<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582</id><updated>2012-01-27T19:16:33.143+01:00</updated><category term='Radio/Vidéo'/><category term='Presse'/><category term='Etudes céliniennes'/><category term='Livres'/><category term='Les Entretiens du Petit Célinien'/><category term='Etudes'/><category term='Spécial Céline'/><category term='Lettre d&apos;actualité'/><category term='Actualités'/><category term='Le Petit Célinien'/><category term='Le Bulletin célinien'/><category term='L&apos;Année Céline'/><category term='Louis-Ferdinand Céline'/><category term='Théâtre'/><title type='text'>LE PETIT CÉLINIEN</title><subtitle type='html'>Hebdomadaire consacré à Louis-Ferdinand Céline (2009-2010)&lt;br&gt;Actualité célinienne&lt;br&gt;</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>1338</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6117192974311547700</id><published>2012-01-27T18:48:00.000+01:00</published><updated>2012-01-27T18:49:29.442+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Céline le grand imprécateur - Journal de Genève - 12 octobre 1991</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070721396/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070721396" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-aMXTH2zcBrk/TyLT3o0ij_I/AAAAAAAADU8/65lG59D8Li8/s400/nrf.jpg" width="300" border="0" height="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pas facile d’être l’éditeur de Céline ! L’auteur du « Voyage au bout de la nuit » passe son temps à engueuler ses correspondants de la N.R.F., comme d’ailleurs le monde entier. Avec lui, on ne peut que s’amuser ou se fâcher.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal Fouché, qui a établi et annoté ces six cents pages de &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070721396/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070721396"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lettres à la NRF&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, est un habitué des travaux au long cours puisqu’il s’est déjà occupé en 1989 de la volumineuse correspondance de Proust avec Gaston Gallimard. Proust, Céline : le romancier de la mémoire et celui de la rupture ont en commun d’avoir d’abord été publiés ailleurs, par Grasset ou Denoël. Et ni l’un ni l’autre n’oubliera jamais le refus ou le manque de décision qui a précisé à leurs premiers rapports avec la NRF.&lt;br /&gt;En avril 1932, le Dr Louis Destousches dépose chez l’éditeur son manuscrit du « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit (5 ans de boulot). Je vous serais particulièrement obligé de me faire savoir le plus tôt possible si vous êtes désireux de l’éditer et dans quelles conditions&lt;/span&gt; ». Il le définit comme « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une manière de symphonie littéraire, émotive plutôt que d’un véritable roman&lt;/span&gt; », qui brasse « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;700 pages de voyages à travers le monde, les hommes et la nuit, et l’amour, l’amour surtout que je traque, abîme, et qui ressort de là, pénible, dégonflé, vaincu… &lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=" ;font-family:verdana;font-size:x-small;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« EFFROYABLEMENT FRANÇAIS »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le futur Céline (prénom de sa grand-mère) termine sa lettre sur cette étonnante prophétie : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine… &lt;/span&gt;» De fait, publié par l’outsider Denoël qui lui a répondu plus vite que Gallimard, Céline ratera de peu le Goncourt (attribué à un certain Guy Mazeline) qu’il aurait probablement obtenu s’il avait été édité par la NRF. Faut-il imputer à ce déni de reconnaissance originel sa haine de l’establishment littéraire, sa dérive raciste ultérieure et tous ses ennuis avec la société ? Ce n’est pas totalement exclu, chez un persécuté-né de cette espèce.&lt;br /&gt;Sa correspondance avec la NRF commence véritablement quinze ans plus tard, à la fin 1947. Céline vit au Danemark, assigné à résidence, après avoir été détenu quatorze mois sous l’inculpation de trahison (il sera condamné en 1950 puis amnistié en 1951). A Jean Paulhan qui prend sa défense, l’exilé dit, en attaquant les juifs dans ses pamphlets, n’avoir pas voulu Auschwitz, ni Buchenwald ; il se proclame « EFFROYABLEMENT FRANÇAIS », se dépeint comme « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la victime expiatoire idéale&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’auteur le plus maudit du Siècle&lt;/span&gt; » et s’exclame « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ah que je n’aime pas les vainqueurs !&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;La littérature l’horripile : Racine est pour lui un bouffon, Balzac et Gide des imposteurs, Genet, Sartre, Mauriac, Montherlant, Lacretelle, etc. «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; absolument même tambouilles-chromos plus ou moins maniérés, tarabiscotés, Dellys… Dellys Brothers&lt;/span&gt; ». A Proust, qui « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;n’écrit pas en français mais en franco yiddich tababiscoté&lt;/span&gt; », il reconnaît « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;un petit carat de créateur ce qui est rarissime, il faut l’avouer &lt;/span&gt;». Quant au «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; truc de faire passer le langage parlé à travers l’écrit&lt;/span&gt; », ils sont peu nombreux à l’avoir réussi avant lui : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Barbusse dans&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070342794/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070342794" style="color: #990000;"&gt;Le Feu&lt;/a&gt;… &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ramuz un peu… Paul Morand dans&lt;/span&gt; &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/207071103X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=207071103X" style="color: #990000;"&gt;Ouvert la nuit&lt;/a&gt;…&lt;span style="font-style: italic;"&gt; et puis c’est tout. Je ne les ai plagiés ni les uns ni les autres.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;Pour lui, qui a «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; horreur d’écrire&lt;/span&gt; », tout son travail a été de « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rendre la prose française plus sensible, raidie, voltairisée, pétante, cravacheuse et méchante, en lui injectant un langage parlé, son rythme, sa sorte de poésie et de tendresse malgré tout, du rendu émotif &lt;/span&gt;» : il se tient, modestement, pour le « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;petit inventeur &lt;/span&gt;» d’une forme « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;qui périme toujours les autres littératures&lt;/span&gt; »…&lt;br /&gt;Gallimard regrette son erreur, Gallimard le veut à son catalogue ? « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il l’aura Gaston mon trésor ! (…) Mais billes sur Table ! Oh làlà ! Je suis méchant à la chanson ! Quand je serai sorti d’être hors la loi je me vois encore comme mille fois plus chiant ! Il a pas fini le Gaston ! &lt;/span&gt;». Ce qu’exige Céline, c’est d’être payé comme un ouvrier, « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comptant, à la livraison de son boulot, net, sec, cash, pas d’Histoire&lt;/span&gt; ». Le 18 juillet 1951, l’écrivain (qui n’a plus que dix ans à vivre) signe avec l’éditeur un contrat « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;très avantageux&lt;/span&gt; » sur le contenu exact duquel Pascal Fouché ne nous renseigne malheureusement pas, en dehors du montant des droits d’auteur (18%, la norme variant de 10 à 15%). Il ne faut pas croire que, dès lors, il ne sera plus question d’argent entre les deux hommes. Au contraire !&lt;br /&gt;L’autre grande préoccupation de Céline es d’être réédité, moitié pour «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; l’amélioration du goût littéraire français&lt;/span&gt; », moitié « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour emmerder le monde&lt;/span&gt; ». Il n’aura de cesse d’être publié en édition de poche, d’obtenir une édition illustrée du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;, qu’il ne verra pas plus que son entrée dans la Pléiade, pourtant revendiquée avec insistance, dès février 1955, « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;entre Bergson et Cervantès par exemple&lt;/span&gt; ». Son éditeur hésite à employer le mot de génie à son propos ? Réponse, du tac au tac : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous serez toujours désespérément 1900 ! Sourire, modestie, bas noirs, et tout ! &lt;/span&gt;» Et à Marcel Arland, il précise au moment de la sortie de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;D’un Château l’autre&lt;/span&gt; qu’il entend être situé « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une bonne fois pour toutes entre Rabelais et Dostoïevski et très fermement !&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;Sur tout, Céline a toujours son mot à dire : problèmes de correction, confiés à la fidèle Marie Canavaggia ; envoi des services de presse, même s’il taxe les articles de « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;néants embêtants&lt;/span&gt; » ; publicité et campagnes de lancement, même s’il se refuse aux interviews, sauf à la fin de sa vie (par exemple à la « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Radio des goîtreux&lt;/span&gt; » : la nôtre donc) ; tirages et chiffres de vente en librairie, toujours insuffisants à ses yeux : boycott ! sabotage !, accuse t-il. Lisant vite et mal son courrier, qu’il ne conserve pas, il force (c’est sans doute une stratégie) ses divers correspondants à répéter leurs explications. Et il ne cesse de les harceler, surtout, avant et pendant les vacances, qu’il vomit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=" ;font-family:verdana;font-size:x-small;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« GASTON D’ALIBI »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Paulhan a très vite rompu toute relation avec lui : Céline ne pardonne pas à ce « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Landru proustreux&lt;/span&gt; » de lui avoir, « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;monstrueux outrage&lt;/span&gt; », demandé des coupures dans un texte. Fin 1956 verra l’arrivée chez Gallimard de l’interlocuteur rêvé : le jeune et gai romancier Roger Nimier, qui remplit dans la maison la fonction indispensable de renseigner les auteurs sur l’état de leurs manuscrits ou de leurs livres sans leur donner l’impression qu’ils sont des « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trouble-fête obscènes et super incongrus&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;En attendant, il faut tout l’esprit de Gallimard – dit « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gaston d’Alibi &lt;/span&gt;», « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Père Déficit&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;paltoquet&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Méphisto&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;désastreux épicier&lt;/span&gt; » - pour résister avec courtoisie à ces soupçons et à ces reproches perpétuels. Mais l’éditeur sait bien, même si Céline reste (comme Sartre plus tard) son débiteur, que c’est au bout du compte la NRF qui y gagne, en s’assurant l’exploitation d’une telle œuvre durant un demi-siècle.&lt;br /&gt;On lit cette correspondance avec beaucoup d’intérêt, parce qu’elle éclaire tout un pan d’histoire littéraire. Mais on ne la lit pas sans malaise. Voir partout, dans la presse comme dans le « bazar » NRF, une conjuration des « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;youtrons, cocos, académiques, figarotteux&lt;/span&gt; » signale un racisme peut-être assez ordinaire. Mais dire que personne ne parlerait plus de Proust s’il n’avait pas été juif, qu’est-ce sinon de l’aveuglement et de la bêtise ? Dans une lettre de recommandation à Claude Gallimard, Malraux parle de Céline comme d’un grand écrivain, en même temps que d’un « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pauvre type&lt;/span&gt; ». Une assertion qu’on vérifie trop souvent hélas dans cette correspondance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Isabelle MARTIN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal de Genève&lt;/span&gt;, 12 octobre 1991.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis-Ferdinand Céline, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070721396/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070721396"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lettres à la N.R.F., 1931-1961&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Galimard, 1991.&lt;br /&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070721396/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070721396"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-6117192974311547700?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/6117192974311547700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-le-grand-imprecateur-journal-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6117192974311547700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6117192974311547700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-le-grand-imprecateur-journal-de.html' title='Céline le grand imprécateur - &lt;i&gt;Journal de Genève&lt;/i&gt; - 12 octobre 1991'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-aMXTH2zcBrk/TyLT3o0ij_I/AAAAAAAADU8/65lG59D8Li8/s72-c/nrf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2948028318512375159</id><published>2012-01-27T18:42:00.004+01:00</published><updated>2012-01-27T18:48:07.705+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Salon du livre ancien et des vieux papiers du 2 au 12 février 2012 à Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hIv3VkVsA5I/TyLjJGPbc9I/AAAAAAAADVg/qQbm1tRj1c0/s1600/Salon-antiquites-brocante-livre-papiers-anciens-Halle-Freyssinet.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 302px; height: 252px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hIv3VkVsA5I/TyLjJGPbc9I/AAAAAAAADVg/qQbm1tRj1c0/s400/Salon-antiquites-brocante-livre-papiers-anciens-Halle-Freyssinet.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702369823638123474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Du 2 au 12 février 2012 se déroulera le Salon du livre et papiers anciens aux halles Freyssinet (Paris 13, face au quartier de Bercy). La librairie Abraxas-Libris (stand 16) proposera un ensemble d'ouvrages de Céline, dont &lt;span style="font-style:italic;"&gt;D'un château l'autre&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Féérie pour une autre fois&lt;/span&gt; en cartonnage Bonnet, et quelques études recherchées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2948028318512375159?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2948028318512375159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/salon-du-livre-ancien-et-des-vieux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2948028318512375159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2948028318512375159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/salon-du-livre-ancien-et-des-vieux.html' title='Salon du livre ancien et des vieux papiers du 2 au 12 février 2012 à Paris'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-hIv3VkVsA5I/TyLjJGPbc9I/AAAAAAAADVg/qQbm1tRj1c0/s72-c/Salon-antiquites-brocante-livre-papiers-anciens-Halle-Freyssinet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-1255158443878832163</id><published>2012-01-27T17:14:00.006+01:00</published><updated>2012-01-27T19:16:33.283+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Un château en Allemagne: La France de Pétain en exil, Sigmaringen 1944-1945</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2818502306/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2818502306" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-vW1Hn0C8Kjo/TyLNSKWUs4I/AAAAAAAADU0/5_Sp04D9Cbg/s400/rousso+chateau+allemagne+sigmaringen.jpg" width="241" border="0" height="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sigmaringen (Allemagne), 1944-1945. Par des itinéraires différents, Pétain et quelques uns de ses fidèles, Pierre Laval et plusieurs de ses ministres, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Céline&lt;/span&gt;, Rebatet et de nombreux journalistes et écrivains compromis par quatre années de collaboration, les membres de la frange armée de la Milice et leurs familles, sous la conduite de Darnand, enfin les militants du PPF, emmené par Doriot, passent le Rhin pour échapper à l'épuration et maintenir vivante une certaine idée de la France. Cet ouvrage fait revivre les illusions et les déceptions, les angoisses alimentaires, les grands projets et les petites joies de la « France allemande » pour partie exilée volontairement, pour partie captive des nazis à Sigmaringen et dans les environs, une ville princière du Bade-Wurtemberg dominée par le célèbre château des Hohenzollern. Dans cette chronique haute en couleur, fondée sur une large documentation, souvent inédite et un humour corrosif, l’auteur ressuscite les fantômes de Sigmaringen, pétainistes et collaborateurs, entrêtenant leurs vieilles querelles, tout en se disputant le contrôle d'un royaume irréel: 30.000 collaborateurs en cavale accrochés au rêve d'un retour triomphal à Paris et deux millions de prisonniers de guerre et de requis du STO supposés servir de base légitime à un « gouvernement d’exil » singeant la France libre. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Un château en Allemagne est le premier livre d’Henry Rousso, paru une première fois en 1980. Il est réédité avec une préface inédite de l’auteur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henry Rousso, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2818502306/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2818502306"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un château en Allemagne: La France de Pétain en exil, Sigmaringen 1944-1945&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Fayard/Pluriel, 2012.&lt;br /&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2818502306/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2818502306"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-1255158443878832163?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/1255158443878832163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/un-chateau-en-allemagne-la-france-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1255158443878832163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1255158443878832163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/un-chateau-en-allemagne-la-france-de.html' title='Un château en Allemagne: La France de Pétain en exil, Sigmaringen 1944-1945'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-vW1Hn0C8Kjo/TyLNSKWUs4I/AAAAAAAADU0/5_Sp04D9Cbg/s72-c/rousso+chateau+allemagne+sigmaringen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-4763980987891437095</id><published>2012-01-27T16:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-27T17:11:50.930+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Théâtre : "ça a commencé comme ça" samedi 28 janvier 2012 à Cintegabelle (31)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-xIi92rIbvO4/TyLJUwBOQfI/AAAAAAAADUg/_ojkPZ7JNAM/s1600/201201271003_w350.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 391px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-xIi92rIbvO4/TyLJUwBOQfI/AAAAAAAADUg/_ojkPZ7JNAM/s400/201201271003_w350.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702341436529066482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce premier volet du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Louis Ferdinand Céline se jouera ce samedi 28 Janvier à 20h30 à la Salle Gérard Philipe - Cinéma de Cintegabelle. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La création de ce spectacle est destinée à un public large à partir de 15 ans par la compagnie AB&amp;amp;CD sur une mise en scène de Chloé Desfachelle interprété par Antoine Bersoux. Bardamu, engagé par enthousiasme suite à une conversation enflammée dans un café parisien, plonge dans la guerre de 14/18. Il découvre vite l'absurdité totale de celle-ci. Il crie sa haine du monde moderne, monde absurde, monde gâté, où l'on n'aperçoit pas le bout de la nuit. L'accent à été mis sur la cocasserie et la truculence des nombreux personnages, « galerie de portraits » que rencontre Bardamu; L'acteur les fait apparaître, passant de l'un à l'autre physiquement et rythmiquement. C'est donc un beau voyage que celui-ci. Dire qu'il s'agit d'une performance d'acteur lui donnerait une connotation sportive qui ne traduit en rien l'intensité de ce voyage ; le texte, le verbe, le geste, les expressions, ajoutés à une mise en scène dont l'apparente simplicité n'avait d'égale que l'astucieuse symbolique. La Compagnie AB&amp;amp;CD est en résidence de création au Tracteur cette semaine pour préparer le 2°Volet de «Voyage au bout de la nuit» intitulé «De l'Afrique à l'Amérique» - la Partie africaine - avec Antoine Bersoux et Ibrahim Bah dans une mise en scène de Chloé Desfachelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/27/1271136-cintegabelle-au-tracteur-ca-a-commence-comme-ca.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Dépêche du Midi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, 27 janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-fcAJExusdOo/TyLKH8enubI/AAAAAAAADUs/KzLOrkBDRIQ/s1600/Th%25C3%25A9atre%2Bdu%2BPont%2BNeuf%2BToulouse%2B-%2BAvril%2B2010.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0px 0px 10px; cursor: pointer; width: 141px; height: 212px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-fcAJExusdOo/TyLKH8enubI/AAAAAAAADUs/KzLOrkBDRIQ/s400/Th%25C3%25A9atre%2Bdu%2BPont%2BNeuf%2BToulouse%2B-%2BAvril%2B2010.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702342316046924210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Réservations&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; conseillée auprès de la compagnie Beaudrain de Paroi au 05 61 08 60 26.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce spectacle s'est déjà joué à &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/08/theatre-ca-debute-comme-ca-les-2-et-10.html"&gt;Couture, Beauregard&lt;/a&gt;, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/07/louis-ferdinand-celine-au-theatre-ca.html"&gt;Avignon&lt;/a&gt;, et &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/09/louis-ferdinand-celine-au-theatre-du.html"&gt;Toulouse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-4763980987891437095?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/4763980987891437095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/theatre-ca-commence-comme-ca-samedi-28.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4763980987891437095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4763980987891437095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/theatre-ca-commence-comme-ca-samedi-28.html' title='Théâtre : &quot;ça a commencé comme ça&quot; samedi 28 janvier 2012 à Cintegabelle (31)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-xIi92rIbvO4/TyLJUwBOQfI/AAAAAAAADUg/_ojkPZ7JNAM/s72-c/201201271003_w350.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-878475207258880095</id><published>2012-01-26T17:50:00.003+01:00</published><updated>2012-01-26T17:54:53.886+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Rencontre-débat autour de Céline samedi 28 janvier 2012 à Prayssac (Lot)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-HU71hK6kPIg/TyGE6oFtC6I/AAAAAAAADUI/Q2VFvWOvNXQ/s1600/ALeqM5h05IN-djyQWH3hkswUHNmxH8yoCw.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 286px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-HU71hK6kPIg/TyGE6oFtC6I/AAAAAAAADUI/Q2VFvWOvNXQ/s400/ALeqM5h05IN-djyQWH3hkswUHNmxH8yoCw.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5701984745956379554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'association « Des souris et des livres » des amis de la bibliothèque organise, samedi 28 janvier à 16 heures, dans les locaux de cette même bibliothèque (entrée libre), une évocation-débat portant sur l'écrivain français Louis-Ferdinand Céline, disparu il y a 50 ans.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se souvient de la polémique qui a opposé, en 2011, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et le représentant des Israëlites de France &lt;span style="font-style: italic;"&gt;[sic]&lt;/span&gt;, Serge Klarsfeld, à propos de la célébration de cet anniversaire. Il est vrai que l'auteur du célèbre roman « Voyage au bout de la nuit » (tiré à près de 2 millions d'exemplaires et traduit en une vingtaine de langues) a eu pendant la Seconde Guerre mondiale une attitude collaborationniste et antisémite notoire, qui lui a valu cette appréciation du maire de Paris, Bertrand Delanoë : « Écrivain extraordinaire et immonde salaud ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inventeur d'un style qui a influencé nombre d'écrivains contemporains, il connut pour le moins une vie agitée qui le mena dans (presque) tous les coins du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/26/1269797-prayssac-vie-et-uvre-de-louis-ferdinand-celine.html"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Dépêche&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, 26 janvier 2012.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-878475207258880095?