mardi 2 mars 2010

Louis-Ferdinand Céline - Emile Brami - A paraître : Massacre pour une bagatelle

Les meurtres d’un avocat d’affaire et d’un libraire d’ancien, sans doute causés par la réapparition d’un manuscrit inédit de Louis-Ferdinand Céline, contraignent l’inspecteur Raoul Marquis a explorer des univers inconnus de lui : la librairie d’ancien, le monde de l’édition, et celui des passionnés de Louis Ferdinand Céline qui se désignent entre eux par le terme céliniens. Quoique scrupuleusement respectée dans ses codes, la forme du roman policier n’est ici que le prétexte à une critique ironique des mondes de la bibliophilie, de l’édition et du commerce des livres ; elle permet aussi de montrer jusqu’à quelles dérives peuvent aller les fanatiques d’un écrivain.


Émile Brami est né le 19 avril 1950. Après avoir été peintre et professeur, il a dirigé la librairie d’ancien D’un livre l’autre qui fut le rendez-vous obligé de tous les amateurs de Louis-Ferdinand Céline, il est désormais directeur éditorial de L’Éditeur. Essayiste et romancier, il a publié entre autres :
Histoire de la poupée, (Écriture), Prix Bernard Palissy du 1er roman 2000.
Art Brut, (Écriture), Prix Lucioles des lecteurs 2001, Attention talent décembre 2001 de la FNAC.
Le manteau de la Vierge, (Fayard), Prix Méditerranée 2007.
Emile l’Africain, (Fayard).
Céline : « Je ne suis pas assez méchant pour me donner en exemple », (Écriture).




Parution : 07 Mai 2010

5 commentaires:

  1. je vous signale un polar de 1948 signé Serge Rousseau portant le même titre "massacre pour une bagatelle".
    Coïncidence ou plagiat?

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    1. Je m'appelle Dominique Rousseau, j'ai 55 ans, je suis la fille du Serge ROUSSEAU dont vous parlez, l'auteur en 1948 d'un livre intitulé "Massacre pour une bagatelle", et qui raconte des épisodes de la Libération.
      Mon père Serge ROUSSEAU est né en 1915 et mort en 1975, trop tôt hélas. Il avait également écrit précédemment: "Mes évasions", un récit autobiographique où il racontait, de retour d'Allemagne, les 4 évasions ( la quatrième fut la bonne!) qu'il mena à bien pour rentrer en France, à partir de différents stalags allemands. Il n'aimait pas rester enfermé...
      "Mes évasions" sont relativement connues, dans le milieu des anciens prisonniers de guerre, et citées dans une thèse universitaire consacrée au sujet. Il en existe encore quelques dizaines ...chez moi et quelques centaines que l'ont voit régulièrement en vente sur Internet.
      "Massacre pour une bagatelle" (je parle du livre de mon père, de 1948) est moins connu, j'en ai ...un exemplaire chez moi, et je n'ai pas encore vérifié s'il circulait encore sur Internet ou chez les bouquinistes.
      Dans ce cas, on peut dire qu'il y a identité de titre avec le livre plus récent, mais aucun point commun sur le contenu.
      Pour expliquer le choix du titre par mon père, en 1948, je peux dire, pour l'avoir lu, je crois, sur Wikipédia, que "Bagatelle pour un massacre" (de Céline) fut écrit en 1938 puis fut l' un des écrits antisémites les plus réédités et les plus lus sous l'occupation allemande. Il paraissait donc tout naturel que mon père, étant alors opposé aux thèses antisémites et collaborationnistes, choisît un titre qui retournât comme un gant celui du pamphlet de Céline alors à la mode.
      De retour de captivité, mon père s'engagea dans la Résistance, où il retrouva son propre frère, lui aussi évadé et lui aussi maquisard. Ils participèrent à la libération de Vichy, et le frère de mon père, qui s'appelait Robert Rousseau, y fut tué par un collabo qu'il tentait de soustraire à la vindicte populaire. Ce fut le dernier mort de la libération de Vichy, une plaque célèbre son sacrifice dans cette ville.
      Voilà les quelques renseignements que je peux donner sur l'auteur du premier "Massacre pour une bagatelle", mon père.
      Alors, "plagiat ou coïncidence" ? ...demande l'un des commentateurs sur ce site.
      Mon père se situait dans le genre du "témoignage historique sous forme de roman". L'auteur plus récent du second "Massacre pour une bagatelle" semble se situer, si j'ai bien compris, dans le genre du "polar littéraire autour d'un nom connu." Je ne pense pas que les genres et les contenus aient grand-chose en commun (je vérifierai tout de même.)
      La coïncidence est si facile à plaider, pour l'auteur contemporain, que je ne m'aventurerai pas sur ce terrain. Les polémiques ne me rendront ni l'oncle jamais connu, ni le père parti trop tôt, usé par les combats, les blessures, la captivité, puis la Résistance.
      Tous, nous devons lire, écrire, et puis encore lire, écrire, témoigner, raconter, faire avancer la grande pensée humaine, le grand livre du monde.
      Dominique Rousseau.

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    2. Bonjour, avez-vous encore un exemplaire de "Mes évasions" ?

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  2. Coïncidence ou pas, de toutes manières, c'est bien lourding comme titre ! Ah ! la manie de cultiver le rebrousse, de commencer par la fin et de finir par le début, comme dans certaines langues où on lit de droite à gauche. Le prochain titre célinien : nuit pour un voyage... autre fois dans une féerie... Crédit est mort... et pour quoi pas "don au gode"...

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  3. Non non ! "Ris donc, je gode !" signé Emile Liotal et David Mibras, auteurs du prochain "Céline pour les nuls".

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