samedi 19 novembre 2011

A paraître le 24 novembre : La rue Pigalle... la place... de Claude Dubois

Nouvel opus de Claude Dubois sur l'histoire des rues parisiennes : La rue Pigalle... la place... la ville aimante se meurt... sort le 24 novembre 2011 aux éditions Jean-Paul Rocher.

Présentation de l'éditeur
Festif, ludique, patrimonial, touristique etc., Paris est devenu cette ville «désarmante de bêtise» qu’annonçaient les Histoires de la nuit parisienne de Louis Chevalier dès 1981. Tout beaux qu’ils soient dans les vitrines, les beaux livres sont cois sur Paris en tant que Paris.
Paris, Claude Dubois est le dernier à réellement en parler.
Après La Bastoche et La rue Saint-Antoine en 2011, il attaque 2012 avec La rue Pigalle… La place… La ville aimante se meurt. Cette fois, l’historien et ex-Titi du Figaroscope démarre sur des souvenirs personnels récents. 2009: la splendide, ondulante et mystérieuse Aleks rencontrée dans un bar à deux baisers de là… Claude Dubois aime le coin place-rues Pigalle et Frochot. 1896, Léautaud y rejoint ses amies galantes. 1903, Maurice Chevalier s’y fait déniaiser et, 1911, Fréhel, délaissée par Maurice, veut le tuer. L’amour délétère de Chevalier et de Fréhel, c’est Pigalle. Les passions et les frasques de la Fréhel d’avant 1914 symbolisent cette «ville aimante» qui entête Dubois. Comment oublierait-il Germinie Lacerteux, Nana, la Sapho d’Alphonse Daudet, la Fernande de Carco, la Carlotta d’Aragon ou Jeanne Cordelier ?
Après la littérature et les dames, la réalité et ces messieurs du milieu. 1930, quand Papillon bute Legrand, boulevard de Clichy, les Corses sont déjà les rois de la mandoline qui tousse… Spécialiste du fait divers, Dubois en détaille quelques-uns, il y en a eu tant à Pigalle. Fidèle à feu son ami Louis Chevalier, Montmartre du plaisir et du crime, Claude Dubois raconte Pigalle autant de manière érudite qu’empirique. En 1963-64, à ses débuts dans le maquereautage, Michel Ardouin alias Porte-Avions, l’équipier de Mesrine, remonte la rue Pigalle. En 1870-71, Victor Hugo aussi: il suit, jusque chez elle sur la butte Montmartre, Zoé, femme de trottoir… La rue Pigalle… La place… La ville aimante se meurt réserve d’autres surprises. Par exemple Sidney Bechet, pionnier du jazz à Pigalle, jouant du pistolet en 1928… Qu’il parte sur les traces d’Hugo, d’Halévy, de Fréhel, de Carco, de Bechet, de Kessel, de Cordelier ou se la fasse coquette au Narcisse avec Gégé le Catcheur, Dubois transmute l’histoire en une sorte de roman haletant, parfois presque de «Série noire». Toutes vraies, les anecdotes d’hier ou d’aujourd’hui qu’il livre enluminent Pigalle d’éternité. Dubois sait manier l’argot, il est rigolo. Mais grave à répéter cette simple phrase de la belle Aleks, son leitmotiv:
– C’est important, les lieux…
Claude Dubois est sans espoir pour Paris. Il n’empêche: sa Rue Pigalle… La place… La ville aimante se meurt est inspirée. Et instructive pour les chagrins de Pigalle et de la Grand’Ville: Sébastien Lapaque ne l’a pas surnommé «le Lévi-Strauss de la plèbe» pour rien.

Claude Dubois, La rue Pigalle... la place... la ville aimante se meurt..., JP Rocher éditeur, 2011.
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