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/878475207258880095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/rencontre-debat-autour-de-celine-samedi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/878475207258880095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/878475207258880095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/rencontre-debat-autour-de-celine-samedi.html' title='Rencontre-débat autour de Céline samedi 28 janvier 2012 à Prayssac (Lot)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-HU71hK6kPIg/TyGE6oFtC6I/AAAAAAAADUI/Q2VFvWOvNXQ/s72-c/ALeqM5h05IN-djyQWH3hkswUHNmxH8yoCw.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-3212216378441975040</id><published>2012-01-26T16:38:00.000+01:00</published><updated>2012-01-26T17:50:38.954+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Café littéraire sur Louis-Ferdinand Céline samedi 28 janvier 2012</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-zWHiKVvKHgA/TxBPsTF8ulI/AAAAAAAADNc/_Jjbg8Pfcoc/s1600/cafe_litt_janvier_2012.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://2.bp.blogspot.com/-zWHiKVvKHgA/TxBPsTF8ulI/AAAAAAAADNc/_Jjbg8Pfcoc/s400/cafe_litt_janvier_2012.jpg" width="282" border="0" height="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Les médiathèques municipales de Villeneuve-Saint-Georges et Laurent Perreaux organisent un café littéraire autour de Céline le samedi 28 janvier 2012 à 10h30.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Médiathèque René Fallet&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;10 allée Mozart&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; 94190 Villeneuve St Georges&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entrée libre et gratuite&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.villeneuve-saint-georges.fr/web/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=553:cafe-litteraire-sur-loui-ferdinand-celine-1894-1961&amp;amp;catid=70:actualites&amp;amp;Itemid=219"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;www.villeneuve-saint-georges.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-3212216378441975040?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/3212216378441975040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/cafe-litteraire-sur-louis-ferdinand.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3212216378441975040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3212216378441975040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/cafe-litteraire-sur-louis-ferdinand.html' title='Café littéraire sur Louis-Ferdinand Céline samedi 28 janvier 2012'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-zWHiKVvKHgA/TxBPsTF8ulI/AAAAAAAADNc/_Jjbg8Pfcoc/s72-c/cafe_litt_janvier_2012.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-254613643160727308</id><published>2012-01-24T17:19:00.002+01:00</published><updated>2012-01-24T17:20:32.314+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>Céline et le thème du Roi Krogold par Erika Ostrovsky</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-HOpqQFDMUB8/Tx7ZtsJ5PrI/AAAAAAAADT8/bwY6YlIPDLk/s1600/330px-Les_Tr%25C3%25A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_mars_dragon.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-HOpqQFDMUB8/Tx7ZtsJ5PrI/AAAAAAAADT8/bwY6YlIPDLk/s400/330px-Les_Tr%25C3%25A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_mars_dragon.jpg" width="400" border="0" height="351" /&gt;&lt;/a&gt;Céline lui aussi est d'abord, avant tout : rêveur. Au centre de cette nuit qui l'entoure et qui inonde ses oeuvres, au bout de tous les chemins de l'existence qu'il explore si implacablement, se trouve un immense réservoir de poésie et de rêve. Caché, protégé du regard vulgaire ou indifférent par un mur de silence, de défi ou de dureté, Céline préserve un sens profond, une faim inépuisable de ce domaine ancien et lointain qui appartient aux vrais poètes de tous les temps : celui du conte, de la légende, du mythe. Ce domaine est la retraite secrète à l'abri du monde d'ici-bas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La plus frappante de ces irruptions de l'élan poétique, légendaire, mythique chez Céline, se trouve dans le thème du roi Krogold qui court comme un fil conducteur à travers les pages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;. Thème d'abord étrange et presque enfantin, proche du conte de fée, de l'évasion pure et de l'imagination primitive, défense contre les misères du monde, il évolue, fait irruption à plusieurs endroits capitaux du roman, indique à chaque reprise l'opposition foncière entre les deux pôles de l'existence. (A la fois symbole et synthèse du monde de l'imagination, de la poésie, du rêve); le thème du roi Krogold semble hanter Céline pendant toute sa vie (1), et continue à paraître sous une forme transfigurée, élargie jusque dans les tout derniers romans.&lt;br /&gt;Si nous voulons regarder de près le thème de Krogold, nous devons nous baser sur les fragments que nous trouvons dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;. Bien que Céline parle à plusieurs reprises de tout un manuscrit perdu, d'un « roman épique (2) », d'une « légende celte (3) », intitulée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Volonté du roi Krogold&lt;/span&gt;, nous n'en avons retrouvé aucune trace. Heureusement, la légende, telle qu'elle paraît dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, est suffisante pour révéler des aspects très intéressants de la vision fondamentale de Céline et nous fournit donc une clef précieuse pour la compréhension de son oeuvre.&lt;br /&gt;La légende elle-même fait irruption assez abruptement dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, à chaque fois qu'elle apparaît. Le récit ne se fait nullement de manière suivie : il saute, s'arrête, reprend ; ce n'est pas dans l'intrigue que réside son importance. L'histoire elle-même n'a rien d'extraordinaire : elle ressemble superficiellement à maintes oeuvres médiévales qui décrivent une lutte entre deux adversaires, et pourrait presque passer pour un pastiche des romans épiques. Céline, en parlant de Krogold, le classe parmi ses oeuvres lyriques, ironiques (4), indiquant peut-être que son penchant pour l'humour se fait sentir dans la forme donnée à la légende. Cet humour révèle peut-être un souci de dissimuler l'importance fondamentale du thème de Krogold.&lt;br /&gt;Le fragment le plus important est aussi le premier qui paraît dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;. Introduit dans un chapitre qui débute sur un plan terre à terre, il étonne par son ton élevé, son style lyrique, la profondeur de ses jugements. La lutte entre la réalité et la légende, décrite de manière frappante, font de ce chapitre l'un des plus importants du livre.&lt;br /&gt;Celui qui est élu pour écouter la légende est Gustin Sabayot, homme désabusé, fatigué, un peu charlatan, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;connard, abruti par les circonstances, le métier, la soif, les soumissions les plus funestes&lt;/span&gt;. Ferdinand lui demande : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Peux-tu encore, en ce moment, te rétablir en poésie ?... faire un petit bond de cœur et de bide au récit d'une épopée, tragique certes, mais noble, étincelante !... Te crois-tu capables ?...&lt;/span&gt; (5) Mais Gustin reste assoupi sur son escabeau, passif, indiquant dès le début qu'il sera incapable du bond qu'on réclame de lui : ce qui fait de la légende un récit prononcé dans le vide, mais qui doit être prononcé quand même.&lt;br /&gt;Le récit commence après une courte introduction, en langage parlé, comme une dernière tentative pour atteindre Gustin, pour l'entraîner vers la légende. Puis, il s'élève soudainement, prenant l'allure d'un conte ; la langue devient littéraire, noble ; le rythme ralentit. Nous sommes en pleine légende. La scène est un champ de bataille : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans l'ombre montent les râles de l'immense agonie d'une&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;armée&lt;/span&gt;. Parmi eux, Gwendor le Magnifique expire, mis à mort par le roi Krogold pour l'avoir trahi. A l'aube, la mort paraît devant Gwendor. Suit le dialogue entre Gwendor et la Mort, qui est d'une importance capitale :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;As-tu compris, Gwendor ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;— J'ai compris, ô Mort ! J'ai compris dès le début de cette journée... J'ai senti dans mon coeur, dans mon bras aussi, dans les yeux de mes amis, dans le pas même de mon cheval, un charme triste qui tenait du sommeil... Mon étoile s'éteignait entre tes mains glacées... Tout se mit à fuir ! Ô Mort ! Grands remords ! Ma honte est immense !... Regarde ce pauvre corps !... Une éternité de silence ne peut l'adoucir !...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;— Il n'est point de douceur en ce monde, Gwendor ! rien que de légende ! Tous les royaumes finissent dans un rêve !... &lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre se termine sur la réaction de Gustin : sa méfiance face à la beauté, son refus de « rajeunir », sa défense contre la légende, ses demandes d'explications. Mais il n'est pas facile de mettre le monde de la poésie sur la table de dissection, sous la lumière crue de tous les jours : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est fragile comme papillon. Pour un rien ça s'éparpille, ça vous salit&lt;/span&gt;. Il vaut mieux ne pas&lt;br /&gt;insister, s'éloigner de ceux qui ne peuvent pas comprendre.&lt;br /&gt;Et cependant, quelque chose pousse l'auteur à continuer son récit. Il se tourne vers nous dans le chapitre suivant, sans grand espoir d'être compris et avec un sourire amer, semble-t-il, pour nous décrire le château du roi Krogold : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;... Un formidable monstre au cœur de la forêt, masse tapie, écrasante, taillée dans la roche... pétrie de sentines, crédences bourrelées de frises et de redans... d'autres donjons... Du lointain, de la mer là-bas... les cimes&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de la forêt ondulent et viennent battre jusqu'aux premières murailles...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et Gustin a, encore une fois, une réaction négative : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gustin il n'en pouvait plus. Il somnolait... Il roupillait même. Je retourne fermer sa boutique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces deux pages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, Céline réussit à nous donner une synthèse de sa vision fondamentale. Nous reconnaissons d'abord l'opposition foncière entre le domaine de la poésie, de la légende ou du mythe, et celui de la vie quotidienne. Le bond qui projette l'homme, au-dessus, en dehors de cette vie, le moment où il se « rétablit en poésie », est le seul qui puisse le sauver d'un avilissement quasi total. Ici, cette conviction fondamentale nous est présentée de façon pessimiste, car Gustin n'est nullement capable de se rétablir en poésie. Dans son métier de médecin (et, en ceci, il est en quelque sorte le double de Ferdinand, comme Robinson l'était pour Bardamu dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;), il a été inondé par toute la misère du quartier où il exerçait : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Eczémateux, albumineux, sucrés, fétides, trembloteurs, vagineuses, inutiles, les « trop », les « pas assez », les constipés, les enfoirés du repentir, tout le bourbier, le monde en transferts d'assassins, était venu refluer sur sa bouille, cascader devant ses binocles depuis trente ans, soir et matin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est Gwendor le Magnifique qui paraît le premier. Le décor est important. C'est sur un énorme lit de mort, sur un champ de bataille que nous le voyons, agonisant, entouré de blessés qui râlent dans l'ombre. Lentement, le silence se fait, étouffant tour à tour cris et râles, de plus en plus faibles, de plus en plus rares... A l'aube, la Mort paraît. Le dialogue de Gwendor avec elle résume sa propre vie, la vie humaine.&lt;br /&gt;La Mort devient la voix de la lucidité, de l'amère réalité. Elle fait contraste avec la douce mélancolie de Gwendor, avec ses idées romanesques et presque naïves, ses efforts pour trouver des solutions à la misère de la vie et de la mort.&lt;br /&gt;Le roi Krogold, qui paraîtra plus tard dans la légende, impose déjà sa présence dans les premières remarques et dans la description de son château. Nous savons qu'il est brutal, qu'il rend sa terrible justice sans pitié. Son château, comme lui, est un formidable monstre, une masse taillée dans la roche, pleine d'oubliettes, une vraie demeure de bourreau. N'avons-nous pas là déjà l'évocation de tous les domaines monstrueux que Céline va décrire dans ses romans ultérieurs, la fondation de ces châteaux cauchemardesques qui vont s'élever dans ses dernières œuvres ? Et les armes royales, le serpent tranché au cou saignant qui proclame &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Malheur aux traîtres !&lt;/span&gt; ne flotteront-elles pas à la cime de toutes les forteresses bourrées de cachots qui hantent les dernières œuvres de Céline ? Ici, cependant, Krogold et son château symbolisent, sans plus, tout ce qui est opposé à Gwendor : la cruauté, la victoire, l'autorité établie, la vie impitoyable.&lt;br /&gt;Le côté bourreau du roi Krogold ressort plus clairement dans les autres parties de la légende que nous trouvons à divers endroits de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Grâce à lui, les forces bestiales, barbares, l'emportent ; la défaite totale, la subjugaison des victimes, de tous ceux qui ont osé s'opposer à son règne, s'accomplit. Et même dans la légende, l'amère vérité s'impose : le monstre n'est pas vaincu par le héros; la justice ne triomphe pas. C'est là le fond de la pensée de Céline qui se révèle. Il revient toujours à la surface dans ses œuvres.&lt;br /&gt;Et la légende elle-même, domaine de l'imagination et du rêve qui s'incarne en Gwendor, n'est-elle pas aussi menacée que lui ? Pour triompher, les forces de la brutalité doivent rejeter ou détruire celles de la poésie. En effet dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, la légende devient un danger pour son auteur, car on l'accuse d'avoir débauché le petit André par ce moyen, d'être un révolté dangereux qui sème l'indiscipline à travers les rayons de Monsieur Lavelongue. Il doit donc être châtié comme traître à l'ordre établi. Pour ses proches, il devient le maudit qui, c'est évident, finira sur l'échafaud. Il faut l'éloigner comme un pestiféré.&lt;br /&gt;Ferdinand lui-même, ahuri par les conséquences de ses incursions dans le monde défendu de la poésie, devient peureux et commence à se défendre contre les tentations du rêve, de la légende. Mais il y a toujours danger qu'elles reviennent. Nora, au « Meanwell College », le menace par sa féerie, son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sortilège&lt;/span&gt;, par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;des ondes, des magies&lt;/span&gt;, et il se défend de toutes ses forces. Le monde poétique agit avec puissance. C'est lui qu'incarne Nora à côté de l'érotique : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;elle émanait toute l'harmonie, tous ses mouvements étaient exquis... C'était un charme, un mirage...&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand elle passait d'une pièce à l'autre, ça faisait comme un vide dans l'âme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En fait, Nora ressemble à Wanda la Blonbe, évoquée dans la légende du roi Krogold. Le plus grand danger, cependant, se présente quand l'enchantement de Nora est renforcé par celui des légendes, par l'éblouissement d'un livre de contes anciens. Mais celui qui a été châtié pour avoir autrefois dévoilé son dévouement au monde de la poésie, n'en veut plus souffrir ; et Ferdinand rejette celui-ci de manière féroce, brutale : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me suis cramponné au gazon... J'en voulais plus, moi, merde ! des histoires&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'étais vacciné !...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je m'en rappelais pas moi des légendes ?... Et de ma connerie? A propos ? Non ? Une fois embarqué dans les habitudes où ça vous promène ?... Alors, qu'on me casse plus les couilles ! &lt;/span&gt;Cependant, il est impossible de renoncer à ce monde si puissant (6) ; Ferdinand, adulte, n'est nullement guéri de son penchant d'enfant et raconte toujours sa légende à Gustin. Il nous dit à la deuxième page du roman (qui, chronologiquement, en est la dernière) : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'aime mieux raconter des histoires. J'en raconterai de telles qu'ils reviendront exprès, pour me tuer, des quatre coins du monde. &lt;/span&gt;Phrase étrangement prophétique : ce sera, en effet, le destin de Céline poète.&lt;br /&gt;Si la légende du roi Krogold raconte la défaite de Gwendor (le Poétique), si le roman lui-même semble décrire les attaques du monde brutal qui menace, ou les marchés dégradants qu'il faut quelquefois conclure, les dénonciations mêmes qui sont parfois nécessaires (7), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit &lt;/span&gt;dans sa totalité affirme le rêve, la poésie, la légende. Non que Céline partage, avec Marcel Proust, la conviction que le domaine de l'imagination est tout-puissant. Il est vrai que la légende de Krogold, comme celle de Golo, est une projection magique, mais elle ne peut pas transfigurer la réalité. Elle reste opposée à celle-ci, île de rêve ou de poésie — fragile, facilement salie ou détruite. L'image de Krogold ne peut pas, comme celle de Golo, effectuer la métamorphose du bouton de porte de la réalité. C'est plutôt l'image qui est déchirée, anéantie, si le bouton de la porte est brusquement secoué par une main brutale ou indifférente. En dépit de cela, cependant, le côté légendaire, féerique, poétique revient continuellement dans l'oeuvre de Céline, par des moyens obliques, dans des phrases isolées, des apartés presque...&lt;br /&gt;Et la légende du roi Krogold, même si Céline déplore sa disparition, n'est pas vraiment perdue. Elle ne nous donne pas seulement une clef importante pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, mais elle se réanime de maintes manières dans toute son oeuvre. Ses thèmes ont des racines tellement profondes dans l'esprit de l'auteur qu'elles ne peuvent que se frayer un chemin dans ses écrits. Nous n'avons qu'à regarder les derniers romans pour voir combien les lignes du roi Krogold, esquissées d'abord de manière assez sommaire, se sont élargies et approfondies : le château de Krogold, dont nous ne voyons que la silhouette dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, se concrétise pour atteindre toutes ses proportions ahurissantes dans l'immense domaine habité de monstres qu'est Kräntzlin, ou le château cauchemardesque de Siegmaringen où les démons sont des familiers. C'est là aussi que nous retrouvons un Krogold d'autant plus terrible qu'il est devenu femme : Nicha qui règne avec ses dogues et règle l'ouverture des portes de l'enfer. Mais l'autre face de la légende se réaffirme aussi. La beauté, la douceur, l'harmonie, la pitié, la poésie essentielle que nous trouvions chez Gwendor, s'étendent sur des êtres divers: des jeunes filles gracieuses qui passent un instant dans une vie(8) ; de vieilles dames fragiles qui habitent le monde de la poésie, chez lesquelles on ressent une « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;musique de fond&lt;/span&gt; », comme Mme Bonnard (9) ; des animaux qui ont une justesse, une beauté, même dans leur agonie (10), les danseuses finalement, qui s'acheminent vers toute la poésie, l'harmonie possible à l'homme, et à leur tête celle qui en est l'incarnation : Lili, Arlette, Lucette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Erika OSTROVSKY&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline et le thème du Roi Krogold&lt;/span&gt;, Herne, 1972.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0000DQ968/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=B0000DQ968"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5700868891219032098" src="http://4.bp.blogspot.com/-5OaA0E6SsI0/Tx2ODVQveCI/AAAAAAAADTM/DF4_EboOoSE/s400/Ostrovsky%2Bvoyeur%2Bvoyant.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 328px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 221px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;gt; Erika Ostrovsky, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0000DQ968/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=B0000DQ968" style="color: #990000;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, le voyeur voyant&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Buchet Chastel, 1973.&lt;br /&gt;&amp;gt; Reliquats de la « Légende du Roi Krogold », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Année Céline &lt;/span&gt;1994, Du Lérot, 1995.&lt;br /&gt;&amp;gt; Erika Ostrovsky, Le bestiaire célinien (extrait de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, le voyeur voyant&lt;/span&gt;) : &lt;span style=" font-style: italic;color:#990000;" &gt;Le Petit Célinien &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt;n°&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/02/le-petit-celinien-n35.html" style="color: #990000;"&gt;35&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/02/le-petit-celinien-n36.html" style="color: #990000;"&gt;36&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/02/le-petit-celinien-n37.html" style="color: #990000;"&gt;37&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&amp;gt; Tomohiro Hikoe, Les influences culturelles de la Légende du Roi Krogold, &lt;span style=" font-style: italic;color:#990000;" &gt;Le Petit Célinien&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#990000;"&gt; n°&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2009/07/le-petit-celinien-n14.html" style="color: #990000;"&gt;14&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2009/08/le-petit-celinien-n15.html" style="color: #990000;"&gt;15&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:x-small;" &gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;&lt;br /&gt;1. Voir les références au manuscrit perdu du &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;Roi Krogold&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt; dans  les dernières oeuvres de Céline : &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;Féerie pour une autre fois, D'un  château l'autre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;, ainsi que dans les versions manuscrites de ces romans.&lt;br /&gt;2. Version manuscrite de &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;D'un château l'autre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;.&lt;br /&gt;3. Version manuscrite de &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;D'un château l'autre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;.&lt;br /&gt;4. &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;Féerie pour une autre fois&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;, II, Gallimard, 1954.&lt;br /&gt;5. &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;, Édition de la Pléiade.&lt;br /&gt;6. Comme le marché conclu avec Mireille dans lequel Ferdinand propose: «&lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;Tu me raconteras des saloperies... Moi je te ferai part d'une&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;belle légende...&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt; »&lt;br /&gt;7. Comme dans l'épisode de Nora, décrite ci-dessus.&lt;br /&gt;8. &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;Féerie pour une autre fois&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;.&lt;br /&gt;9. &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;D'un château l'autre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;, Gallimard, 1957.&lt;br /&gt;10. &lt;/span&gt;&lt;span style=" font-style: italic;font-size:x-small;" &gt;D'un château l'autre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-254613643160727308?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/254613643160727308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-et-le-theme-du-roi-krogold-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/254613643160727308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/254613643160727308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-et-le-theme-du-roi-krogold-par.html' title='Céline et le thème du Roi Krogold &lt;i&gt;par Erika Ostrovsky&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-HOpqQFDMUB8/Tx7ZtsJ5PrI/AAAAAAAADT8/bwY6YlIPDLk/s72-c/330px-Les_Tr%25C3%25A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_mars_dragon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-1461723892438973977</id><published>2012-01-24T05:00:00.002+01:00</published><updated>2012-01-24T16:41:43.683+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline par José Correa (inédit)</title><content type='html'>&lt;table class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-_9g6ldWhhHo/Tx2EB7Ng2uI/AAAAAAAADTA/_Q29lfm2YhE/s640/LFC+par+Jos%25C3%25A9+Corr%25C3%25A9a.jpg" width="640" border="0" height="475" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Céline par José Correa&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-1461723892438973977?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/1461723892438973977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-par-jose-correa_24.