présidée par M. Drappier. Céline était absent... absence justifiée par un certificat médical.
Naud et Tixier-Vignancour assurèrent ensemble la défense. Le réquisitoire du procureur Charasse se termina sur ces mots...
« Je regrette qu'il n'ait pas été possible de faire subir à l'accusé un examen psychiatrique qui me paraît justifié par les contradictions contenues dans son abondante correspondance... »
Il y eut un grand moment quand le greffier, chargé de faire connaître au jury les preuves du crime, donna lecture d'extraits des ouvrages incriminés, notamment « Les beaux draps ». Cela commença par des moues étonnées, il y eut ensuite des sourires amusés qui peu à peu gagnèrent l'assistance, enfin on entendit se propager un énorme rire qui enfla bruyamment, et tout se termina dans l'hilarité générale... La satire caricaturale de Ferdinand n'avait rien perdu de son énorme force comique.

Pierre Monnier, Ferdinand furieux, Ed. L'Age d'homme, 1979, p118. (Réédité en 2009)
Photo : Pierre Monnier

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