lundi 30 juillet 2012

Échos céliniens...

> Colloque Céline : Michel Mouls, sur son site internet Céline en phrases, rend compte du XIXè colloque Céline qui s'est tenu à Berlin du 6 au 8 juillet 2012 : présentation de l'ensemble des communications et visite du domaine du Professeur Harras. A lire sur www.celineenphrases.fr.

> Kiosque : La sortie du sixième numéro de Spécial Céline, que nous vous annoncions pour le 2 juillet, vient finalement de paraître. En vente en kiosque ou sur www.journaux.fr.

> Théâtre : Le journal La Provence a rendu compte dans son numéro du 16 juillet 2012, sous la plume de Danièle Carraz, du spectacle "Faire bouillir le chevreau dans le lait de sa mère" joué jusqu'au 28 juillet en Avignon : « Comédien et metteur en scène, Ivan Morane réunit Marcel Proust et Louis-Ferdinand Céline dans un impossible dîner en tête à tête. Forcément fin, le menu du grand bourgeois d’origine juive, à la recherche du temps perdu ! Et férocement frustes, les goûts du grand imprécateur antisémite et homophobe, né à Courbevoie dans une famille rude qui ne connut que misère et "angoisse de la bouffe". Au-delà de la nourriture, tout, absolument tout, oppose ces immenses écrivains, qui ont tous deux, révolutionné la langue et la littérature. Ce qui les rapproche cependant ? Une mère et une grand mère très aimées. Qui hantent leur œuvre. L’amour de la mère, voilà donc le cœur tremblant de ces échanges savoureux entre les deux faux convives, monologues qui auraient pu être dialogues de sourds et puis non : ils volent de correspondances en correspondances, avec Ivan Morane, qui saute de Proust à Céline et d’un bout de la table du banquet à l’autre, avec une grâce infinie. Soutenu par la musicienne Silvia Lenzi, voici un spectacle plein d’humour et de gravité, tendre et méchant, précis en diable, réaliste et onirique… Un bonheur. » Jusqu’au 28 juillet, à 19h Théâtre des Halles. Réservations 04 32 76 24 51. www.laprovence.com.

> Théâtre : Alan Boone a adapté Voyage au bout de la nuit du 20 au 22 juillet 2012 en Saône et Loire pour un spectacle de rue et de nuit, que le journaliste du Journal de Saône et Loire, Samuel Bon, n'a guère apprécié : « L’un des cris les plus farouches, les plus insoutenables que l’homme ait jamais poussé ». C’est ce qu’écrivit Gaëtan Picon à propos du Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, publié en 1932. Un « cri », le plus connu des romans de l’auteur de Mort à crédit, Féérie pour une autre fois ? C’est peu douteux. Un cri déchirant même. Cela posé, celui qui n’a jamais lu une ligne de ce pléiadisé peut-il s’en douter un instant une fois terminé le « spectacle » mis en scène par Alan Boone ? C’est loin d’être évident. Mais peut-être n’était-ce pas là l’objectif de ceux qui ont monté ce spectacle de rue… Quel était-il alors ? Faire lire ce romancier d’exception qu’était Céline à ceux qui ne l’avait encore jamais pris en pleine face ? Si c’est cela, pas sûr qu’une telle adaptation y parvienne. Certes, l’acteur, à qui il arrive de donner vie à l’ineffable Bardamu, a une indéniable présence, assurée par une gestuelle (trop ?) travaillée et un corps massif. Toutefois, il est impuissant à révéler, à lui seul, la richesse et la puissance du langage de Céline. Et ce ne sont pas les vidéos diffusées pour essayer d’illustrer ses tirades, sortes de court-métrages à mi-chemin entre du Saw en promo et du succédané de Blair witch project de lendemain de cuite, qui l’y aideront. Bref, il y a peut-être de meilleures façons d’employer les 50 longues minutes que dure ce « remix ». En tout cas, à l’instar du petit Gibus de La Guerre des boutons d’Yves Robert : « Si j’avais su, j’aurais pas venu ». www.lejsl.com, 20 juillet 2012.

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