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1461723892438973977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1461723892438973977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-par-jose-correa_24.html' title='Louis-Ferdinand Céline &lt;i&gt;par José Correa&lt;/i&gt; (inédit)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-_9g6ldWhhHo/Tx2EB7Ng2uI/AAAAAAAADTA/_Q29lfm2YhE/s72-c/LFC+par+Jos%25C3%25A9+Corr%25C3%25A9a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-7968435392910867967</id><published>2012-01-23T12:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-23T16:45:42.956+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Secrets dans l'île mardi 24 janvier 2012 à Ivry-sur-Seine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-soEip3qvb1c/TxcCQ0e7GjI/AAAAAAAADQM/_tGJxQ4_Bwo/s1600/secretsV8-2-page-001.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-soEip3qvb1c/TxcCQ0e7GjI/AAAAAAAADQM/_tGJxQ4_Bwo/s640/secretsV8-2-page-001.jpg" width="434" border="0" height="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Deux ans après avoir jeté l’ancre au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Café de la plage&lt;/span&gt;, à Paris, Maxence Gourdault-Montagne et Charles-Louis Roseau présentent à nouveau &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Secrets dans l’île&lt;/span&gt;, un récit de Louis-Ferdinand Céline, le mardi 24 janvier à 20h00 dans le cadre des Mardis d’Ivry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, des kilomètres ont été parcourus, de l’eau a passé sous les ponts… Entre conte, ambiances sonores, théâtre de rue et chansons rurales... C’est la troisième escale d’un voyage qui se veut au long-cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Collectif Arts/Traversée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Gare RER d'Ivry&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1 place Marcel Cachin&lt;br /&gt;94200 IVRY-SUR-SEINE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dans le hall de la gare, trouver la petite porte verte et toquer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Réservations impératives&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tél : 01.46.58.56.33 ou 06.74.15.21.87&lt;br /&gt;Courriel : &lt;span style="font-size:85%;"&gt;collectifartstraversee@gmail.com&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-7968435392910867967?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/7968435392910867967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/secrets-dans-lile-mardi-24-janvier-2012.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7968435392910867967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7968435392910867967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/secrets-dans-lile-mardi-24-janvier-2012.html' title='&lt;i&gt;Secrets dans l&apos;île&lt;/i&gt; mardi 24 janvier 2012 à Ivry-sur-Seine'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-soEip3qvb1c/TxcCQ0e7GjI/AAAAAAAADQM/_tGJxQ4_Bwo/s72-c/secretsV8-2-page-001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2269792077587514431</id><published>2012-01-22T11:19:00.001+01:00</published><updated>2012-01-22T11:21:04.551+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre d&apos;actualité'/><title type='text'>Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°20</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/search/label/Lettre%20d%27actualit%C3%A9"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 140px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-sJyZ-z73L5g/TW5vGQ4FcoI/AAAAAAAABgY/k4z9bdsai8o/s200/Celine%2Bpar%2BInnocent.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579519141758726786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour recevoir gratuitement par courriel à chaque parution la lettre d'actualité du Petit Célinien, laissez-nous votre mail à l'adresse habituelle : lepetitcelinien@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="https://docs.google.com/open?id=0BwQw6SncXbyVZjMzNTNhMWEtM2QyMi00NWViLTgwOWItNzJiYzBkYWQ3Yjhh"&gt;Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°20&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2269792077587514431?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2269792077587514431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2269792077587514431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2269792077587514431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n20.html' title='Le Petit Célinien - Lettre d&apos;actualité n°20'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-sJyZ-z73L5g/TW5vGQ4FcoI/AAAAAAAABgY/k4z9bdsai8o/s72-c/Celine%2Bpar%2BInnocent.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-1459862431641301764</id><published>2012-01-22T07:00:00.002+01:00</published><updated>2012-01-22T11:02:28.361+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Céline au bout de la nuit – Entretien avec Dominique de Roux – 1966</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-yigTz1BZ7QQ/TxrqtCyDImI/AAAAAAAADRw/9In-FUr0R4Q/s1600/dominique+de+roux.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-yigTz1BZ7QQ/TxrqtCyDImI/AAAAAAAADRw/9In-FUr0R4Q/s640/dominique+de+roux.jpg" width="464" border="0" height="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a cinq ans, mourait d’une rupture d’anévrisme, à 57 ans, « l’écrivain maudit » Louis-Ferdinand Céline. Le 1er juillet 1961, on le portait en terre. Au cimetière, douze personnes, parmi lesquelles : Roger Nimier, Claude Gallimard, Arletty, Gen Paul (le compagnon de la Butte), Lucette Almanzor (sa femme, qui l’avait protégé jusqu’au bout). Une poignée de fidèles, pour celui dont Henri Miller disait : « J’ai adoré les œuvres de Céline, et je lui dois beaucoup. Céline vit en moi. Il y vivra toujours. Voilà l’important. » Tandis que Jouhandeau proclamait : « En lui, je vénérais la Pauvreté et le prestige du Martyre. » Le prophète de la décadence occidentale exerce-t-il, par-delà la tombe, une influence sur les moins de trente ans ? L’un d’eux, Dominique de Roux, trente ans justement, vient de lui consacrer un témoignage véhément, stèle en forme de poème, sous le titre : &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2710329867/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2710329867"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mort de L.-F. Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (éditions Christian Bourgeois).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il vivait quand je me suis intéressé à lui, mais je ne suis jamais allé le voir. A travers lui, je retrouve la passion et l’idée que je me fais de la Littérature, en y retranchant un anti-sémitisme que je ne puis justifier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1963, Dominique de Roux lui consacrait le n°3 des Cahiers de l’Herne, qui groupait des inédits, des extraits de la correspondance de Céline, des essais, études, témoignages, photographies, et une bibliographie très complète des livres et articles du disparu, complété en 1965 par le n°5 des mêmes Cahiers de l’Herne, encore consacré à Céline.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si des écrivains de trente ans vouent un culte au prophète maudit, il n’est donc pas complètement enfoui sous la terre ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;J’ai choisi Céline, parce que je considère qu’il est, avec Marcel Proust, le second pilier des prosateurs français, à une époque où les jeunes écrivains sont obsédés par la linguistique et la théorie. Céline a créé son propre langage : il voulait la beauté, un ordre et des assonances nouvelles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il hésite un instant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;On ne peut enseigner Céline. La perspective où il entraîne est d’ordre poétique. En vingt ans, la littérature s’est soustraite à la vie, l’Europe s’est engourdie, avec une société sans littérature, des gens de lettres qui s’avilissent. C’est son lyrisme qui permet à Céline d’assumer, dans son intégrité, la génération qui disparaît.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique de Roux rejette une mèche en arrière.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il refusait de jouer le jeu : dédaignait l’intendance des lettres, les préfaces, les petits fours chez la duchesse, les regards obliques, dès quarante ans, versl’Académie. C’était un homme de l’Ancien Testament : Jérémie, son carcan autour du cou, lançant l’anathème.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1932, Céline (ce Dr Destouches qui soignait gratuitement dans la banlieue parisienne) remet un manuscrit à Denoël : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;. Le monde est condamné à mort : Bardamu, le héros, doté d’une sensibilité aiguë, prend à sa charge une souffrance que nous sommes incapables de ressentir. Ses semblables s’acharnent sur lui. Il ne lui reste qu’à les fuir. Au rendez-vous de Samarcande, la souffrance l’attend. Elle rôde des champs de bataille à l’asile d’aliénés. La seule fuite n’est-elle pas celle qui permet d’échapper à la lucidité, celle qui bascule vers le rêve et la folie ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Goncourt récusent le brûlot, en lui préférant un roman de Guy Mazeline. Leur refus rend le vaincu célèbre. Il reçoit le Renaudot, et le Voyage atteint 500 000 exemplaires, dans un tourbillon d’injures littéraires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Les journalistes le harcelaient, dit Dominique de Roux, les salonnards le traquaient. Il fuit à Bruxelles, Varsovie, Prague, Cambridge ; en Suède, en Finlande, en Europe Centrale. Il fait le tour de la terre, sûr de l’Histoire fatale, bien avant ses contemporains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique de Roux cite une lettre de Céline : « N’avertissez personne de mon passage à Anvers ! Tout ce qui ressemble à un accueil spécial fige la vie tout autour de soi… Un livre est déjà de la mort, et souvent de la mort ratée. » Le 24 mai 1933, Céline écrit : « Toute la vie que nous menons est fausse et viciée, et abominablement contraire à nos instincts dès l’origine. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Essayait-il d’anesthésier son angoisse par ces errances ? Il semble qu’il ait été hanté par la prémonition de la catastrophe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il était de ceux qui annoncent la fin du monde, et il la croyait, il la voyait prochaine. Pour faire entendre sa protestation, il écrit des pamphlets inouïs, il abandonne la vie pour la littérature.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Durant cette période d’entre les deux guerres, Jérémie-Céline annonce des calamités que ses contemporains effacent d’une pirouette et d’une pichenette :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Nous allons vers la violence. Elle est tout près. Il faut parler de l’ensemble de ce que nous ferons quand nous serons bien fixés : dans quelque temps. » Dans une autre lettre, écrite aux Baléares, l’écrivain avoue son impuissance à s’opposer au cours des événements. La Seconde Guerre mondiale, si proche, les camps de concentration, la campagne de Russie, les bombardements, les nappes de phosphore, Hiroshima…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il commence à souhaiter une apocalypse de destruction.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jacques Deval le voit, une nuit, surgir dans son bungalow d’Hollywood et, nu, continuer d’écrire dans l’été californien. Il croise au large de Cuba, traînant le formidable manuscrit de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt; : 800 pages de mort et de négation, une puissance d’invective sans égale. Comment écrivait-il ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;A la main, d’une écriture angulaire, sur de grandes feuilles retenues par des pinces à linge. Comme Flaubert, comme tout grand écrivain, il composait des milliers depages, dont il retirait ensuite la quintessence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marie Canavaggia, sa secrétaire, raconte qu’il exigeait d’elle ce que Molière attendait de sa servante. Chargée de surveiller la frappe de la dactylo, elle devait « repérer les petites bêtes ». Fallait-il remplacer un « que je fis » par « que je fisse » ? « La faute est à maintenir, pour la cadence », répondait l’auteur. Et s’il décidait de changer un mot, il recomposait entièrement sa phrase, comme les phrases voisines.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Parfois, il revenait à la charge, des heures, une nuit, quelques jours après. Il téléphonait : « Relisez-moi cette phrase… », et opérait une nouvelle métamorphose. Un mot dans le même livre changeait d’orthographe, et aussi bien un mot du petit Larousse ou du Chautard qu’un mot de son invention.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;- « mais, quelques pages plus haut, vous l’écrivez autrement ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;- Et alors ? Si on a plusieurs femmes, pourquoi coucherait-on toujours avec la même ? »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;- Que ce soucie de créer fond et forme entraînerait de tortures !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il revenait trente fois à l’œuvre, recopiant, corrigeant, angoissé, lisant sa copie à voix haute, pour dépister les retouches à effectuer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un an avant de mourir, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/07/louis-ferdinand-celine-meudon.html"&gt;il a confié à Jean Guénot, au magnétophone&lt;/a&gt;, que Proust était un grand écrivain, le dernier, le plus grand de notre génération : « Proust était maniaque, c’est à dire que, au fond, il était pas bien dans la vie… C’est l’histoire de tous les gens qui écrivent. Quand vous jouissez de la vie, pourquoi la transformeriez-vous, hein ? C’est ça qu’on se demande. Faut déjà être détraqué, hein ! Quand vous vous amusez à raconter des histoires, c’est que vous fuyez la vie, n’est-ce pas, que vous la transposez… &lt;/span&gt;»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1960, malade, abandonné dans une maison délabrée, sur la colline de Meudon, entouré de sa compagne et ses chiens, Céline fait penser à Léautaud. Toléré en France, après s’être réfugié à Sigmaringen puis au Danemark, il paie les positions qu’il a prises durant l’Occupation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il attribuait au poète le pouvoir de changer le monde. Avant la guerre, il était parti pour l’URSS en croyant à la Révolution d’Octobre, et il en revint désabusé. A Moscou, il avait rédigé 50 pages de son Mea Culpa. Quelque chose allait arriver. La destruction de l’Europe la rendrait inutilisable pour un plus grand destin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il avait annoncé, à Médan, en prononçant l’éloge de Zola : « Notre civilisation semble bien coincée dans une incurable psychose guerrière. Nous ne vivons plus que pour ce genre de redites destructrices. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En dix jours, Céline, au comble de la rage, termine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea Culpa&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour lui&lt;/span&gt;, dit mon interlocuteur, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le marxiste est devenu un despote, le nazisme une inquisition. Rien n’est plus rien. La stratégie n’est plus la stratégie, l’amour l’amour, l’Amérique l’Amérique. L’Histoire elle-même n’est plus. La littérature n’a plus d’importance quand elle n’est que pure théorie. Les écrivains devraient tenter d’expliquer Hitler, Staline, Mao-Tsé-Toung, l’actualité-mère : ces ombres mortelles sur le dormeur occidental…&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je veux bien que ce visionnaire ait dépassé sa pensée, mais s’agit-il d’un délire verbal ? Son antisémitisme…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’était un homme engagé&lt;/span&gt;, répond Dominique de Roux. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il reproduit assez parfaitement le déchirement de son époque, dont il représente à la fois la grandeur et l’égarement. Pour lui, le mot juif n’a pas le sens habituel. Il ne désigne pas un groupe ethnique ou religieux particulier. Le mot à ses yeux tient du magique. Il y loge toute sapeur. Le juif, pour lui, c’est le marchand de canons, les deux cents familles. Il n’aurait jamais toléré la moindre persécution raciale, puisqu’il ne pouvait supporter la douleur chez les autres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Céline a-t-il joué les apprentis-sorciers, ou était-il conscient de la charge de dynamite qu’il déposait ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il avait le dessein de conjurer le mal présent et à venir. En prononçant le mot Juif, il croyait fixer toute une charge maléfique. Himmler traquera des innocents, tandis que Céline, hanté par ses visions, proclamait : « Nous sommes dans un monde de génération et de mort et il faut nous en débarrasser. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il souhaitait faire exploser la planète. Nul ne sait ce qu’il a pensé du soleil mortel d’Hiroshima. Dominique de Roux redresse la tête.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il a vécu la fin des Temps Modernes, de l’ère « clausewitzienne », qui s’arrête en 1945, au moment où nous sommes entrés dans l’ère de l’atome et de la stratégie. Plus que ses hantises, ses personnages, l’humanité déchue dont il capte les cris, ont exercé une influence profonde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certains écrivains font vieillir d’un seul coup les livres qui les ont précédés. Après eux, il n’est plus possible d’écrire comme autrefois. Céline est de ceux-là. Ses clochards ont chassé les bourgeois préoccupés par leurs aventures sentimentales, dans les romans de l’entre-deux-guerres. Ils ont sonné le glas d’une esthétique périmée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il a surtout bouleversé le style, murmure Dominique de Roux, en introduisant les cadences du langage parlé dans l’écriture. L’ortographe phonétique, la multiplication des néologismes, l’emploi de l’argot, d’un vocabulaire technique, de locutions étrangères ramassées au cours de ses voyages. Un monde vivant, grouillant, qui a révolutionné le microcosme des salons littéraires, un gros pavé dans la mare, comme Joyce, comme Borgès…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quels sont les écrivains influencés par Céline ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Ceux qui explorent la fosse aux serpents, qui trouve « autant d’art dans la laideur que dans la beauté » : Queneau, Audiberti, Beckett, Boris Vian, Jean Genêt, et, sur un autre plan, Roger Nimier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il se met à rire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Nous sommes dans une époque où les écrivains de trente ans sont des gens de lettres désuets. Une certaine maffia constitue à Paris un club d’admiration mutuelle, un cénacle privilégié. La plupart des regards des jeunes écrivains sont vides. « Le poncif d’avant-garde ennuie autant que le poncif académique », écrivait Aragon à Ezra Pound. Or, écrire, ce n’est ni faire carrière, ni prolonger ses humanités. Il faut avoir la force, ne servir que sa vision.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et si Céline était mort avant d’avoir écrit ses pamphlets ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dominique de Roux a un geste éloquent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Il n’aurait été question que de son génie. La guerre l’a pris de court, au moment même de son outrance. La Sorbonne l’aurait reconnu, il figurerait dans les anthologies…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Propos recueillis par Thérèse de SAINT PHALLE. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Spectacle du Monde&lt;/span&gt;, décembre 1966&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2710329867/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;tag=entreguilleme-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2710329867"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 178px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-aSUy8202BmE/TxrytZWu1CI/AAAAAAAADR8/aOyHiwBPvOM/s400/de%2Broux.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5700135140105049122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dominique de Roux, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2710329867/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2710329867"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mort de L.-F. Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, La Table Ronde, 2007.&lt;br /&gt;Jean-Luc Barré, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2213617120/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2213617120"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dominique de Roux : Le provocateur (1935-1977)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Fayard, 2005.&lt;br /&gt;Dominique de Roux, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2213628262/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2213628262"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut partir : Correspondances inédites (1953-1977)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Fayard, 2007.&lt;br /&gt;Philippe Barthelet, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2867143977/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2867143977"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dominique de Roux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Coll. Qui suis-je, Pardès, 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A voir :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/10/dominique-de-roux-1935-1977.html"&gt;Dominique de Roux (1935-1977)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-1459862431641301764?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/1459862431641301764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-au-bout-de-la-nuit-entretien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1459862431641301764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1459862431641301764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-au-bout-de-la-nuit-entretien.html' title='Céline au bout de la nuit – Entretien avec Dominique de Roux – 1966'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-yigTz1BZ7QQ/TxrqtCyDImI/AAAAAAAADRw/9In-FUr0R4Q/s72-c/dominique+de+roux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8359470041408513059</id><published>2012-01-21T11:43:00.006+01:00</published><updated>2012-01-21T11:49:04.701+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Ma première rencontre avec Louis-Ferdinand Céline par Bente Johansen-Karild</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-Df3ditFEm78/TxqTip8WMRI/AAAAAAAADRM/6JAIU-G1T9Y/s1600/bente+johansen.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-Df3ditFEm78/TxqTip8WMRI/AAAAAAAADRM/6JAIU-G1T9Y/s640/bente+johansen.jpg" width="640" border="0" height="456" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nous poursuivons la publication de plusieurs témoignages de Bente Johansen-Karild, jeune danoise qui rencontra le couple Destouches pendant leur exil danois. La première partie, "&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/les-destouches-copenhague-par-bente.html" style="color: #990000; font-weight: bold;"&gt;Les Destouches à Copenhague&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;" est à lire &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/les-destouches-copenhague-par-bente.html" style="color: #990000; font-weight: bold;"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ma première rencontre avec Louis-Ferdinand Céline par Bente JOHANSEN-KARILD&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est en mars 1945 que j’ai rencontré pour la première fois Céline, qui était alors un homme beau et charmant. Je venais de fêter mes dix-huit ans et ne connaissais rien à son œuvre. Pour moi, il était l’ami de Karen Marie (1) et quelqu’un dont ma mère avait fait la connaissance avant-guerre. Lui et sa femme Lucette devaient habiter dans l’appartement de Karen Marie. Ils passèrent directement de l’Hôtel d’Angleterre (2) à ce logement. J’allais les voir presque tous les jours, et bientôt « Louis » et « Lucette » remplacèrent « Monsieur » et « Madame » Destouches (3).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-5AZ0GP6xels/TxqT17f_XXI/AAAAAAAADRY/kYomxbww2wk/s1600/hotel%2Bd%2527angleterre%2Bcopenhague.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Je fréquentais alors le Sortedam Gymnasium (4), où j’obtins mon baccalauréat en juin 1945. Mes loisirs étaient essentiellement consacrés à des activités physiques,, comme cela avait été le cas depuis 1940 : cours de danse classique chez Jonna Beitzel et Poul Gnatt, gymnastique selon la méthode Mensendieck, escrime et surtout équitation, passion que je partageais avec mon père, qui faisait du cheval depuis de nombreuses années.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien qu’il eût lui-même possédé plusieurs cheveaux, il ne voulait pas exaucer mon vœu le plus cher : avoir moi-même un cheval. En revanche, il me payait volontiers toutes les leçons de langues que je désirais, qu’il s’agît de français, d’italien ou d’espagnol. Lui-même avait appris le français par la méthode linguaphone. Il comprenait et il lisait cette langue, mais ne la parlait pas couramment, et c’est pourquoi il souhaitait que sa fille fût capable de le faire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’assistais à un cours d’espagnol dans Vesterbrogade, près de la place de l’Hôtel de Ville, le 4 mai 1945, lorsqu’on annonça que les troupes allemandes avaient déposé les armes. Je me souviens que nous nous précipitâmes sur la Place de l’Hôtel de Ville pour participer à la liesse générale.  