vendredi 18 mai 2012

Théâtre : Dieu qu'ils étaient lourds !... le 18 mars 2012 à Boulogne (Nord)

Présentée en 2007 à Boulogne-sur-mer, la pièce « Dieu qu'ils étaient lourds !..., consacrée à Louis Ferdinand Céline, sera rejouée ce soir aux Pipots. Le point avec le metteur en scène, Ludovic Longelin, que l'on retrouvera sur scène au côté de Marc-Henri Lamande.

Quel drôle de titre ! 
C'est une phrase de Céline. On lui avait demandé les derniers mots qu'il aimerait dire avant de mourir. Il parlait des hommes... 
Quel est le propos de la pièce ? 
 Le texte est une adaptation des entretiens de Céline avec quatre grands journalistes en 1955, à un moment où sa littérature se vendait un peu moins, après la guerre, car il avait eu des positions antisémites. Il avait écrit deux pamphlets lamentables avant la guerre...
La pièce parle de littérature...
Céline explique son travail de création, d'écriture, de stylisation. Et on comprend à travers ces entretiens comment il a révolutionné la littérature en 1936... Il y a eu deux génies de la littérature : Proust et lui. On ne pouvait plus écrire après eux de la même façon...
Quid de la mise en scène ? 
 Il sort de l'obscurité pour y repartir. Le spectateur assiste à une rencontre intemporelle...
Et l'acteur principal ? 
Il incarne la parole et le souffle de Céline. Il est réellement rentré dans sa musique... Il est Céline. Je crois que c'est aussi ce qui a fait le succès national de cette pièce
C'est l'occasion de découvrir Louis Ferdinand Céline... 
En tout cas de redécouvrir son humanité. Quand on entend son amour de la langue, on se dit : il faut que je le lise !

Propos recueillis par E. DUPEUX 
La Voix du Nord, 18 mai 2012.
 
Ce soir à 21 h salle des Pipots, rue des Pipots, Boulogne.

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