À mon retour à Staegers Allé (5), où j’habitais avec mes parents, mon père était descendu chercher quelques bouteilles de champagne à la cave et avait invité nos voisins à fêter l’évenement avec nous. Cette ambiance euphorique que partageait pratiquement toute la population après la libération du Danemark était due surtout, je pense, au fait qu’on croyait qu’il n’y aurait plus jamais de guerre, en tous cas pas en Europe. À nos fêtes de bacheliers frais émoulus, il y avait des soldats anglais, et nous aimions chanter des chansons danoises et anglaises.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table class="tr-caption-container" style="float: left; margin-left: 0px; margin-right: 10px; text-align: left;" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Tq-ZOSIDxw0/TxqUnYbc6vI/AAAAAAAADRg/opsAoMTGZOo/s1600/Thorvald+mikkelsen.jpg" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-Tq-ZOSIDxw0/TxqUnYbc6vI/AAAAAAAADRg/opsAoMTGZOo/s400/Thorvald+mikkelsen.jpg" width="262" border="0" height="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Thorvald Mikkelsen&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je continuais à voir Louis et Lucette presque quotidiennement, et je pensais que maintenant ils pouvaient être sûrs de rester au Danemark aussi longtemps qu’ils le voudraient, mais Madame Lindequist et Knud Otterstr&lt;span style="font-size:x-small;"&gt;Ø&lt;/span&gt;m, qui leur rendaient souvent visite, en savaient plus que moi, et ils les mirent en contact avec l’avocat Thorvald Mikkelsen. Ma mère et moi, nous étions au courant, mais nous ne l’avons jamais rencontré personnellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans mes lettres à Louis et à Lucette, au cours de l’été 1945, je leur demande fréquemment s’ils ont des nouvelles de Thorvald Mikkelsen. Je leur écris aussi que ces vacances sont les meilleures que j’ai jamais eues. On m’avait, en effet, confié un hongre pur-sang, Savoy, que j’avais avec moi à la campagne. J’avais ainsi l’impression que mon vœu d’avoir mon propre cheval était exaucé – tout en sachant fort bien que sa propriétaire le reprendrait après son accouchement. Mais il pouvait se passer tant de choses en un an et demi…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Louis et Lucette avaient, l’un et l’autre, montré, dès le début de leur séjour, un réel intérêt à ce que j’approfondisse mes connaissances de français. En plus d’étudier le Larousse, je devais réciter de la poésie, pour me faire aux rythmes et aux sonorités. Sinon, ils n’auraient pas proposé d’échanger plusieurs lettres par semaine !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table class="tr-caption-container" style="float: right; margin-left: 10px; margin-right: 0px; text-align: left;" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-aWSP7OrfGPg/TxqV5FCBefI/AAAAAAAADRo/ZHutOLpcyag/s1600/J.C.+Johansen%252C+fr%25C3%25A8re+de+Bente.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-aWSP7OrfGPg/TxqV5FCBefI/AAAAAAAADRo/ZHutOLpcyag/s400/J.C.+Johansen%252C+fr%25C3%25A8re+de+Bente.jpg" width="362" border="0" height="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;J.C.Johansen, frère de Bente en uniforme des "Brigades danoises"&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hormis nombre de banalités, les lettres portaient sur la question de savoir quand Karen Marie et mon frère (6) rentreraient au Danemark. Nous n’avions pas vu mon frère depuis décembre 1943, lorsqu’on lui avait conseillé de fuir en Suède – à part une brève rencontre à Elseneur, le 5 mai, lors de son passage comme soldat de la « brigade daoise » (7). Nous attendions naturellement son retour avec impatience, Céline notamment à cause de son « or ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Céline écrit lui-même que « l’or rend fou ». J’ai toujours été étonné que ces pièces d’or qui devaient mettre Céline à l’abri du besoin pour un temps, où qu’il allât dans le monde, aient occupé l’esprit des lecteurs au point de donner lieu à tant d’articles et de conjectures plus ou moins fantaisistes. J’ai toujours su que mon frère était la seule personne qui pût nous renseigner correctement, mais ce n’est qu’en octobre 2001 que lui et moi, avons trouvé le temps de passer en revue, et de façon détaillée, le cours des événements.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon frère se souvient que c’était à l’automne de 1943, en septembre ou en octobre, qu’il avait entrepris de se rendre à Strøby Egede pour y enterrer les pièces d’or que ma mère et Madame Madsen-Mygdal (8) avaient gardées en dépôt. Tout devait indiquer qu’il partait en excursion, et c’est pourquoi il avait une musette en toile pour ses affaires personnelles. Il se rappelle que malgré la large bandoulière, il était très pénible de porter les deux boîtes entourées de vêtements : il y avait, en effet, 15 minutes de marche de Staegers Allé jusqu’à la station de train de banlieue Peter Bangsvej (il n’osait pas emprunter le tramway, où il y avait de fréquents contrôles).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il pris donc le train jusqu’à la station Valby, d’où partaient des cars pour Køge. Là, il dut changer de car pour poursuivre jusqu’à Strøby Egede (9).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il était le seul à assumer cette mission, donc le seul à savoir où se trouvaient exactement les pièces d’or. À partir de mai 1945 , il est dans le sud du Jutland pour garder la frontière entre le Danemark et l’Allemagne. Le 10 juillet, il est libéré de ses obligations à la « brigade danoise ». Il se souvient d’avoir fait la route en compagnie d’une patrouille militaire anglaise jusqu’à Odense, où il passe la nuit chez des parents. Le 10 juillet, il prend le train pour Copenhague. Le 12 juillet, il renoue avec ses vieux amis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, il ne s’est pas rendu à Strøby Egede avant le 13 ou le 14 juillet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Seule ma mère était présente lorsqu’il a déterré les louis d’or(j’étais sans doute sortie faire du cheval). Très vraisemblablement, c’est peut-être le lendemain qu’ils ont été ramenés à Staegers Allé et placés dans le coffre-fort où se trouvait déjà la ceinture fourrée de pièces d’or.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon frère se souvient qu’il est allé, avec ma mère ou avec moi, deux ou trois fois, dans l’appartement de Karen Marie, où il a rencontré Céline, qui ne savait pas que ce jeune homme avait, en 1943, risqué sa vie pour mettre son « or » en sûreté, ce « trésor » qui, dans l’imagination de beaucoup, a pris des proportions extravagantes, mais qu’un garçon de 15 ans avait pu transporter !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 25 octobre 1945, mon frère s’embarquait sur un navire et commençait ainsi la carrière qui allait le mener autour du monde comme capitaine de la marine marchande auprès de plusieurs compagnies. En 1955-1956, il fut attaché au Commerce Royal Groenlandais. On le voit, sur une photographie, tenant sur ses genoux son propre fils, avec son petit frère Niels et Juanita, la fille de Karen Marie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Bente KARILD&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-style: italic;"&gt;Traduction de François Marchetti.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Notes&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1- Karen Marie Jensen (1905-1997)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2- L’hôtel le plus chic de Copenhague, sur Kongens Nytorv (la Nouvelle Place du Roi).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3- Céline m’avait certainement vue lors d’un passage à Copenhague en 1935, ce qui explique son attitude paternelle envers moi. (Note de Bente Karild)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;4- Lycée réputé du quartier de Østerbro.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;5- Rue du quartier de Frederiksberg.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;6- J.C. Johansen, né le 11 janvier 1928.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;7- Volontaires danois basés en Suède et combattant aux côtés des Alliés contre l’Allemagne nazie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;8- Amie de Karen Marie Jensen.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;9- De Copenhague à Køge, il y a environ40 km, et de Køge à Strøby Egede, 8 km.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8359470041408513059?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8359470041408513059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/ma-premiere-rencontre-avec-louis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8359470041408513059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8359470041408513059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/ma-premiere-rencontre-avec-louis.html' title='Ma première rencontre avec Louis-Ferdinand Céline &lt;i&gt;par Bente Johansen-Karild&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Df3ditFEm78/TxqTip8WMRI/AAAAAAAADRM/6JAIU-G1T9Y/s72-c/bente+johansen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2291842997445178328</id><published>2012-01-21T10:00:00.001+01:00</published><updated>2012-01-23T20:08:14.646+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline par José Correa</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2905231823/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2905231823" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-885skvIt-zg/TxmQ5HVIIpI/AAAAAAAADQ4/8fZuezyisEc/s640/LFC+par+Jose+Corr%25C3%25A9a.bmp" width="640" border="0" height="454" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2291842997445178328?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2291842997445178328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-par-jose-correa.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2291842997445178328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2291842997445178328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-par-jose-correa.html' title='Louis-Ferdinand Céline &lt;i&gt;par José Correa&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-885skvIt-zg/TxmQ5HVIIpI/AAAAAAAADQ4/8fZuezyisEc/s72-c/LFC+par+Jose+Corr%25C3%25A9a.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-5200362426189637035</id><published>2012-01-20T16:32:00.004+01:00</published><updated>2012-01-20T16:42:25.719+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Francis Puyalte, le journalisme et Céline par Marc Laudelout</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/235374205X/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;tag=entreguilleme-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=235374205X"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 229px; height: 326px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-DrqP5c12zhg/TxmK_RbRMwI/AAAAAAAADQw/fahpXmuXFcg/s400/puyalte.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699739623028241154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Francis Puyalte et Saphia Azzedine ont un point commun : leur livre comporte une épigraphe extraite de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt;. Thème identique de surcroît : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est toujours le toc, le factice, la camelote ignoble et creuse qui en impose aux foules, le mensonge toujours ! jamais l’authentique... &lt;/span&gt;» (Puyalte) et « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les peuples toujours idolâtrent la merde, que ce soit en musique, en peinture, en phrases, à la guerre ou sur les tréteaux. L’imposture est la déesse des foules.&lt;/span&gt; » (Azzedine). La comparaison s’arrête là. Car, pour le reste, l’univers décrit par la beurette (« Guerre des boutons version al-Qaida », dixit un critique) ¹ et celui de Puyalte sont bien différents. Journaliste à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paris-Jour&lt;/span&gt;, puis à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Aurore&lt;/span&gt; et au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Figaro&lt;/span&gt;, Francis Puyalte est aujourd’hui à la retraite. Cela lui confère la liberté de dénoncer sans fard ce qu’il nomme l’inquisition médiatique, et ce à travers des exemples concrets. De l’affaire de Bruay-en-Artois au procès d’Omar Raddad,  Puyalte  montre  comment  la  presse d’aujourd’hui fabrique des innocents ou des coupables et surtout comment elle parvient à imposer ce qu’il convient de penser. Jamais auparavant un journaliste n’avait aussi franchement révélé ce qui se passe dans les coulisses du quatrième pouvoir. Dans ce livre, il ne traite donc pas d’une autre de ses passions – Céline – qui lui a notamment permis de rencontrer Lucette dont il a recueilli les propos dans deux articles mémorables ². Dans Bagatelles, le mot « imposture » est l’un de ceux qui revient le plus souvent. C’est précisément ce que dénonce Puyalte dans cet ouvrage salué par un (autre) esprit libre : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une incroyable liberté de ton, de pensée, de critique et de démolition. Un pamphlet vif, argumenté, salubre et dévastateur sur le journalisme, ses dérives, ses conforts intellectuels, ses paresses et ses préjugés. (…) Ces dysfonctionnements et vices du journalisme ont parfois été dénoncés mais jamais avec cette verve... &lt;/span&gt;» ³. Savoureux aussi, le premier chapitre consacré à ses débuts dans le journalisme. Il rappelle – ce n’est pas un mince compliment – les pages analogues de François Brigneau dans &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/B003WSAIRW/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=B003WSAIRW"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon après-guerre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Voyez plutôt : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le lecteur ? J’apprendrai vite que ce n’est pas le principal souci de la rédaction en chef, qui planche, dès la fin de la matinée, sur la manchette de la Une. Ce qui importe, c’est un titre accrocheur, vendeur, selon le terme si souvent entendu. Il est vrai qu’un journal est fait pour être vendu, même lorsque l’actualité est pauvre. Alors, faute d’un événement d’intérêt, on va en gonfler un autre qui n’en a aucun. Au départ, il faisait hausser les épaules. À l’arrivée, il fait la manchette. Drôle de situation pour le reporter. À lui la débrouille et non la bredouille&lt;/span&gt;. ». On aura compris que c’est un livre décapant, très célinien dans la démarche (« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout dire ou bien se taire&lt;/span&gt; »). Raison pour laquelle, on s’en doute, Francis Puyalte ne sera pas invité dans les médias. Peu importe, son livre existe et fera date.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Marc LAUDELOUT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Bulletin célinien&lt;/span&gt; n°337, janvier 2012&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Francis Puyalte. &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/235374205X/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=235374205X"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Inquisition médiatique&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (préface de Christian Millau), Éd. Dualpha, coll. « Vérités pour l’Histoire », 2011, 338 p., &lt;span style="font-size:85%;"&gt;38 € frais de port inclus aux Éd. Dualpha, Bte 30, 16 bis rue d’Odessa, 75014 Paris. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1. Saphia Azzedine, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2756103373/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2756103373"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Héros anonymes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Éditions Léo Scheer, 2011.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2. Francis Puyalte, « Les confidences de la femme de Céline », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;, 20 mai 1992 &amp;amp; « Les souvenirs de la femme de Céline », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Figaro&lt;/span&gt;, 30 décembre 1992. Articles repris dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Bulletin célinien&lt;/span&gt;, n° 123 et n° 127.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3. Philippe Bilger, « Au journalisme inconnu », &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Justice au singulier. Le blog de Philippe Bilger &lt;/span&gt;[http://www.philippebilger.com], 10 décembre 2011. Repris sur le site http://www.marianne2.fr&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-5200362426189637035?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/5200362426189637035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/francis-puyalte-le-journalisme-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5200362426189637035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5200362426189637035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/francis-puyalte-le-journalisme-et.html' title='Francis Puyalte, le journalisme et Céline &lt;i&gt;par Marc Laudelout&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-DrqP5c12zhg/TxmK_RbRMwI/AAAAAAAADQw/fahpXmuXFcg/s72-c/puyalte.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8604587858754753405</id><published>2012-01-20T16:28:00.002+01:00</published><updated>2012-01-20T16:31:52.636+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Hier, au Sébasto, Fabrice Luchini a fait revivre Baudelaire, Céline et La Fontaine - La Voix du Nord - 20 janvier 2012</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-QReAXXEZ_TM/TxmI0DM2GMI/AAAAAAAADQk/-CwM84FJspg/s1600/hier-au-sebasto-fabrice-luchini-a-fait-1545674.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 250px; height: 251px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-QReAXXEZ_TM/TxmI0DM2GMI/AAAAAAAADQk/-CwM84FJspg/s400/hier-au-sebasto-fabrice-luchini-a-fait-1545674.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699737231207831746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« Qui aurait cru voir 1 300 personnes applaudir un gars dans une salle qui, ... pour commencer son spectacle, déclame du Nietzsche ? » Et comble de cet exploit, aussi incroyable qu'inhabituel, qui aurait cru pouvoir, deux heures durant, aimer ça ? C'est pourtant ce qui s'est produit hier soir, au théâtre Sébastopol à Lille. Comédien aussi drôle qu'exubérant, Fabrice Luchini a, sur scène, montré son amour pour la langue française « ce qu'il y a de plus fédérateur », au travers d'une lecture de Nietzsche, Baudelaire, Céline et La Fontaine. Mieux, il a donné à ces textes parfois oubliés, une âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est un exercice périlleux », soutient le comédien. Et on le croit volontiers, surtout lorsqu'on le regarde et l'écoute, réciter à la perfection Le Spleen de Paris de Baudelaire, sans doute le moment le plus impressionnant du spectacle. Posés sur la table, les livres ne sont que prétexte, comme pour se rassurer. Sur scène, ça articule, ça déclame à grand renfort de variations vocales. Ça récite aussi, un peu trop parfois, au risque de perdre, l'espace de quelques minutes, la salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fabuliste hors pair&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, si Luchini aime les lettres, il sait aussi les faire vivre. Passant aussi aisément de la correspondance (et l'imitation) d'un Louis-Ferdinand Céline en fin de carrière, à Hugo et Gide. Mais c'est auprès de La Fontaine que le narrateur excelle. On le soupçonne de lui donner sa préférence, tant le jeu est bon. Le fantastique fabuliste aurait sans doute aimé cet homme de scène qui décortique, explique, s'arrête sur les beaux mots et les met en scène pour expliquer ou se moquer de la société. Drôle avec La Tortue et les deux canards, il sublime L'Ours et l'amateur de jardin et fait rire en récitant, en verlan et en rappant à une vitesse folle Le Corbeau et le renard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, Luchini ne lit pas, ou très peu. Il joue. On admire tant d'énergie et de spontanéité. On le quitte sur Nietzsche et Mamy Blue, entonné par une salle qui ne s'y attendait pas. « De nouvelles musiques pour de nouvelles oreilles », disait Nietzsche en son temps. En fait, les anciennes nous conviennent, il suffisait de nous les dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;C. DY.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2012/01/20/article_hier-au-sebasto-fabrice-luchini-a-fait-r.shtml"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Voix du Nord&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, 20 janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce soir à 20 h 30, au théâtre Sébastopol, place Sébastopol à Lille. COMPLET. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8604587858754753405?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8604587858754753405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/hier-au-sebasto-fabrice-luchini-fait.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8604587858754753405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8604587858754753405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/hier-au-sebasto-fabrice-luchini-fait.html' title='Hier, au Sébasto, Fabrice Luchini a fait revivre Baudelaire, Céline et La Fontaine - &lt;i&gt;La Voix du Nord&lt;/i&gt; - 20 janvier 2012'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-QReAXXEZ_TM/TxmI0DM2GMI/AAAAAAAADQk/-CwM84FJspg/s72-c/hier-au-sebasto-fabrice-luchini-a-fait-1545674.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-4086917602011206358</id><published>2012-01-19T18:01:00.006+01:00</published><updated>2012-01-19T18:22:25.340+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Entretiens avec le Professeur M par Pierre Chalmin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Texte de Pierre Chalmin publié dans le recueil &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2204095362/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2204095362"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Philippe Muray&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui vient de paraître aux éditions du Cerf, ouvrage collectif d'hommages à Muray, sous la direction de Jacques de Guillebon et Maxence Caron.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Entretiens avec le Professeur M&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vois bien que Muray me boude. Quatre ans qu’il m’évite… dans son coin renfrogné, triste et pâle, à peine s’il me jette un petit regard accidentel assez méprisant. De ce côté du Styx où nous sommes, ça peut pourtant plus prêter à conséquence… J’en parle à Nimier… on peut pas le laisser comme ça à ronchonner pour l’éternité… Roger me dit : « Allez-y, c’est le chic type même… il est timide… apportez-lui des cigares, ça doit bien lui manquer ici… » Bon, ça peut plus lui faire de mal… Je débusque Gaston qu’en a pleine provision et pour siècles encore, de cigares ! et de mignonnes aussi, faut voir !… mais il peut plus les honorer, c’est son expiation… finies les féeries de la fesse !… foutu maquereau !… Il condescend, me tend une boîte… des petits havanes… qu’est même pas pleine !… « Du feu ! »… il en a pas… C’est Laval ici qu’alimente les cancéreux avec ses allumettes, ses milliers de pochettes blanches gravées « P.L. »… sa gloire d’outre-tombe ! la fumeuse clientèle de flatteurs que ça lui procure !… « Monsieur le Président du Conseil… » je l’aborde… C’est le sésame !… il me tend une pleine pogne de ses étuis… lui qu’était si avare de ses mégots à Sigmaringen… Bon, j’enjambe JBS… il lape encore le néant… repèse écrasé ses concepts… pas compris encore que « l’existance » c’était fini… personne ose lui dire… croise Mauriac qu’envoie des pétitions dans le vide… ce qu’il a fait au Ciel qu’existe pas, pour se retrouver là ?… qui croit toujours à une erreur d’aiguillage… bien des fâcheux encore qui nous sont arrivés tout baveux depuis un demi-siècle bientôt… tout aussi écœurants que vivants, à présent bien inoffensifs…&lt;br /&gt;— Professeur Muray ?&lt;br /&gt;— C’est pour quoi ? je vous préviens, je suis pas d’humeur…&lt;br /&gt;— Tenez !…&lt;br /&gt;Il en croit pas ses yeux… Hop ! il s’allume un cigare… il commence à tousser… une vraie cataracte…&lt;br /&gt;— C’est quoi encore ?! qu’il récrimine entre deux quintes… j’en suis déjà mort, ils vont pas me refaire le coup une seconde fois ?!&lt;br /&gt;— Vous inquiétez pas ! je le rassérène… mais allez-y doucement, la mort répare rien… votre poumon va pas mieux…&lt;br /&gt;— Alors ? vous voulez quoi, Céline ?&lt;br /&gt;— M’entretenir !&lt;br /&gt;— Ah !… alors !… Ah !… allons-y ! Maître !… mais pas de politique surtout !… pas de politique !…&lt;br /&gt;— Ayez pas peur !… oh, aucune crainte ! la politique c’est la colère !… et la colère, professeur M, est un péché capital ! oubliez pas ! celui qu’est en colère déconne ! toutes les furies lui foncent après ! le déchirent ! c’est Justice !… moi, n’est-ce pas, professeur M, on m’y reprendra pas ! pour un Empire ! jamais ! pas même ici où les pires déconneurs s’égosillent !… sans conséquence, c’est fort appréciable !… Voyez le gros Marx qui s’engueule avec Maurras… Le grand guignol kaki tout seul derrière qui lève les bras dans la nuée… on l’appelle le Soldat Inconnu… c’est De Gaulle, le répétez pas !… Staline et Hitler là-bas pleurent de dépit, re-réconciliés !… ensemble ils auraient pu augmenter le carnage !… en finir une bonne fois avec l’humanité ?… question de méthode ! ils ont raté leur coup… ils sont inconsolables… l’Histoire repasse pas les plats…&lt;br /&gt;— Qu’est-ce que vous diriez alors d’un petit débat philosophique ?… vous sentez-vous apte ?… un débat, mettons, par exemple, sur les mutations de l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;homo festivus&lt;/span&gt; par le progrès de la télématique ?&lt;br /&gt;— Ah, Monsieur le Professeur M, je veux bien vous apporter des cigares… des allumettes !… vous respecter et tout… mais je vous le déclare : je suis hostile !… j’ai pas d’idées moi ! aucune ! et je trouve rien de plus vulgaire, de plus commun, de plus dégoûtant que les idées ! les bibliothèques en sont pleines ! et les terrasses des cafés !… tous les impuissants regorgent d’idées !… et les philosophes !… c’est leur industrie les idées !… ils esbrouffent avec !…&lt;br /&gt;— Minute ! y a philosophe et philosophe…&lt;br /&gt;— Même blot !&lt;br /&gt;— Du tout !… je veux pas paraître prétentieux…&lt;br /&gt;— Prétendez, professeur M, prétendez !… c’est le secret !…&lt;br /&gt;— Mon concept d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;homo festivus&lt;/span&gt;, hein ?… fallait l’inventer !…&lt;br /&gt;— Vous croyez ?… était-ce bien utile ?…&lt;br /&gt;— Crucial, Céline, crucial !…&lt;br /&gt;— Bof… Roger m’a raconté… Faut que je vous affranchisse, on a le droit ici d’être privé d’une chose, d’une seule strictement ! mais au libre choix et à tout jamais !… Moi c’est les livres, je pouvais plus les voir en peinture, les miens moins que les autres encore !… Mon seul souhait, qu’on n’en parle plus ! Le rigolo c’est que Gaston m’a copié !… lui non plus il en voit plus de livres… c’est pas qu’il en ait lu beaucoup de son vivant, notez bien… justement, il voulait pas changer ses habitudes ! des fois qu’on l’oblige ?… Pour Nimier, c’est les femmes, il n’en verra plus jamais… C’est à cause de sa mort… qu’il a confondu le changement de vitesse de sa voiture avec le clitoris de sa passagère… ça l’a rendu très misogyne ! mettez-vous à sa place… Donc, Roger lit tout ce qui paraît de l’autre côté : lui non plus n’a pas changé ses habitudes… Il m’en parle, il s’arrache les cheveux !… C’est sa damnation si jeune de pas y être encore pour écraser tous ces cloportes !… Enfin, vous Muray, il vous aime bien… C’est lui qu’a pensé aux cigares, vous dire s’il vous respecte !… D’habitude, je n’entretiens pas ! Deux trois mots avec Aymé, le silencieux… avec Paraz ou de Roux… un coucou à Arlette… une visite l’autre jour à une vieille connaissance, Jacques d’Arribehaude qui nous est arrivé l’an dernier… et Roger toujours… Vous avez paraît-il écrit moins vainement que beaucoup d’autres sur mon compte ?… on me l’apprend, j’accours… courtoisie, mon péché mignon !&lt;br /&gt;— Bien, bien…&lt;br /&gt;— Alors pour ce qui est de votre homo festif, ne me la faites pas à l’esbroufe ! J’ai compris&lt;span style="font-style: italic;"&gt; illico presto&lt;/span&gt;, et d’un ! avant tout ! que « jouer le jeu », c’était passer à la Radio… toutes affaires cessantes !… d’aller y bafouiller ! tant pis ! n’importe quoi !… mais d’y faire bien épeler son nom cent fois ! mille fois !… que vous soyez le « savon grosses bulles »… ou le « rasoir sans lame Gatouillat »… ou « l’écrivain génial Illisy » !… la même sauce ! le même procédé ! et sitôt sorti du micro vous vous faites filmer ! en détail ! filmer votre petite enfance, votre puberté, votre âge mûr, vos moindres avatars… et terminé le film, téléphone !… que tous les journalistes rappliquent !… vous leur expliquez alors pourquoi vous vous êtes fait filmer votre petite enfance, votre puberté, votre âge mûr… qu’ils impriment tout ça, gentiment, puis qu’ils vous rephotographient ! et encore !… et que ça repasse dans cent journaux !… encore !… et encore !…&lt;br /&gt;— C’est pas du tout ça, l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;homo festivus&lt;/span&gt; !… Vous me décrivez la société du spectacle !…&lt;br /&gt;— Ha ? je vous confondrais avec un autre ?…&lt;br /&gt;— Debord !… un alcoolique qui pérorait devant un parterre de bouquinistes… vous le faites exprès ? Vous êtes mauvais, Céline !&lt;br /&gt;— Vous êtes joliment peu aimable ! Monsieur le Professeur M !… Je prétends moi que c’est kif !… Il s’ébroue où, votre homme festif ?… dans le spectacle, c’est tout ce que je vois !… Après, c’est la poule ou l’œuf… savoir si la spectaculaire société fabrique l’homme festif… l’inverse ?… C’est vieux comme Juvénal ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;panem et circenses&lt;/span&gt;…&lt;br /&gt;— C’est un peu plus compliqué, Céline !… Justement ! parce que le pain de l’homme festif, ce sont les jeux !…&lt;br /&gt;— Oultre bouffre !… c’est touchant « l’à manière de » que vous besognez tous, les professeurs… vous vous copiez tous, forcément… vous avez trop fréquenté l’école… c’est votre métier d’être dans les classes… et qu’est-ce qu’on apprend dans les classes ? à se toucher, et puis à se copier… Je vois pas moi grande différence entre votre invention et le divertissement de Pascal…&lt;br /&gt;— Vous comprenez donc rien à rien ?&lt;br /&gt;— Que si !… Et d’abord, que vous m’avez bien pillé !… ne niez pas ! C’est pas parce que je me défie de la philosophie que je suis plus con qu’un autre !… Votre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;homo festivus&lt;/span&gt;, c’est mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mort en vacances&lt;/span&gt; ! D’où vous les avez sorties vos critiques du rationalisme ? — c’est des Péreires dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt; ; de l’ésotérisme ? — c’est Sosthène dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guignol’s band&lt;/span&gt; !…&lt;br /&gt;— Mais enfin ! c’est exactement ce que j’ai écrit !…&lt;br /&gt;— Et repris ! plagié ! vous avez oublié les guillemets ?… En somme, vous avez essayé de mettre en théorie ce que j’ai mis en œuvre… L’ennui, c’est que vous ne m’avez pas compris, professeur M !&lt;br /&gt;— Vous êtes fou, Céline ?&lt;br /&gt;— On l’a dit…&lt;br /&gt;— Je veux bien faire un effort… parce que c’est vous et que vous ne m’avez pas lu…&lt;br /&gt;— Trop aimable…&lt;br /&gt;— Je vous récapitule mon point de vue sur Céline…&lt;br /&gt;— Votre point de vue sur moi ? foutrerie ! je m’en moque bien !…&lt;br /&gt;— Vous êtes un enjeu, Céline, comprenez bien !… une pierre d’achoppement !…&lt;br /&gt;— On m’avait traité de bien des choses mais jamais de pierre d’achoppement…&lt;br /&gt;— Vous méprisez votre postérité ?&lt;br /&gt;— Mettez-vous à ma place !… Elle ne m’apporte que des emmerdeurs, ma postérité !… Moi qui rêvais d’asticots, je suis obligé de me cacher, il en arrive tous les jours de mes admirateurs fanatiques !… Vous voulez que je vous dise ? ils me font honte !… Pas un sur cent qu’a entendu ma petite musique !… Des bourgeois qui s’encanaillent… des prolos qui se projettent… des ânes universitaires qui s’onanisent… même des femmes, et vraiment pas des belles !… des « trois sur vingt » biologiquement… sans compter les nouvelles générations de petites frappes soi-disant « fâchistes »… horriblement récriminantes racistes « à côté »… qui me font un tort énorme !…&lt;br /&gt;— Je vous récapitule… Suivez un peu !… Vous avez écrit La Bataille du Styx, avec votre tétralogie de la fin ?&lt;br /&gt;— C’est un titre auquel j’avais songé, oui… Quelle tétralogie ?&lt;br /&gt;— La tétralogie des bombes… dont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Féerie&lt;/span&gt; I serait la préface : Féerie II et la trilogie allemande…&lt;br /&gt;— Si vous voulez…&lt;br /&gt;— Eh bien ! vous avez trouvé là comment survivre à la modernité !&lt;br /&gt;— Sous les bombes ?&lt;br /&gt;— Exactement ! en les faisant pleuvoir sans trêve !… Dans un déluge d’horreur qui n’en finira plus, vous escamotez le concept de modernité !&lt;br /&gt;— Très bien, professeur, poursuivez !&lt;br /&gt;— J’ai fini !&lt;br /&gt;— Comment ça ? mais le style ?…&lt;br /&gt;— C’est lui qui recèle, tout en rebonds, volte-face entre vie et mort de l’espèce, ce permis d’inhumer continuellement accordé, refusé… Toute votre œuvre est un bateau qui tangue à bord duquel vous servez au lecteur les déchets de l’universel malheur…&lt;br /&gt;— Ho ! là, c’est bien métaphorique, votre machin… un peu tarabiscoté talmudique, non ?… Seriez pas un peu juif, professeur Murestein ?&lt;br /&gt;— Ah, nous y sommes !… On s’est mépris sur votre antisémitisme aussi !… j’ai analysé tout ça parfaitement, je vous en réponds !…&lt;br /&gt;— Dites ! dites vite ! que je continue pas de mourir idiot !…&lt;br /&gt;— C’est bien simple, c’était déjà dans Freud : vous êtes un païen mal baptisé…&lt;br /&gt;— Foutre oui !…&lt;br /&gt;— Vous détestez autant les chrétiens que les Juifs !… C’est le fond même de la question… On ne vous a pas lu… les pamphlets surtout ont échappé à l’attention critique… Je vous cite : « La religion christianique ? La judéo-talmudo-communiste ? Un gang ! Les Apôtres ? Tous juifs ! Tous gangsters ! Le premier gang ? L’Église ! Le premier racket ? Le premier commissariat du peuple ? L’Église ! Pierre ? Un Al Capone du Cantique ! Un Trotski pour moujiks romains ! L’Évangile ? Un code de racket… » C’est dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’École des cadavres&lt;/span&gt;, vous ne pouvez pas nier !&lt;br /&gt;— Je ne nie ni ne renie rien du tout ! je m’en fous énormément !… Qu’est-ce que c’est que ce pataquès ? on a republié mes pamphlets ?! Lucette veut qu’on l’assassine ?… les rejetons à Gallimard l’ont couverte d’or ?… elle a pas su résister ?…&lt;br /&gt;— C’est encore pire, elle refuse de les rééditer, personne ne les lit que des gens très intéressés à y trouver ce qu’ils y cherchent : l’antisémitisme comme expression du Mal absolu ! Ils se dépêchent, bientôt tout le monde les lira… Gallimard a préparé un monstrueux appareil critique ! pensez… ils les vendront très cher aussi, c’est prévu, annoncé : « pour qu’ils ne tombent pas entre toutes les mains »… pas même dans la Pléiade ! même en triplant le prix !…&lt;br /&gt;— Bordel !… encore la « question juive » ?… Mais ils sont très nombreux ici, on s’entend à merveille, c’est de la blague leur diabolisation ! ils le reconnaissent volontiers… Allez demander à mon pote Lévy ce qu’il en pense, là, de mes satanés pamphlets !… Soyons sérieux ! Quand on aura compris que la trop fameuse « question juive » n’est pas philosophique… qu’il existe peut-être, sans doute, une « réponse juive », celle-là philosophique cabalistique casuistique tout ce que vous voudrez, oui… mais pas plus de question du tout… « philosophique »… que de beurre en branche !… uniquement « politique » ! la question juive… alors là oui, nous en reparlerons !&lt;br /&gt;— Que voulez-vous dire ?&lt;br /&gt;— Ce que vous savez fort bien : Juifs, Templiers, Jésuites, Collaborateurs, Racistes, Antisémites, chaque époque a ses boucs, pour faire diversion… Ce qui me paraît un peu inédit, vu d’ici où tout de même nous sommes un peu renseignés par les nouveaux venus, c’est cette furie qui s’est emparée de certains Juifs — athées, notez bien ! — de susciter des antisémites… Prenez le type qui s’en fout… il n’est pas une exception, la plupart des individus se foutent de tout fors le pinard et la bagatelle… vous le traitez vingt fois par jour de n’importe quoi… je sais pas, mettons d’ennemi des pingouins !… et de pire dégueulasse à cause de sa haine qu’est vraiment pas permise contre les pingouins !… et que les pigouins ont déjà bien assez souffert et depuis la nuit des temps à cause de salauds comme lui !… et que son père déjà était une salope et tous ses ancêtres avec ! des massacreurs de pingouins !… Il a jamais de sa vie vu un pingouin le type… mais le jour où il se trouvera nez à nez avec un pingouin sera pas un bon jour pour le pingouin !… Voilà ce qu’ils font… ils rêvent qu’on les repersécute, de nouveaux pogroms…&lt;br /&gt;— Non, vous vous méprenez. Ils ont besoin d’une incarnation du Mal absolu, à laquelle opposer le Bien absolu…&lt;br /&gt;— Eux ?!&lt;br /&gt;— Ils ne se conçoivent pas sinon, vous comprenez ?&lt;br /&gt;— Ne faites pas le fanfaron, professeur M ! vous avez bien collaboré au canular ! j’ai des preuves !… « Nul ne peut prétendre fermer les yeux sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’École des cadavres&lt;/span&gt; pour jouir en paix de Mort à crédit », ça vous rappelle rien ? Comme déculottage, c’est fadé !… Je prétends moi qu’on peut jouir en paix de Mort à crédit aussi bien que de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’École des cadavres&lt;/span&gt; !… La messe est dite !&lt;br /&gt;— Pas en 2010, Céline ! pas en 2010 !… Songez que Voltaire même, le père de la Révolution française à ce qu’ils prétendent, est censuré ! son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dictionnaire philosophique&lt;/span&gt;… 1764 !… ils osent plus imprimer l’article « Juifs » !&lt;br /&gt;— Fichtre !… y a pourtant pas que l’antisémitisme dans leur vie ?… Et l’anticommunisme ?… je fus moi le premier à les dénoncer, leurs lendemains qui chantent ! j’y fus en URSS, et pas comme Gide au retour à me toucher, retoucher mes impressions, j’ai cassé le morceau, sec !… Nimier m’a informé : leur Grand Soir c’est fini !… Deux cents millions de morts, mazette !… et ils m’ont pas encore élevé de statue ?…&lt;br /&gt;— Vous n’avez pas même une rue à votre nom… N’y comptez pas. Notre époque veut ignorer que l’Histoire était cette somme d’erreurs considérables qui s’appellent la vie, elle se berce de l’illusion qu’on peut supprimer l’erreur sans supprimer la vie. Vous seul, avec Orwell et Heidegger, avez compris, et c’est votre écriture même qui le démontre, alors que vous ne prétendiez plus qu’au style, que les guerres désormais ne finissaient plus par la paix mais par la guerre. C’est le grand message de votre petite musique.&lt;br /&gt;— Je ne suis pas un homme à « messâââges » !&lt;br /&gt;— Mettons. Reste que vous êtes tombé, avec les pamphlets, dans le panneau des dernières guerres de religion ; je mets « religion » au singulier, entendez-moi… Vous étiez encore dans l’Histoire. La modernité, c’est la fin de l’Histoire. Le monde ne veut plus se soigner parce qu’il ne le peut plus : il est devenu la maladie même. Quels qu’eussent été les désastres de l’Histoire telle qu’on la concevait avant la modernité, ils ne sont rien en comparaison de ceux qu’engendre le monde sans Histoire de la modernité…&lt;br /&gt;— Professeur M, vous allez réveiller mes migraines !…&lt;br /&gt;— Encore un peu d’attention, Céline !…&lt;br /&gt;— N’y comptez pas !… à bientôt, professeur !… Roger m’attend, je vais devoir lui raconter, il tient ici le bureau des commérages…&lt;br /&gt;— Céline, attendez !… je voulais vous parler d’autre chose…&lt;br /&gt;— Plaît-il ? mais plus de philosophaillerie !… j’en deviens tout abruti… j’ai les oreilles qui sifflent… Ménière qui me reprend… je miragine… tourne con.&lt;br /&gt;— Non, c’est de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt; que je voulais vous parler…&lt;br /&gt;— Le plus méchant de tous mes livres !&lt;br /&gt;— Précisément ! On a retrouvé votre lettre à Gallimard, celle qui accompagnait le manuscrit… Je n’en suis pas revenu ! Vous vous souvenez ?&lt;br /&gt;— Pas du tout !… J’en ai écrit quelques-unes de lettres dans ma vie… Qu’allez-vous encore me pinailler ?&lt;br /&gt;— « C’est de la grande fresque, du populisme lyrique, du communisme avec une âme, coquin donc, vivant. Le récit commence &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Place Clichy&lt;/span&gt;, au début de la guerre, et finit quinze ans plus tard à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;fête de Clichy&lt;/span&gt;. 700 pages de voyages à travers le monde, les hommes et la nuit, et l’amour, l’amour surtout que je traque, abîme, et qui ressort de là, pénible, dégonflé, vaincu… Du crime, du délire, du dostoïevskysme, il y a de tout dans mon machin, pour s’instruire ou pour s’amuser. Robinson, mon ami, vaguement ouvrier, part à la guerre (je pense la guerre à sa place), il se défile des batailles on ne sait trop comment… Partout, toujours, il n’est pas à son aise (romantisme, mal du XIXe siècle…). Il revient en France, vaseux… C’est un prolétaire moderne. Ils vont donc hériter lui et sa future femme. C’est le bonheur bourgeois qui s’annonce. Mais quelque chose le retient de s’installer dans le bonheur bourgeois, dans l’amour et la sécurité matérielle. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quelque chose&lt;/span&gt;. Ah ! Ah ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est tout le roman ce quelque chose&lt;/span&gt; ! Attention ! Il fuit sa fiancée et le bonheur. Elle est la femme de toujours devant un homme nouveau… Elle le tue… »&lt;br /&gt;— Très bien dit !&lt;br /&gt;— C’est de vous !&lt;br /&gt;— Raison de plus !&lt;br /&gt;— Bon, alors c’est le cas que vous faites de Robinson qui m’intrigue… Je croyais que le personnage principal, celui dans lequel vous vous projetiez, c’était Bardamu !…&lt;br /&gt;— Funeste méprise, professeur M !&lt;br /&gt;— Ah ? ah ?…&lt;br /&gt;— Bardamu c’est moi si vous voulez… mais pour la galerie !… j’allais pas m’exhiber… pas mon genre !&lt;br /&gt;— En somme, vous étiez déjà anarchiste, antiromantique, pitoyable aux petites gens…&lt;br /&gt;— Mais oui !… vous découvrez la lune !&lt;br /&gt;— J’en ai parlé à Mazet, il avait compris lui, il est le seul à vous avoir tout compris !&lt;br /&gt;— Mazet ? le pote à Mahé ? le magistrat de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Malamoa&lt;/span&gt; ?&lt;br /&gt;— Non, c’est son fils !&lt;br /&gt;— Ah ! le cher petit ! bon sang ne saurait mentir !… Voyez si je fus raciste sans raison ?… Où est-il ? ce Mazet junior ! que je l’embrasse ?…&lt;br /&gt;— Il est vivant.&lt;br /&gt;— Merde alors !… qu’est-ce qu’il fout encore de l’autre côté ? y a pourtant plus personne à fréquenter dans ces parages !&lt;br /&gt;— Il s’est marié avec une très jeune personne qui adore les chiens dont tout le monde a peur… un peu comme vous… il vous relit…&lt;br /&gt;— Ne m’en dites pas davantage ! les charmantes, passé un certain âge, c’est pire que poudre à succession… On va bientôt le voir rappliquer… dans la vieille tradition française encore !… l’épectase !&lt;br /&gt;— Il est encore jeune, vous savez ; je ne crois pas qu’il soit bien pressé de nous rejoindre…&lt;br /&gt;— Qu’il prenne son temps, nous on bouge pas, on l’attendra, on n’a que ça à foutre… Bon, c’est fini, professeur M, votre interrogatoire façon Guépéou ?… Je peux retourner à Roger ? il m’attend, je vous l’ai dit !… et c’est un impatient !&lt;br /&gt;— Dites ! dites ! Céline, j’oubliais… Vous ai-je bien défendu ?… Vous êtes content quand même ?…&lt;br /&gt;— Si je m’en fous !… vous l’ai assez redit… Enfin, si les choses en sont au point que vous dites de l’autre côté du Styx… vous avez fait tout ce que vous pouviez, n’est-ce pas ? Allez en paix, professeur M ! vous êtes un bon gnière !&lt;br /&gt;— Une dernière question ?…&lt;br /&gt;— Gi !&lt;br /&gt;— Les cigares ? où vous les êtes-vous procurés ?&lt;br /&gt;— Holà ! très facile !… chez Gaston !… J’y songe, vous avez laissé quelques bouquins derrière vous ?… Qui c’est qui les publie maintenant ?…&lt;br /&gt;— Gallimard…&lt;br /&gt;— Alors soyez tranquille !… Gaston surveille d’ici les ventes… les fumeurs touchent leurs droits en tabac… aux érotomanes il refile une de ses pépées… aux pituiteux de son cognac…&lt;br /&gt;— Et vous, Céline ?&lt;br /&gt;— Oh ! moi, je lui envoie une lettre par semaine… ici, il est forcé de les lire ! et il pourra pas les publier !… Il enrage !… vous dire si je me régale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pierre CHALMIN&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2204095362/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2204095362"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 207px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-jCs8bUPhQtM/TxhNeZ2vNRI/AAAAAAAADQY/AzMzei5oeU4/s400/muray.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5699390513169249554" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Texte repris dans le recueil &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2204095362/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2204095362"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Philippe Muray&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; qui vient de paraître aux éditions du Cerf, ouvrage collectif sous la direction de Jacques de Guillebon et Maxence Caron.&lt;br /&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2204095362/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2204095362"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-4086917602011206358?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/4086917602011206358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/entretiens-avec-le-professeur-m-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4086917602011206358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4086917602011206358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/entretiens-avec-le-professeur-m-par.html' title='Entretiens avec le Professeur M &lt;i&gt;par Pierre Chalmin&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-jCs8bUPhQtM/TxhNeZ2vNRI/AAAAAAAADQY/AzMzei5oeU4/s72-c/muray.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-993838022945770631</id><published>2012-01-18T15:19:00.003+01:00</published><updated>2012-01-18T15:39:33.425+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Bardamu à nouveau seul contre tous - L'Express - 26 mai 1960</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070213129/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070213129" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-pRCwXFLxBzA/TxbU1Nd6sBI/AAAAAAAADQE/_m4z-__U6S0/s400/nord.jpg" width="265" border="0" height="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un nouveau livre de Céline n'est pas, à proprement parler, une nouveauté : tant le récit et, surtout, le ton de ce récit nous sont à présent familiers. Céline réédite sans cesse le coup de tonnerre du «Voyage au bout de la nuit». Nous ne faisons que reprendre une lecture interrompue. A nouveau les nuées, les faisceaux de foudres, le piétinement rageur, l'essoufflement illuminé. «&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0); font-weight: bold;" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070213129/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070213129"&gt;Nord&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;» est la suite exacte (compte tenu d'un léger recul chronologique) de «D'un château l?autre», qui racontait, on s'en souvient, la très singulière existence de 1 112 condamnés à mort français dans un petit bourg allemand.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chroniqueur malgré lui. «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Je ne sais pas si Froissart, Joinville ou Commines ont fait exprès d'être mêlés aux événements qu'ils décrivent... Ils se sont trouvés là par la faute des circonstances historiques... Moi aussi, je me suis trouvé dans une histoire... Je n'y tenais pas du tout, à aller à Sigmaringen ! Seulement, on voulait m'arracher les yeux à Paris ! On voulait me tuer ! Je me suis trouvé pris dans un tourbillon...&lt;/span&gt;» Par peur d'être « épluché » en France, Céline a donc fui devant la Libération, et ce voyage risque de tourner en voyage au bout de l'Europe. «Nord» reprend le récit de ce tourbillon au moment où l'attentat manqué contre Hitler (juillet 1944) ajoute la pagaille à la superécrabouillerie. Vrai chaudron de sorcière que cette Allemagne coincée entre Américains et Russes, où bombardements, haines, complots, paniques et fureur de vivre secouent avec la dernière violence l'humanité la plus disparate - toutes les nationalités d'Europe, prisonniers, soldats, déserteurs, objecteurs de conscience, prostituées, nazis, anti-nazis, aristocrates, déboussolés. De Baden-Baden, où la nouvelle de l'attentat éclate dans un décor pour opérette viennoise, à Berlin, capitale du cauchemar que se disputent la peur, l'hystérie collective et la tracasserie policière, et de Berlin à un « dienstelle » situé dans un château à cent kilomètres vers le Nord, Céline, traqué, en compagnie de sa femme Lili, de l'acteur Le Vigan et de son chat Bébert, semble conduire un bal vertigineux. Avec la jubilation morose que l'on sait, il fait exploser sous nos veux un univers qui tient de Shakespeare, de Hoffmann et de Fritz Lang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce «Kaputt» frénétique, de ce typhon en forme de fresque, le personnage central est évidemment Céline. Sans quitter le plan du délire, l'épopée cède au lyrisme. L'autojustification, la rancoeur, la rage de s'être montré si «con», la provocation, l'incommensurable mépris pour notre monde («&lt;span style="font-style: italic;"&gt; le monde nouveau, communo-bourgeois, sermonneux, tartufe infini, automobiliste, alcoolique, bâfreur, cancéreux, connaît que deux angoisses ?son cul ? son compte ?, le reste, il s'en fout !&lt;/span&gt; ») composent un mélange parfaitement détonant. A cause de la monstrueuse, scandaleuse sincérité (ou impudeur, comme vous voudrez) de son auteur. On ne cesse de prendre notre «baveux» sur le vif, au coeur du cratère, en pleine éruption, pendant le déluge des laves. C'est du lyrisme à haute tension que dis-je c'est de l'exhibitionnisme. Qu'on imagine un Victor Hugo lancé tous freins cassés, dans un schuss vertigineux, ou plutôt un Rabelais à réacteur. Rabelais, non parce que l'un et l'autre recourent à la grossièreté (ce qui serait une vue bien simple), mais parce que chez l'un et l'autre, la « grossièreté » est l'expression nécessaire d'un « grossissement » dans la vision du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les chroniqueurs sans conscience rapetissent, expliquent, mesquinent les faits ! Oh ! votre serviteur ? du tout ! le respect des somptuosités !&lt;/span&gt; » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Normance&lt;/span&gt;). Je vois dans Bardamu-Céline le Pantagruel de l'ère atomique, non plus bénisseur d'une Renaissance dont il attend tous les miracles, mais en pétard (au sens propre) contre son époque, embarqué, malgré lui, dans une répugnante expédition (qui n'est plus imaginaire), secoué d'une frénésie verbale qui abandonne rarement le mode de l'émeute individuelle. Ferdinand la Colère, ou le Grand Soir fait homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une éruption volcanique. La force (la sincérité) de Céline vient de ce qu'il s'est forgé, comme Rabelais, un langage à la mesure de son lyrisme. Céline, c'est essentiellement un souffle, un style - ou, selon sa propre expression, une « certaine petite musique ». Il a transporté l'éruption volcanique dans le vocabulaire, la syntaxe et la ponctuation. Ecriture en transes, ouragan des couleurs, «Nord» progresse encore, semble-t-il, sur la voie de la libération stylistique, vers l'expression immédiate du rendu émotif, l'exacte répercussion des vertiges. Ou ne peut rêver accord plus étroit entre ce style brutal, déconcertant, où le raffinement suprême conduit à l'utilisation d'une syntaxe «à l'état sauvage» et la sauvage apocalypse de notre récente Histoire, la chute de cette maison Usher qu'était l'Allemagne nazie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non plus qu'accord plus intime entre cette écriture et ce picaro de la banlieue parisienne, ce dynamiteur verbal, ce Pierrot bourru, bouffeur de nuages naviguant, entre mémoire et prophétie, du rabâchage à la vaticination, ce vieillard haineux, génial et radoteur, ce vieux clown grandiose d'un cirque à l'échelle de notre globe où il assure à la fois le boniment et la parade, les cabrioles et les grimaces, la voltige et le dressage des fauves - ricanant d'angoisse à l'idée du dernier rivage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Express&lt;/span&gt;, 26 mai 1960.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-993838022945770631?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/993838022945770631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/bardamu-nouveau-seul-contre-tous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/993838022945770631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/993838022945770631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/bardamu-nouveau-seul-contre-tous.html' title='Bardamu à nouveau seul contre tous - &lt;i&gt;L&apos;Express&lt;/i&gt; - 26 mai 1960'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-pRCwXFLxBzA/TxbU1Nd6sBI/AAAAAAAADQE/_m4z-__U6S0/s72-c/nord.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-3939613551587585506</id><published>2012-01-18T14:35:00.004+01:00</published><updated>2012-01-18T14:39:52.608+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline : Voyage au bout de la nuit en version électronique gratuite</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; de Louis-Ferdinand Céline est tombé dans le domaine public au Québec. Il est téléchargeable en version pdf et epub depuis le site de la Bibliothèque électronique du Québec :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://beq.ebooksgratuits.com/"&gt;http://beq.ebooksgratuits.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-3939613551587585506?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/3939613551587585506/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-voyage-au-bout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3939613551587585506'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3939613551587585506'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-voyage-au-bout.html' title='Louis-Ferdinand Céline : &lt;i&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/i&gt; en version électronique gratuite'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-5967235692490674434</id><published>2012-01-18T13:35:00.008+01:00</published><updated>2012-01-18T13:50:41.111+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Frédéric Mitterrand - Le désir et la chance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221129512/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221129512"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 225px; height: 347px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-bv6vQsJRKas/Txa-Hpb24EI/AAAAAAAADP8/bcsulFM7G44/s400/mitterrand%2Bdesir%2Bchance.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698951417074999362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, revient dans son dernier livre &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0); font-weight: bold;" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221129512/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221129512"&gt;Le désir et la chance&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; qui vient de paraître chez Robert Laffont, sur sa décision de supprimer le nom de Louis-Ferdinand Céline du Recueil des célébrations nationales 2011.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Présentation de l'éditeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Avec la liberté de ton et d'esprit qui le caractérise, Frédéric Mitterrand l'écrivain nous raconte Frédéric Mitterrand le ministre. Qu'est-ce qu'être ministre de la Culture et de la Communication à l'heure où la politique culturelle est un des grands enjeux des élections, et où le ministère comme son occupant actuel sont l'objet de vives controverses ? En nous livrant un témoignage direct sur son action aujourd'hui, Frédéric Mitterrand revient sur les conditions de son arrivée au ministère, depuis la direction de la Villa Médicis à Rome et son baptême du feu avec le vote de la loi HADOPI, et sur tous les domaines de son action : la préservation de son budget, les défis du numérique, du livre à la télévision, l'action culturelle outre-mer, les grands chantiers, le patrimoine, le cinéma, les langues, le spectacle vivant, les coopérations internationales... Un témoignage très personnel sur des sujets parfois méconnus des citoyens, comme les relations avec les parlementaires et les élus locaux, les arcanes des négociations budgétaires, les relations de l'Etat avec les créateurs. Une invitation à découvrir de l'intérieur la vie d'un ministère cher aux Français depuis sa création par André Malraux en 1959.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Mitterrand, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221129512/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221129512"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le désir et la chance&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Robert Laffont, 2012.&lt;br /&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221129512/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221129512"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A lire&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/frederic-mitterrand-un-ministre-pas-comme-les-autres_1072238.html"&gt;Frédéric Mitterrand, un ministre pas comme les autres&lt;/a&gt; par Jérôme Dupuis (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'Express&lt;/span&gt;, 17 janvier 2012)&lt;br /&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/much-ado-about-nothing-par-charles.html"&gt;Much Ado about Nothing&lt;/a&gt; par Charles-Louis Roseau (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Célinien&lt;/span&gt;, 4 janvier 2012)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-5967235692490674434?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/5967235692490674434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/frederic-mitterrand-le-desir-et-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5967235692490674434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5967235692490674434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/frederic-mitterrand-le-desir-et-la.html' title='Frédéric Mitterrand - &lt;i&gt;Le désir et la chance&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-bv6vQsJRKas/Txa-Hpb24EI/AAAAAAAADP8/bcsulFM7G44/s72-c/mitterrand%2Bdesir%2Bchance.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-4557819189960094817</id><published>2012-01-17T17:48:00.001+01:00</published><updated>2012-01-17T17:48:49.913+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Les Destouches à Copenhague par Bente Johansen-Karild</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-tl9ArorgH_8/TxWmQsxyRWI/AAAAAAAADPY/S0IWwnZIFKw/s1600/Bente+Johansen+Karild.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://3.bp.blogspot.com/-tl9ArorgH_8/TxWmQsxyRWI/AAAAAAAADPY/S0IWwnZIFKw/s640/Bente+Johansen+Karild.jpg" width="448" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une correspondance inédite de Céline à Bente Johansen a été mise aux enchères le 22 janvier 2011. En attendant une prochaine publication, nous revenons, à travers plusieurs de ses témoignages, sur cette jeune fille qui rencontra le couple Destouches pendant leur exil danois. Née en 1927, elle a dix-huit ans lorsqu'elle rencontre pour la première fois le couple Destouches à leur arrivée à Copenhague en 1945. Elle est la fille de Ella Johansen, amie de Karen Marie Jensen. Comme Lucette, elle fréquente le cours de danse de Birger Bartholin et s'installe avec elle dans l'appartement mis à disposition par Karen Marie Jensen pendant l'incarcération de Céline. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Destouches à Copenhague par Bente JOHANSEN-KARILD&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bébert, immortalisé par son propriétaire, Louis-Ferdinand Céline, était un superbe chat, fort intelligent, aux grands yeux expressifs. On pouvait se promener avec lui comme si c’était un chien, et maintenant, trente ans plus tard, c’est presque si je me souviens mieux de lui que de ses maîtres. Pourtant, durant toute une période, j’ai vu Louis et Lucette Destouches presque quotidiennement. J’ai souvent assisté au spectacle de Céline écrivant, Bébert bien installé sur ces genoux, puis relisant à haute voix ce qu’il avait écrit, pour entendre le rythme des mots. C’est au demeurant, cette musique des mots qui l’a rendu célèbre, plutôt que le contenu fréquemment bizarre et embrouillé de ses livres. Rien d’étonnant à ce que l’intérêt de le lire en traduction ait été très mesuré. Les mots qui doivent surtout frapper par leur sonorité et leur couleur ne peuvent se traduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucette s’entraînait, tout comme moi, à l’école de danse de Birger Bartholin. En outre, elle me donnait des leçons de danse classique. Elle battait la mesure avec des castagnettes. C’était quelque chose d’inédit à l’époque, avant que la fièvre du Greco ne gagne Copenhague. On pourrait peut-être croire que le rythme des castagnettes n’est pas approprié à la danse classique, et pourtant, dans la danse basque, il y a beaucoup de figures qui rappellent le ballet.&lt;br /&gt;A l’inverse de nous autres, qui étions en collant sombre, Lucette portait des collants de laines clairs, tricotés : ils soulignaient ses forts mollets et ses hanches larges, qui donnaient surtout cette impression parce qu’elle avait une large ceinture élastique, très serrée, autour de la taille, ce qui contrastait avec un buste étroit, un long cou et des sourcils soigneusement épilés à la française. Il régnait alors, tout comme maintenant, une atmosphère très internationale aux cours de Birger Bartholin. Des artistes venaient y dessiner, et l’enseignement était suivi par nombres de passionnés de ballet, quelquefois par Céline lui-même, habillé habituellement en bohème, veston de velours et pantalon tire-bouchonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les leçons, j’aidais le couple à faire les courses et l’accompagnais jusqu’à l’appartement de Ved Stranden, dont ma mère (1) s’occupait et avait les clefs en l’absence de son amie (2). Céline, qu’elle avait rencontré et avec qui elle avait conversé, avant la guerre, à Paris et à Copenhague, lui avait montré une lettre de Karen Marie qui l’autorisait, lui, à habiter l’appartement. Ma mère lui procurait l’aide qu’elle pouvait, notamment par mon entremise, car moi, j’avais le temps de bavarder avec le couple et de lui rendre de menus services d’ordre pratique. Et puis, c’était une bonne chose de pratiquer le français !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dernières années, la presse danoise a publié, de temps à autre, des articles sur Céline. Naturellement, je les ai lus avec intérêt, tout en constatant à plusieurs reprises qu’ils s’appuyaient sur des informations erronées, de même que les articles à sensation de Henning Fenger (3) que je m’étonne de lire dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Weekend Avis&lt;/span&gt;, et ce d’autant plus que la femme de Fenger, Lise Lander, m’a téléphoné pour me demander des renseignements sur « l’or » de Céline et que Henning Fenger feint de ne pas savoir que la maison de mon enfance se trouvait à Staegers Allé. C’est là que j’ai gardé Bébert en pension, c’est là que Lucette a bénéficié pendant plusieurs semaines de l’hospitalité de mon père et de ma mère après son incarcération. Ils ont même accepté qu’ensuite j’aille habiter à Ved Stranden avec Lucette, qui avait peur de rester seule. En retour, j’ai été plus tard invitée par la mère de Lucette en France, où je désirais poursuivre mes études de danse. Ainsi des mois durant, j’ai été en contact quasi quotidien avec les Destouches. En été, pendant mon séjour à la campagne, j’échangeais, plusieurs fois par semaine, une correspondance avec eux. Je recevais des lettres des deux, accompagnées de mes propres lettres corrigées en un meilleur français par Louis-Ferdinand Céline ! Correspondance que j’ai proposé à la Bibliothèque Royale de Copenhague avant d’en céder la majeure partie en France, en 1973. Céline m’écrivait toujours : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Garde mes lettres ! Un jour, tu pourras t’acheter un cheval avec !&lt;/span&gt; » (Au cours du jour, cela n’a été qu’un tiers de cheval.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’or » de Céline ? Pas des lingots, mais des pièces d’or, que Céline avait introduites légalement au Danemark et déposées à l’agence de la Privatbanken de Peter Bangsvej. Pendant la guerre, elles ont été, à sa demande, enterrées, puis déterrées, après son arrivée au Danemark, et remises à l’écrivain en mains propres. Par ailleurs, il portait sur lui en arrivant une ceinture avec des pièces d’or dedans. Il en offrit une certaine quantité. A moi, il m’en donna deux, que je fis monter en sautoir.&lt;br /&gt;La disparition de « l’or » ? Ma foi, c’est l’histoire de la petite plume qui peut facilement devenir cinq grosses poules (4). Lucette a demandé à ma mère de lui prêter de l’argent pendant que son mari était en prison, et elle lui a remis en dépôt-garantie une quarantaine de pièces d’or. Il est humainement compréhensible qu’elle n’ait pas osé l’avouer à son mari si regardant et qu’elle ait préféré que cette cachotterie aboutisse plutôt à une brouille entre lui et ses amis de longue date.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bente KARILD&lt;/span&gt; (5)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Traduction de François Marchetti.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;1 – Elle Johansen.&lt;br /&gt;2 – Karen Marie Jensen.&lt;br /&gt;3 – Ancien lecteur danois à la Sorbonne. Par la suite, professeur de littérature à l’Université de Aarhus.&lt;br /&gt;4 – Sujet d’un célèbre conte d’Andersen pour illustrer les méfaits de l’exagération : un menu incident, à force d’être colporté de bouche en bouche, finit par devenir un drame de vastes proportions.&lt;br /&gt;5 – Bente Johansen, de son nom de jeune fille.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-4557819189960094817?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/4557819189960094817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/les-destouches-copenhague-par-bente.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4557819189960094817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4557819189960094817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/les-destouches-copenhague-par-bente.html' title='Les Destouches à Copenhague &lt;i&gt;par Bente Johansen-Karild&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-tl9ArorgH_8/TxWmQsxyRWI/AAAAAAAADPY/S0IWwnZIFKw/s72-c/Bente+Johansen+Karild.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2942928098987226188</id><published>2012-01-17T17:11:00.002+01:00</published><updated>2012-01-17T17:16:13.684+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Céline et Karl Epting - NRH n°58 - Janvier/Février 2012</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-hMKX4Ggunk4/TxWecQus7zI/AAAAAAAADPQ/VKhZocsqFiM/s1600/NRH58.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 312px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-hMKX4Ggunk4/TxWecQus7zI/AAAAAAAADPQ/VKhZocsqFiM/s400/NRH58.jpg" com="" img="" gifalt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698635111871606578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Nouvelle Revue d'Histoire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; consacre un article à Céline et Karl Epting dans son n°58 de janvier-février 2012.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vente en kiosque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.la-nrh.fr/"&gt;www.la-nrh.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2942928098987226188?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2942928098987226188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-et-karl-epting-nrh-n58.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2942928098987226188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2942928098987226188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/celine-et-karl-epting-nrh-n58.html' title='Céline et Karl Epting - &lt;i&gt;NRH&lt;/i&gt; n°58 - Janvier/Février 2012'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-hMKX4Ggunk4/TxWecQus7zI/AAAAAAAADPQ/VKhZocsqFiM/s72-c/NRH58.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-3336815252316271646</id><published>2012-01-17T17:07:00.003+01:00</published><updated>2012-01-17T17:09:58.938+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline... «Tout juste un individu»  par Pierre Lalanne</title><content type='html'>Le dernier article de Pierre Lalanne vient de paraître. Intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Louis-Ferdinand Céline... «Tout juste un individu»&lt;/span&gt;, il est à lire sur son site : &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://celinelfombre.blogspot.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-tout-juste-un.html"&gt;L'ombre de Louis-Ferdinand Céline&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-3336815252316271646?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/3336815252316271646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-tout-juste-un.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3336815252316271646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3336815252316271646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-tout-juste-un.html' title='Louis-Ferdinand Céline... «Tout juste un individu»  &lt;i&gt;par Pierre Lalanne&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8599096754902192617</id><published>2012-01-16T16:45:00.010+01:00</published><updated>2012-01-16T17:08:01.534+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Radio/Vidéo'/><title type='text'>Radio Suisse Romande - Louis-Ferdinand Céline interviewé par Louis-Albert Zbinden</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.rts.ch/archives/radio/information/miroir-du-temps/3366201-l-f-celine-25-07-1957.html"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 318px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-ail-FYsO-W4/TxRGO1_ZGkI/AAAAAAAADOc/qz5bpoQ-GS4/s400/radio_micro1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5698256649355598402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La Radio Télévision Suisse (RSR et TSR) numérise progressivement ses archives audio et vidéo. L'occasion de (re)découvrir l'interview de Céline réalisé par Louis-Albert Zbinden diffusée le 25 juillet 1957 sur les ondes de la Radio Suisse Romande dans son intégralité (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;avec 4 minutes de présentation très peu connues d'une journaliste de la chaîne&lt;/span&gt;) :&lt;br style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;br style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0); font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;&lt;a href="http://www.rts.ch/archives/radio/information/miroir-du-temps/3366201-l-f-celine-25-07-1957.html"&gt;&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;www.rts.ch&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8599096754902192617?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8599096754902192617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/radio-suisse-romande-louis-ferdinand.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8599096754902192617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8599096754902192617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/radio-suisse-romande-louis-ferdinand.html' title='Radio Suisse Romande - Louis-Ferdinand Céline interviewé par Louis-Albert Zbinden'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ail-FYsO-W4/TxRGO1_ZGkI/AAAAAAAADOc/qz5bpoQ-GS4/s72-c/radio_micro1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2402224470275311212</id><published>2012-01-15T04:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-15T04:00:03.867+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline a été enterré hier à Meudon - Gazette de Lausanne - 5 juillet 1961</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-kUUdNLeZdvo/TxHzsLIy8WI/AAAAAAAADOE/Y2iVmVIewic/s1600/cimetiere+longs+reages+2008.JPG" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="640" src="http://4.bp.blogspot.com/-kUUdNLeZdvo/TxHzsLIy8WI/AAAAAAAADOE/Y2iVmVIewic/s640/cimetiere+longs+reages+2008.JPG" width="480" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le docteur Louis Destouches en littérature L.F.Céline a été enterré hier à Meudon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il avait atteint, à son âge d’homme, les limites du désespoir contemporain, mais si les cris farouches, la négation du destin humain, l’antisémitisme le plus résolu peuplent et remplissent ses livres, ce n’est pas sous le coup d’une fougue incontrôlée. Le désespoir, la satire féroce, la condamnation, sans doute, les eut-il pour compagnons de chevet et de vie. Toutefois, il ne les subit pas en homme qui n’en peut plus et cède. Il les conduisit à sa guise, les dirigea comme on guide une troupe de choc : ce que la guerre d’aujourd’hui nomme, cédant au vertige de l’anglicisme, un&lt;span style="font-style: italic;"&gt; commando&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est que Céline éprouva au plus haut degré la conviction de la décadence historique de sa patrie et qu’il  reporte sur ses créatures romanesques ce sentiment aigu de l’irrémédiable. Il annonçait, sarcastiquement, la défaite dans ce livre prophétique (1939), qui a pour titre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’École des cadavres&lt;/span&gt;, lequel succédait à ce torrentiel pamphlet anti-israélite : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt; (1938). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Beaux draps &lt;/span&gt;(1941) insistait sur l’enrichissement et le bas embourgeoisement de la masse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Médecin pratiquant en France et aux colonies, puis chef de dispensaire dans la banlieue de Paris, Céline dénonçait avec la même furieuse violence les ravages de l’alcool. Je passe de la passion vichyssoise de Céline et sur ce portrait à peine déguiser de Laval tel qu’il apparaît dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;D’un château l’autre&lt;/span&gt; (1957). Je passe, non à cause d’une attitude qui était pure affaire personnelle, mais parce que ce second &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt; était loin de valoir le livre extraordinaire : Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; qui, en 1932, d’une façon démoniaque et, aussi, saisissante, assît la réputation de Louis-Ferdinand Céline.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est que ce pamphlet d’acier, ce tir à boulets rouges, s’ils expriment la révolte dégoûtée, écoeurée, d’un médecin (un temps exerçant en Afrique), n’en pouvant plus d’indignation devant la médiocrité humaine et la déchéance d’un certain monde médical, c’est que cette charge furieuse nous en dit plus sur l’homme qui l’écrivit que ses autres « nausées ». On y découvre, entre deux traversées de marais, où la boue fait « floc-floc » sous les pas, un être qui ne prône pas seulement – par bravade – la scatologie et l’ordure, mais qui est capable de coucher sur le papier des pensées exquises.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ravissantes clairières pratiquées dans la forêt pestilentielle.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tenez, voilà un aveu que Barrès devait recueillir dans son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Journal &lt;/span&gt;: « Nous crevons d’être sans légende, sans grandeur, sans mystère. » L’absurdisme ricanant de Céline n’atteint donc pas toujours à l’écrasant nihilisme sartrien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a voulu voir dans le style « furibard », passez moi le mot, de Céline, comme un reflet accentué et modernisé de la verve rabelaisienne. Jugement téméraire. Si la langue des diatribes céliniennes emprunte curieusement à l’argot, il lui manque ce lustre, cette santé, que seul pouvait communiquer à sa prose le grand Rabelais acquis tout à la fois au rire et à la raillerie sociale et humaine. Céline ne riait guère. Il pratiquait moins le truculent jet de venin que la douche au pus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant quel grand imagier lorsqu’il le veut bien, lorsqu’il évoque ces nuits sans issue où il rôdait : « Ayant atteint la porte, à l’octroi, on passe devant le bureau moisi où végète un petit employé vert. C’est tout près, alors ; les chiens de la zone sont à leur poste d’aboi. Sous un bec de gaz, il y a des fleurs quand même, celles de la marchande qui attend toujours là, les morts qui passent d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre. Le cimetière, un autre encore à côté, et puis le boulevard de la Révolte. Il monte avec toutes ses lampes, droit et large, en plein dans la nuit. C’est ma rue. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette rue que le docteur Destouches ne parcourra plus en cherchant, avec colère et tristesse, à établir si le malheur des hommes vient d’eux-mêmes ou naît de leur condition dans la vie sociale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean NICOLLIER&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gazette de Lausanne&lt;/span&gt;, 5 juillet 1961.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Auteur de « Bagatelles pour un massacre », de « Mort à crédit » et du « Voyage au bout de la nuit », le médecin Louis Destouches dit « Louis-Ferdinand Céline », a été frappé d’une crise cardiaque dans le pavillon de Meudon où il habitait. Il s’en va à 66 ans.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Photo &lt;i&gt;Le Petit Célinien &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2402224470275311212?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2402224470275311212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-ete-enterre-hier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2402224470275311212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2402224470275311212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-ete-enterre-hier.html' title='Louis-Ferdinand Céline a été enterré hier à Meudon - &lt;i&gt;Gazette de Lausanne&lt;/i&gt; - 5 juillet 1961'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-kUUdNLeZdvo/TxHzsLIy8WI/AAAAAAAADOE/Y2iVmVIewic/s72-c/cimetiere+longs+reages+2008.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-4618166364886088404</id><published>2012-01-14T12:13:00.003+01:00</published><updated>2012-01-14T12:14:58.436+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Lucette Destouches et le chat Bébert (Danemark)</title><content type='html'>&lt;table class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-SDex5O5z1VI/TxFi-dQAZwI/AAAAAAAADNw/XHQKOqrPmj8/s640/Lucette+B%25C3%25A9bert+Danemark.jpg" width="640" border="0" height="255" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Lucette Destouches et le chat Bébert, dans son sac, au Danemark&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-4618166364886088404?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/4618166364886088404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/lucette-destouches-et-le-chat-bebert.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4618166364886088404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/4618166364886088404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/lucette-destouches-et-le-chat-bebert.html' title='Lucette Destouches et le chat Bébert (Danemark)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-SDex5O5z1VI/TxFi-dQAZwI/AAAAAAAADNw/XHQKOqrPmj8/s72-c/Lucette+B%25C3%25A9bert+Danemark.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2934389596422941925</id><published>2012-01-12T17:02:00.004+01:00</published><updated>2012-01-12T17:13:36.023+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Concert Louis-Ferdinand Céline lundi 16 janvier 2012 à Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-T1jAIrGKhrE/Tw8GY0Kl3TI/AAAAAAAADNI/-98jGt4bNuo/s1600/logo_lectures.gif"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 228px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-T1jAIrGKhrE/Tw8GY0Kl3TI/AAAAAAAADNI/-98jGt4bNuo/s400/logo_lectures.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5696779077036662066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alexandre Pallu et Rémy Oswald proposeront, dans le cadre des "&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0); font-weight: bold;" href="http://www.leslecturesdulundi.fr/"&gt;Lectures du lundi&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;", une "lecture musicale" de Louis-Ferdinand Céline.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;C'est le Céline des années 60 qui parle avec toute l'aigreur de son isolement, ses emprisonnements , terrorisé par l'épuration de la fin de la guerre et paranoïaque quand aux multiples assassinats qui pourraient se tramer contre lui. Cela ne l'empêche pas de s'occuper encore de sa médecine net de ses malades. Un soir, a Meudon, il descend faire une visite a Mme Niçois... Le style est exclamatoire, aigre, noir, tout en digressions et en errance de mots nous chercherons la résonance musicale, rythmique, en ruptures s&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;uccessives et sans fins de cette aventure nocturne macabre et TOUJOURS  solitaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lundi 16 Janvier 2012 à 21h00&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Restaurant La Pelouse&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;86, rue Botzaris&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;75019 Paris&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Avec Remi Oswald à la guitare électrique, lecture dirigée par Alexandre Pallu&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Comédiens-Lecteurs : Alexandre Pallu et Rémy Oswald&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2934389596422941925?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2934389596422941925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/concert-louis-ferdinand-celine-lundi-16.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2934389596422941925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2934389596422941925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/concert-louis-ferdinand-celine-lundi-16.html' title='Concert Louis-Ferdinand Céline lundi 16 janvier 2012 à Paris'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-T1jAIrGKhrE/Tw8GY0Kl3TI/AAAAAAAADNI/-98jGt4bNuo/s72-c/logo_lectures.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-7268247971931822674</id><published>2012-01-11T16:48:00.000+01:00</published><updated>2012-01-11T16:49:34.041+01:00</updated><title type='text'>Christine Larivière expose le 12 janvier 2012 à Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 308px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-2G6nvsB63SE/TvHCdfpjCRI/AAAAAAAADEY/FIjQCfs-iec/s400/Buste%2Bbronze%2Bpar%2BChristine%2BLarivi%25C3%25A8re%2BH30xL20cm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688541616313403666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous vous présentions, dans le &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/10/le-petit-celinien-n68.html"&gt;n°68 du Petit Célinien&lt;/a&gt; du 25 octobre 2010, le travail de Christine Larivière, sculpteur, qui a réalisé ce buste en bronze de Céline. Vous pourrez découvrir son travail à Paris le 12 janvier 2012 lors d'une exposition personnelle organisée par la mairie du 6è arrondissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.christine-lariviere.com/"&gt;www.christine-lariviere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mairie du 6e&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;78 rue Bonaparte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;75006 PARIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Métro Saint-Sulpice &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-7268247971931822674?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/7268247971931822674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/christine-lariviere-expose-le-12.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7268247971931822674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7268247971931822674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/christine-lariviere-expose-le-12.html' title='Christine Larivière expose le 12 janvier 2012 à Paris'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-2G6nvsB63SE/TvHCdfpjCRI/AAAAAAAADEY/FIjQCfs-iec/s72-c/Buste%2Bbronze%2Bpar%2BChristine%2BLarivi%25C3%25A8re%2BH30xL20cm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-5629137221173099546</id><published>2012-01-10T17:22:00.000+01:00</published><updated>2012-01-10T17:22:04.132+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Voyage au bout de la… fange - Gazette de Lausanne - 2 février 1933</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-8Cc1Glo_4KA/Twxlgj0l0UI/AAAAAAAADMY/RO8i4OPHz6w/s1600/voyage+1932.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://3.bp.blogspot.com/-8Cc1Glo_4KA/Twxlgj0l0UI/AAAAAAAADMY/RO8i4OPHz6w/s400/voyage+1932.jpg" width="295" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notre rédacteur en chef a fait ici même le procès des gens qui flirtent avec Moscou et forment l’équipage du bateau dernier arrivé. Ce sont ces mêmes défaitistes à l’intelligence mal affermie et au snobisme invétéré, qui s’apitoient sur l’un des « favoris » évincés du Prix Goncourt : le médecin Destouches, en littérature Louis-Ferdinand Céline. Tout comme le lauréat Mazeline, auteur des &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B003BQC1UC/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=B003BQC1UC" style="color: #990000;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Loups&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, M. Destouches alias Céline a publié un volume imposant de par sa masse. Son &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; ne compte pas moins, en effet, de 625 pages. S’il ne fut pas couronné, son chiffre de vente demeure cependant considérable. On a calculé que 7 Céline sont vendus pour un Mazeline.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais le goût de la beauté littéraire comme la passion des puissantes enquêtes psychologiques, sont étrangers à ce succès de librairie. Nous nous retrouvons, à peu de choses près, devant un cas semblable à celui de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Garçonne&lt;/span&gt;, que ni le style incertain de son auteur, ni ses audaces, en somme timides à côtés de celles d’un Zola ou d’un Lauwrence, ne désignaient impérieusement à l’attention du public. La vérité, c’est qu’une foule aveulie se repaît, dans ce roman, du spectacle de sa propre déchéance. Elle ne voudrait pour rien au monde tenir lieu de terreau d’essai aux disciples de Lénine, ce qui la troublerait  dans ses habitudes et son matérialisme. Cela ne lui interdit nullement, en revanche, de vouer de l’admiration à ces pseudo-pamphlétaires dont, rompant avec le conformisme, les livres offrent un tremplin à l’idéal (?) révolutionnaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Céline, en couvrant d’opprobre la défense nationale, en salissant tout effort humain vers un plan élevé, en inondant d’un fiel épais et triste l’honnêteté bourgeoise, les humbles dévouements, les rayons, les ombres de la vie médicale, fait passer dans la moelle de beaucoup un frisson où la peur se mêle au plaisir. Frémissement craintif ? Sourde volupté ? Ils seraient embarrassés de le dire tout en subissant volontiers l’influence de ces Danton en miniature et de ces Lénine anémiés qu’ils prennent pour des prophètes. Un œil sur leur compte en banque, bon nombre de bourgeois se repaissent ainsi de littérature extrémiste, avec le sentiment intime de se conduire en grands esprits indépendants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On l’a bien vu en France, pendant la campagne anti-goncourtiste qui fut la conséquence de l’échec de M. Céline devant l’Académie des Dix. On le voit dans notre propre pays où, non content de s’apitoyer sur le sinistre Léon Nicole, plus d’un intellectuel bolchévisant brandit le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;. Cet état d’esprit est plus répandu qu’on le pense. Il a son origine dans la conviction, inavouée, qu’une attitude libertaire, consentie sans grand effort, serait de nature, en cas de triomphe de la révolution, à ménager les bonnes grâces socialistes. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Fier courage, vraiment !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Snobisme, crainte de paraître bourgeois, flirt avec les théoriciens d’extrême-gauche, connivence discrète avec les ennemis de la défense du sol natal, sont-ce là les seuls motifs de la vogue de M. Céline ? Je pense qu’il y faut voir encore le penchant contemporain à s’encanailler et, aussi, l’indulgence désormais acquise, dans un certain monde, à ceux qui écrivent la langue verte pour mieux délivrer le lecteur paresseux de toute préoccupation grammaticale. M. Céline est, sans doute, animé de ces pieux (?) sentiments, car son « style » est truffé, aux bons endroits, de tous les barbarismes en vogue et des fautes de français les plus choisies.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il manifeste une préoccupation visible d’enfreindre les règles élémentaires de la syntaxe, mêlant consciencieusement le discours direct à l’autre, passant sans crier gare de la première à la troisième personne et nous assénant, toutes les fois qu’il le peut, des « nous partîmes&lt;span style="font-style: italic;"&gt; à&lt;/span&gt; » triomphants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;où&lt;/span&gt; partons-nous » puisque c’est là l’expression chère à M. Céline ? Où donc tout ce beau langage nous mène-t-il ? Chez des gens d’un attrait nul et dans une société qui répand autour d’elle un tenace relent de pourriture. Et c’est bien là le tort fondamental de ce livre. En dépit de tout ce qu’il y a de « fabriqué », d’artificiellement outrancier dans ce roman, malgré l’aigre rancœur dont il déborde, le vaincu du prix Goncourt n’est pas dépourvu de force ni ne manque de pouvoir évocateur. Voués à des fins moins lamentables, ses efforts eussent abouti à un livre à la tonalité sombre et donc conforme au tempérament de l’auteur, mais d’une certaine puissance massive.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes loin de compte. D’un bout à l’autre, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt; trahit le désir de faire triste et, aussi, une pénible hantise scatologique. Cela débute par l’habituelle déclamation contre la défense du territoire français en 1914, comme si l’ex-maréchal des logis Destouches avait honte d’avoir été cité pour sa conduite au feu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après quoi, le héros démobilisé ayant trouvé emploi en Afrique occidentale, il juge de bon ton de couvrir d’ordure l’effort colonial de la France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aux Etats-Unis, il est entretenu par une fille de lupanar, ce qui l’encourage à prononcer de violentes diatribes contre le régime politique du pays. Ensuite, c’est le retour à Paris et l’achèvement approximatif des études de médecine. Suit l’ouverture d’un cabinet de consultation en banlieue. Glorieuse occasion de s’étendre en long et en large sur les tares physiologiques de la clientèle dont nous sont décrits, avec toutes les précisions picturales et olfactives nécessaires, les maladies et les vices. Vraiment, Céline se délecte. Il nage dans la déjection. Bien pis, entre deux offensives contre l’Institut Pasteur et les asiles d’aliénés, il embarque les lecteurs dans les démêlés crapuleux et suprêmement ennuyeux d’une certaine famille Henrouille. Et lorsqu’il ne sait plus comment sortir de ce labyrinthe, il supprime par le suicide ou par la démence les plus embarrassants de ses personnages.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A sa lâche attitude envers la civilisation qui le nourrit et le protège, le Dr Destouches-Céline ajoute d’autres fautes d’ordre littéraire. A vrai dire, le principal défaut de son sale livre est de constituer, ni plus ni moins, une trahison envers la cause romanesque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Léon Daudet a eu ce mot profond : « Le roman est une clinique ou une féerie. » J’entends bien : le roman peint la vie courante, il n’hésite pas, souvent, à copier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais avec les ressources de l’art&lt;/span&gt;, ce qu’il y a de plus positif et ordinaire autour de nous. Ou bien, s’évadant du naturalisme, s’arrachant à l’ornière quotidienne, il se développera en pleine fantaisie, représentant en couleurs diaprées la beauté des femmes, la variété des fleurs, les figures du désir et de l’amour. Soit ! Mais qu’elle que soit l’orientation du romancier, petit-fils des gens de Médan ou proche parent de M. Edmond Jaloux, il n’est pas dispensé pour autant de la curiosité des valeurs spirituelles ou, si l’on préfère, de l’anxiété morale. Se pencher sur des cobayes tous semblables et voués à l’automatisme, ce n’est pas là la vraie mission de l’écrivain. Les nuances du cœur, les traditions ethniques ou familiales, la délicatesse intérieure, la psychologie tout court doivent le retenir, qu’il soit formé à l’école Zola ou à celle de Giraudoux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est ce dont M. Céline semble se soucier comme poisson d’une pomme. C’est aussi ce qui prive son ouvrage de tout ciel, de toute perspective, de toute résonance prolongée dans la sensibilité du lecteur. Il faut vraiment que les gens d’aujourd’hui craignent terriblement le romancier  assez imprudent pour leur tendre un miroir, puisqu’ils font fête à un livre qui ne reflète rien sinon le pire désespoir. Et de ces pages compactes, ce n’est ni le phénol d’une clinique, ni le parfum des contes de fée qui se dégage, mais seulement, entêtante et odieuse, l’odeur de la décomposition.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean NICOLLIER&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gazette de Lausanne&lt;/span&gt;, 2 février 1933.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-5629137221173099546?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/5629137221173099546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/voyage-au-bout-de-la-fange-gazette-de.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5629137221173099546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5629137221173099546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/voyage-au-bout-de-la-fange-gazette-de.html' title='Voyage au bout de la… fange - &lt;i&gt;Gazette de Lausanne&lt;/i&gt; - 2 février 1933'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-8Cc1Glo_4KA/Twxlgj0l0UI/AAAAAAAADMY/RO8i4OPHz6w/s72-c/voyage+1932.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2815542156398236502</id><published>2012-01-09T16:09:00.000+01:00</published><updated>2012-01-09T17:44:55.801+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>L'univers co(s)mique de Céline par Rémi Astruc</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-KKwRN2EBOwg/Twm7JupI3HI/AAAAAAAADLs/hVQ2JZZV9s4/s1600/emotion.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 316px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-KKwRN2EBOwg/Twm7JupI3HI/AAAAAAAADLs/hVQ2JZZV9s4/s400/emotion.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5695288979600497778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’UNIVERS CO(S)MIQUE DE CELINE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;STYLE ET PAROLE GROTESQUE DANS VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Céline s’était présenté lui-même avec une certaine virulence revendicative comme un écrivain « à style » (et non pas à idées). Quoi de plus approprié, dès lors, pour pénétrer dans son univers et plus particulièrement dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; que de le faire par ce style, inimitable et reconnaissable entre tous ? Celui-ci soutient la formidable imagination célinienne et révèle en effet presque immédiatement la richesse époustouflante de l’auteur dans son entreprise de création de langage, d’images et d’émotions. C’est en cela que l’on pourrait le qualifier de coloré, et même de « vert », ce qui signifie à la fois jeune, vif, bien sûr, mais aussi brut, direct et par là même volontiers licencieux. Ecoutons ainsi la saisissante description des activités de Mme Hérote, une tenancière de « maison », que croise le héros Bardamu au début de ses aventures :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grand nombre de rencontres étrangères et nationales eurent lieu à l’ombre rosée de ces brise-bise parmi les phrases incessantes de la patronne dont toute la personne substantielle, bavarde et parfumée jusqu’à l’évanouissement aurait pu rendre grivois le plus ranci des hépatiques. Dans ces mélanges, loin de perdre l’esprit, elle retrouvait son compte Mme Hérote, en argent d’abord, parce qu’elle prélevait sa dîme sur les ventes en sentiments, ensuite parce qu’il se faisait beaucoup d’amour autour d’elle. Unissant les couples et les désunissant avec une joie au moins égale, à coup de ragots, d’insinuations, de trahisons. Elle imaginait du bonheur et du drame sans désemparer. Elle entretenait la vie des passions. Son commerce n’en marchait que mieux. &lt;/span&gt;(1)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce portrait de la Célestine, tout en rythmes balancés – avec une préférence pour l’élégance et la brutalité néanmoins raffinée du ternaire, est au service ici d’un humour caustique d’une puissance qu’on ne retrouve peut-être au XXe siècle et pour la prose française que dans la truculence d’un Frédéric Dard (auteur de la série populaire des San Antonio) et dont l’origine remonte en droite ligne à François Rabelais. Comme on l’a souvent dit depuis et comme le montre ce premier extrait, ce qui est d’emblée frappant dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;…, ce sont les contrastes, les chocs linguistiques, dus à ce qui apparaît comme un mélange improbable de style classique et d’oralité populaire. Le style célinien soutient en effet une esthétique du choc comique qui passe prioritairement par un mélange de niveaux de langue qui sont bien entendu habituellement aux antipodes et exclusifs les uns des autres. Car, aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a aussi du « Proust » dans ce texte, cet autre grand styliste français du début du XXe siècle. « Littéralement » d’abord, puisque Céline va tout simplement et très malicieusement convoquer ce dernier pour mieux camper le personnage de Mme Hérote et ses activités interlopes, mais surtout « stylistiquement », car voici le type de phrase (immédiatement consécutive à la précédente) dont se montre aussi capable Céline :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Proust, mi-revenant lui-même, s’est perdu avec une extraordinaire ténacité dans l’infinie, la diluante futilité des rites et démarches qui s’entortillent autour des gens du monde, gens du vide, fantômes de désirs, partouzards indécis attendant leur Watteau toujours, chercheurs sans entrain d’improbables Cythères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, même s’il convoque ainsi son grand aîné dans une mention-citation qui pourrait passer pour un hommage, Céline, au moment où il écrit le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;… en 1932, « périme » tout simplement Proust et sa phrase (2). En effet, avec ses énoncés volontiers gueulards et parodiques, Céline pastiche comiquement la période proustienne afin de mieux la décapiter par une clausule couperet, comme dans la phrase qui suit une nouvelle fois immédiatement celle que nous venons de citer : « Mais Mme Hérote, populaire et substantielle d’origine, tenait solidement à la terre par de rudes appétits, bêtes et précis. » Ainsi l’envolée quasi-lyrique et le « grand style » proustien de la phrase précédente retombent-ils brutalement avec celle-ci et la mention du bon sens limité de la maquerelle et de son instinct quasi-animal, c’est-à-dire dans un réalisme cru qui produit un violent effet humoristique aux résonances profondes et dévastatrices : c’est un tout autre univers que celui de Proust qui se met en place, beaucoup moins « glamour », assurément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Servie par ce style puissant, l’imagination de Céline se montre immense, cosmique. Comme Proust, et quelques autres grands écrivains (peu nombreux), Céline invente tout un monde, et le plaisir qui va avec, comme le faisait remarquer Roland Barthes à propos justement de l’auteur de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Recherche&lt;/span&gt;… en parlant de l’« impossibilité [pour le lecteur] de vivre hors du texte infini […] : le livre fait sens, le sens fait la vie. »  (3) En effet, après la lecture de Proust ou Céline, la propre vie des lecteurs va pouvoir s’illuminer et s’interpréter par rapport à l’œuvre, ce qui signifie que ces derniers pourront désormais retrouver un peu partout autour d’eux des moments du texte, comme déjà vus, ou plutôt déjà lus, et seront dès lors portés à lire le monde qu’ils traversent à travers le prisme particulier de ces univers textuels. Comment Céline parvient-il ainsi à créer son propre univers ? Car le style du choc comique, aussi brillant et suggestif fût-il, ne saurait à lui seul y suffire. Il faut lui adjoindre ce qui lui permettra de résonner ainsi à la mesure du monde et de l’existence du lecteur, autrement dit, si ce n’est à proprement parler la puissance des « idées », en tous cas la puissance d’un mode pour faire résonner celles-ci de manière spéciale et frappante dans la conscience du lecteur… Ce mode sera en l’occurrence le grotesque, cette forme radicale de comique (« absolue » pour Baudelaire), qui, à la différence de l’ironie, persiflage du monde existant, développe une Vision des choses qui débouche sur la présentation d’un monde autre. Dans le roman célinien, cet autre monde sera paradoxalement le monde vu enfin tel qu’il est « réellement », à savoir débarrassé d’un certain nombre d’illusions et d’apparences. Présenté comme tel, celui-ci se mue ainsi en quelque chose de tout à la fois effrayant et incroyablement comique, et ce renversement est proprement vertigineux. Ce sera dès lors le but de la suite de cette réflexion que d’examiner quelques formes, moyens et fonctions du grotesque célinien dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;PRÉSENCE ET FORMES DU GROTESQUE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Je ne me réjouis que dans le grotesque aux confins de la mort. Tout le reste m’est vain », confiait de fait Céline dans une lettre à Léon Daudet (4). L’essentiel se trouve résumé dans cette formule qui révèle que c’est dans le jeu et la proximité permanente avec la mort que s’entretiendra le vertige grotesque du roman. Très concrètement d’ailleurs, puisque le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;... c’est peut-être d’abord et avant tout de très nombreuses scènes d’agonie (les morts à la guerre, les malades à Rancy, l’avortement de la jeune fille qui tourne mal, l’assassinat de Robinson, etc.) (5). Mais c’est aussi la mention presque à chaque page des fonctions corporelles, et des rapports sexuels (à travers les petites amies de Bardamu et les nombreuses visites aux prostituées) et aussi des fonctions excrémentielles comme dans la célèbre description des toilettes du métro new-yorkais (rebaptisées « caverne fécale »), ainsi que des fonctions digestives (ou leur échec) comme par exemple lors des crises de vomissement de tel ou tel personnage malade sous le choc de la guerre, pendant la traversée de l’Atlantique, ou sous l’effet de la fièvre des tropiques. Avant tout, le roman se constitue ainsi autour d’une succession de scènes relativement brutes et brutales impliquant les fonctions organiques du corps, scènes de vie et scènes de mort. Mais le roman est aussi et peut-être plus encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;imprégné&lt;/span&gt; par ces mêmes thématiques dans un sens cette fois figuré, par lequel celles-ci produisent des images frappantes (analogies, comparaisons et métaphores), et la coloration générale si particulière de l’humour du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sexualité s’insinue ainsi jusque dans les idées, les sentiments, et les émotions de toutes sortes de personnages, les rendant cocasses ou pitoyables. On la retrouve derrière les fanfaronnades des militaires : « c’est comme les cochonneries, les histoires de bravoure, elles plaisent toujours à tous les militaires de tous les pays » (p.122) ; dans la naïveté du protagoniste : « on est puceau de l’horreur comme on l’est de la volupté » (p.14) ; aussi bien que dans l’ébahissement des soldats au front qui se retrouvent tous seuls face au feu « Mais il n’y avait plus personne pour nous surveiller ! Plus que nous, comme des mariés qui font des cochonneries quand la noce est finie » (p.12). Symptomatiquement la fonction digestive/excrémentielle se retrouve au cœur de l’image globale qui sert à caractériser la perception de la guerre par le héros Bardamu. Celle-ci est en effet appréhendée sous forme de rejet alimentaire : si Bardamu vomit, c’est que « la guerre ne passait pas » (p.21), nous dit le narrateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’omniprésence des fonctions du corps, de la sexualité et de la mort dans le texte relève alors moins ici d’une présence concrète directement commandée par l’intrigue, que de coordonnées (au sens, pourrait-on dire, mathématique d’ouverture d’un espace entre deux axes) d’une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vision &lt;/span&gt;comique qui passe essentiellement par le corps et sa déchéance : le noble, le haut, tout ce qui serait supérieur, sérieux, et en particulier la trilogie romantique – la guerre, l’amour, la mort –, sont vus ainsi par la lorgnette du bas, du vil, de l’inférieur, et finalement du ridicule pour être ramené à la trilogie grotesque du sexe, de la nourriture, de l’excrément. Ce qui se trouve souligné dans ce geste de radical et systématique rabaissement, c’est l’animalité de l’Homme, puisque ce dernier se voit réinséré sans ménagement dans le règne animal par le biais d’un rapport uniquement corporel à la vie. C’est ce qu’illustrent largement les innombrables rapprochements des hommes avec les chiens en particulier. On connaît la célèbre maxime qui rabaisse de façon définitive les hommes et leurs sentiments bêtement romantiques : « l’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches » (p.8). Mais leur éventuelle jalousie n’échappe pas plus à cette analyse qui passe les sentiments proprement humains au filtre des stratégies instinctives des animaux. Bardamu s’explique ainsi son comportement possessif envers sa compagne Musyne lorsque celle-ci se met à frayer avec des officiers argentins en disant : « J’étais encore naturel comme un animal en ce temps-là, je ne voulais pas la lâcher ma jolie et c’est tout, comme un os » (p.81). Il n’est pas jusqu’aux comportements et stratégies des hommes à la guerre qui ne soient expliqués de cette manière, comme le soi-disant courage des soldats ou la désorientation d’un général pris à revers par les manœuvres de l’ennemi, dont il est dit alors qu’il était « comme un vieux chien qu’on aurait dérangé dans ses habitudes et qui essaye de retrouver son panier à coussin partout où on veut bien lui ouvrir la porte » (p.26).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai qu’en vertu de l’amour que Céline portait aux animaux, ce mouvement pourrait passer pour moins dégradant qu’il ne l’est en réalité. Mais de fait, cette entreprise de comparaison des humains avec les chiens tourne à la défaveur des premiers qui sont même incapables de tirer toutes les conséquences de cette emprise de la nature sur eux : ainsi du « courage » d’un officier qui n’est que brutalité et aveuglement coupable : « le colonel, c’était donc un monstre ! A présent, j’en étais assuré, pire qu’un chien, il n’imaginait pas son trépas ! » (p.13). De même, le sentiment maternel n’est pas assez fort chez eux pour leur éviter d’être abusés par les idées : lorsque Bardamu, rentré blessé du front, reçoit la visite de sa mère à l’hôpital, il médite sombrement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle était heureuse ma mère, et pleurnichait comme une chienne à laquelle on a rendu enfin son petit. Elle croyait aussi sans doute m’aider beaucoup en m’embrassant, mais elle demeurait cependant inférieure à la chienne parce qu’elle croyait aux mots, elle, qu’on lui disait pour m’enlever. La chienne au moins, ne croit que ce qu’elle sent&lt;/span&gt;. (p.94)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Insistance sur les fonctions corporelles et animalisation des personnages sont ainsi au service de la peinture d’un monde où se lit à chaque page la déchéance de l’individu humain jusqu’au chien, voire jusqu’à des créatures beaucoup moins nobles (chenilles, poulpes, crabes, entre autres bestioles répugnantes…). C’est bien ainsi une vision très particulière du monde qui va pouvoir se déployer, une vision essentiellement grotesque dans la mesure où elle paraît également portée en particulier par le motif du monde à l’envers et articulée par le personnage paradoxal de l’anti-héros.&lt;br /&gt;La forme la plus marquante de ce monde à l’envers est ainsi la guerre, dont le cortège d’horreurs et d’absurdités se prête à la description d’un univers allant à vau-l’eau. Parmi les étrangetés devenues dès lors réalités, s’insinue en particulier l’impression que les objets s’animent et sont dotés d’autonomie, qu’ils sont même menés par des intentions mauvaises, comme les balles qui semblent venues de nulle part et sifflent aux oreilles de Bardamu au front :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De temps en temps, je ne savais d’où, une balle, comme ça, à travers le soleil et l’air me cherchait, guillerette, entêtée à me tuer, dans cette solitude, moi. Pourquoi ? Jamais plus, même si je vivais encore cent ans, je ne me promènerais à la campagne. C’était juré. &lt;/span&gt; (p.19.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce monde irrationnel où les événements n’ont plus de cause décelable, c’est toute la logique de l’enchaînement causal qui se trouve remise en question et c’est pourquoi la conclusion du héros de ne plus se rendre à la campagne ne paraît pas plus absurde que le reste : c’est que la logique du monde elle-même est rompue et entraîne – on le voit – des conséquences pour le moins inattendues. La guerre (elle-même apparemment sans cause) n’entraîne plus sa conséquence rationnelle, son rejet, mais une simple haine de la campagne, comme si la guerre était au fond une simple balade – et d’ailleurs Bardamu dit plus haut à propos des soldats montant gaiement vers la ligne des combats : « on aurait dit qu’on allait aux cerises » (p.29). Ainsi se trouve figuré le désarroi du soldat, qui en devient particulièrement troublant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce contexte où les causes et les explications logiques ont disparu, il est peu surprenant que les hommes soient alors présentés comme insanes et qu’ils aient perdu tout sens des priorités : « la balle dans le ventre, ils auraient continué à ramasser de vieilles sandales » note Bardamu (p.36), car – on le comprend – c’est la proximité de la mort qui est outrageusement irrationnelle pour des jeunes de vingt ans en pleine santé qui n’ont rien fait de mal et ne veulent de mal à personne, tandis qu’ils s’apprêtent à « être étripés sans savoir pourquoi » (p.34). Nulle part cet « autre monde » qui a remplacé le monde normal n’est aussi évident que dans ses extrémités guerrières qui confinent à la folie. Alors, à ce point de rupture de la psyché humaine, la guerre qui justifie par exemple que l’on fusille les déserteurs pour « remonter le moral » des troupes (p.30), se transforme en « drôle de fête » où les soldats regardent fascinés le spectacle « magique » des villages qui brûlent autour d’eux (p.29). C’est ainsi que la guerre peut apparaître comme une « formidable erreur », dont l’absurdité atteint un degré tel qu’elle la rend paradoxalement comique et fait d’elle une « universelle moquerie » (p.12). « La guerre en somme c’était tout ce qu’on ne comprenait pas » conclut Bardamu (p.12). Car par elle les hommes sont entrés sans le savoir dans une autre logique, parallèle, différente, incompréhensible. Mais ce n’est là qu’un seul des modes du basculement dans un univers perturbé qui marche sur la tête, car le roman en déploiera plusieurs autres : l’Afrique coloniale, l’Amérique industrielle, puis la banlieue parisienne – dont le narrateur nous prévient : « faudrait pas penser dans ces endroits-là » (p.240.) – et qui seront les principales modalités d’apparition d’un monde grotesque (6).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un second élément contribue de façon marquante au sentiment de vertige face au texte : il s’agit du caractère d’anti-héros du narrateur. Comme « l’homme du souterrain » de Dostoïevski (7), celui-ci inspire aux autres personnages (et donc potentiellement au lecteur) mépris, pitié, voire horreur et se trouve donc aux antipodes des conventions romanesques classiques (8). Or par cette nature même de « héros à l’envers », celui-ci est porté à vivre le monde comme inconsistant et absurde. En effet, parce que Bardamu est, comme il l’avoue lui-même, « absolument lâche », c’est-à-dire peureux, mais aussi pacifiste, antipatriote, etc., son regard sur les événements de son temps est un prisme par lequel le cours du monde apparaît effectivement absurde et fou. Ses démêlés avec les autorités médicales et militaires, qui cherchent à le « soigner » pour le renvoyer sur le front, sont dès lors racontés à la lumière d’un singulier renversement de perspective qui fait que, dans la vision de Bardamu, ce sont ceux qui sont courageux et vont à la guerre qui sont fous, et non ceux qui comme lui ne veulent pas combattre. C’est que Bardamu ne peut comprendre les « raisons supérieures » (ici la « raison d’État ») qui conduisent les hommes à faire la guerre ; il comprend juste qu’il veut sauver sa peau et aussi comment ruser un peu, notamment en se faisant porter malade. L’anti-héros, dans le sens particulier qu’il prend ici, est ainsi la cause et conséquence à la fois d’un monde romanesque à l’envers.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center; font-weight: bold; font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;LES MOYENS STYLISTIQUES ET NARRATIFS DU GROTESQUE&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage &lt;/span&gt;présente ainsi un monde étrange, dont on perçoit la teneur grotesque dans les détails du texte et de l’intrigue comme dans la vision d’ensemble qui l’informe. Au niveau micro-structural, dans la peinture des détails de ce monde, diverses figures de style (syllepses, hyperboles, etc.) jouent un rôle important en introduisant subrepticement le glissement au monde grotesque par diverses déformations et grossissements saisissants de la réalité. Tandis que les tropes (comparaisons, métaphores) mettent très concrètement en rapport et plaquent l’un sur l’autre deux univers différents, celui de la réalité sociale et celui de la réalité organique qui sont ainsi régulièrement superposés et en viennent à se confondre, comme par exemple dans la formule : « c’est des renvois de joie, les fêtes » (p. 311) ; ou encore « on dirait qu’on a un cinéma dans le citron » (p. 320). C’est encore le rôle des incongruités dans les alliances de mots, comme dans l’exemple déjà cité des « balles guillerettes, entêtées », ou encore dans la mention « déromanticisante » de l’enfance contenue dans ces « petites filles (de banlieue) trop éveillées et morveuses, le long des palissades,[qui] fuient l’école pour attraper d’un satyre à l’autre vingt sous, des frites et la blennorragie » (p.333). Il faut citer encore, comme allant dans le même sens, les innombrables néologismes souvent formidablement évocateurs : « puceux » (qui a des puces), « drapeautique » (patriotique), les inventions de patronymes et toponymes : les villes de Rancy, Noirceur-sur-la-Lys, le général des Entrayes, ou le Dr Bestombes, qui suggèrent un certain cratylisme de l’auteur qui travaille le lexique de manière à ce que le contenu apparaisse dans la désignation même des choses, puisqu’en vertu d’une certaine transparence du signe les signifiants sont aussi bien souvent des signifiés. C’est bien toute l’altérité du monde qui se trouve rendue par ces procédés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&amp;gt; Lire la suite : &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.fileden.com/files/2008/7/3/1986937/C%C3%A9line_grotesque-1.pdf"&gt;Téléchargez ce chapitre (pdf, 12 pages)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;Rémi ASTRUC&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Célinien&lt;/span&gt;, 8 janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Ce texte est un chapitre consacré à Céline tiré de&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Vertiges grotesques, esthétiques du choc comique (roman, théâtre, cinéma)&lt;/span&gt; qui paraîtra prochainement aux éditions Champion. Nous remercions chaleureusement l'auteur pour sa communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&amp;gt; A lire&lt;/span&gt; : &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/09/celine-et-la-question-du-patrimoine-par.html"&gt;Céline et la question du patrimoine &lt;span style="font-style:italic;"&gt;par Rémi Astruc&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1 - Toutes les références au roman se feront à l’édition de poche : Céline, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style:italic;font-size:85%;" &gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, Paris, Gallimard, 1999 (1932)&lt;br /&gt;2 - Comme l’écrit excellemment Jean Roger Monnier &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Le Grotesque dans l’œuvre de Céline&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, thèse de 3e cycle, Université F. Rabelais, Tours, 1997.&lt;br /&gt;3 - R. Barthes, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2020060604/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2020060604"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Plaisir du texte&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, op. cit., p. 53.&lt;br /&gt;4 - Céline, lettre à Léon Daudet (1932), &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », p. 1108.&lt;br /&gt;5 - Voire une seule et immense scène d’agonie qui s’étire sur plus de cinq cents pages comme l’écrit Marie-Christine Bellosta dans &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2271071674/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2271071674"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline ou l’art de la contradiction&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Paris, puf, 1990.&lt;br /&gt;6 - Dans chaque cas, Bardamu paraît entré dans un autre univers, dû par exemple au delirium provoqué par crises de paludisme, à l’étrangeté des mœurs américaines, etc., où l’irrationalité est le prélude à de grandes scènes grotesques (dans la « caverne fécale » ; Bardamu compte-puces à Ellis Island ; sur la galère l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Infanta Combitta&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;7 - Cf. F. Dostoïevski, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2868697992/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2868697992"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Sous-sol (Notes d’un souterrain)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, trad. Lily Denis, Paris, Flammarion, 1992.&lt;br /&gt;8 - C’est en particulier une des dimensions picaresques du roman.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2815542156398236502?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2815542156398236502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/lunivers-cosmique-de-celine-par-remi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2815542156398236502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2815542156398236502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/lunivers-cosmique-de-celine-par-remi.html' title='L&apos;univers co(s)mique de Céline &lt;i&gt;par Rémi Astruc&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-KKwRN2EBOwg/Twm7JupI3HI/AAAAAAAADLs/hVQ2JZZV9s4/s72-c/emotion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6194319665517357654</id><published>2012-01-08T05:00:00.001+01:00</published><updated>2012-01-09T17:15:56.347+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Cuirassier Louis Destouches (dessin de Louis-Ferdinand Céline)</title><content type='html'>&lt;table class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-wWag6hXsmvo/Twibe6WnF4I/AAAAAAAADLU/JCxfx_lR7_g/s1600/Dessin+de+C%25C3%25A9line+en+cuirassier.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Dessin de Céline le représentant en cuirassier de 1914&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-6194319665517357654?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/6194319665517357654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/cuirassier-louis-destousches-dessin-de.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6194319665517357654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6194319665517357654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/cuirassier-louis-destousches-dessin-de.html' title='Cuirassier Louis Destouches (dessin de Louis-Ferdinand Céline)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-wWag6hXsmvo/Twibe6WnF4I/AAAAAAAADLU/JCxfx_lR7_g/s72-c/Dessin+de+C%25C3%25A9line+en+cuirassier.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-7295365729190826196</id><published>2012-01-06T20:08:00.007+01:00</published><updated>2012-01-06T20:25:52.582+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Un roman retrouvé de Louis-Ferdinand Céline - Journal de Genève - 2 mai 1964</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.amazon.fr/gp/product/207038148X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=207038148X"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 184px; height: 274px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-LFreln_C6AU/TwdJdhUE3BI/AAAAAAAADLA/yVgpr4uwwOQ/s400/pontdelondres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694601025340890130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« … et comment que je suis malheureux !… Elle a vu mon bras un petit peu ?… Je me dépiote exprès, je lui montre… Elle touche… elle fait « Ah ! ah ! » c’est tout !…  Et puis ma tête !… mon oreille !… Ça ne l’effraye pas !… elle me croît pas !… mêmes les cicatrices… elle croit que des bêtises… tout ! des féeries !… Ah ! elle me fout en boule !… Ah ! elle en veut des horreurs ?… Je peux lui en raconter un petit peu moi des horreurs de batailles !… que le sang dégouline partout ! Oh ! pardon, mignonne !… Moi en personne et pas au poids !… Et alors, pardon la mitraille… l’enfer des combats ! les ventres qui s’ouvrent ! qui se referment ! les têtes qu’éclatent ! les boyaux partout !… glou-glous !… Ah ! les massacres six, quatre, deux !… Pardon, ma fifille !… Des boucheries si rouges, si épaisses que c’est plus par terre qu’une bouillie, plein les sillons, de viande, d’os broyés, et des pleins ravins plein de cadavres, pas encore tout à fait morts et que les canons passent dessus à la charge, mais oui s’il vous plaît !… en trombe parfaitement ! et les autobus ! et repasse toute la cavalerie ! étendards flottants déployés…&lt;br /&gt;Je lui imite les cris du carnage… les râles, les hurrahs… Ça la trouble pas encore… Elle me trouve pas le plus grand des héros ?… le plus fantastique des blessés ?… Je m’époumone pourtant !… je bave !… Que j’ai chargé moi ?… Tagada !… en tête des plus escadrons !… des plus terribles !… des plus féroces !… Je me surpasse !… »&lt;br /&gt;Un terrible combat de la première grande guerre et vous avez reconnu que seul Louis-Ferdinand Céline pouvait ainsi l’écrire avec cette violence, cette frénésie qui sur le papier bouleversent la syntaxe. Et cette page d’où vient-elle ?&lt;br /&gt;C’est d’où elle « revient » qu’il faudrait dire, car elle est extraite d’un livre de Céline longtemps disparu, et, à son contenu, vous entrevoyez que c’est tout à côté de « Guignol’s Band » qu’il devrait prendre place. Robert Poulet qui, dans les colonnes de « Rivarol » est l’un des meilleurs critiques de l’heure et l’un des quelques indépendants que les camaraderies littéraires n’emprisonnent pas, a colligé les pages du manuscrit retrouvé et en conte l’aventure dans une note dont il a fait précéder LE PONT DE LONDRES.&lt;br /&gt;Quand la libération de Paris survint et que sonna l’heure des représailles et des vengeances aussi, l’appartement de Céline fut mis au pillage et tous les papiers qu’il pouvait enfermer. Il y avait là des manuscrits d’ouvrages inédits et qui n’existaient qu’à un seul exemplaire : le « Casse-pipe » notamment et le livret d’un ballet.&lt;br /&gt;Manuscrits essentiels, du temps de la pleine maturité et qui auraient du trouver leur place entre « Guignol’s Band » et « Féerie pour une autre fois ». Tout espoir de les récupérer semblait aboli.&lt;br /&gt;C’est dans de très étranges circonstances que le manuscrit que Poulet vient d’éditer, sous ce titre qui est de lui Le pont de Londres, réapparut. A la mort de Céline, Mme Marie Canavaggia qui avait été la secrétaire de l’écrivain découvrit, au fond d’un placard, une liasse dont très vite on reconnut qu’elle portait la marque de Céline. L’étonnant c’est qu’ayant chez elle un tel manuscrit, Mme Canavaggia n’y ait pas pensé plus tôt !&lt;br /&gt;En le reconstituant, Robert Poulet s’est gardé de changer un seul mot du texte.&lt;br /&gt;L’œuvre est indéniablement une suite de « Guignol’s Band » : on y retrouve son décor et ses personnages et le titre n’en a été choisi que pour mieux situer l’action car « l’image du Pont de Londres n’y apparaît pas beaucoup plus que la Chartreuse de Parme n’apparaît dans le roman de Stendhal. »&lt;br /&gt;C’est le Londres de la guerre 14-18 qui y est évoqué. Ferdinand, qui s’est battu plus que courageusement et blessé gravement, a été expédié en Angleterre : il découvre, et peut-être y invente aussi, le plus surprenant des mondes. Il peut bien s’employer avec son compère Sosthène de la mise au point de masques à gaz, mais toujours d’assez loin, laissant à Sosthène de chercher, de bricoler avec un vieux colonel qui cache dans les recoins de sa maison des gaz de toutes espèces pour éprouver la résistance des masques qu’il fabrique. Lui, Ferdinand, le flâneur et le rêveur, donne dans une douce aventure. Car le colonel O’Colloghan a une nièce exquise avec qui notre Ferdinand engage un flirt romantique. Il faut l’entendre dire ou se dire sa passion avec des vocables « fleur bleue » et dans ses aveux jeter la même surabondance qu’il met dans sa moindre description.&lt;br /&gt;L’amour de Virginia l’entraînera d’extravagantes aventures. Mais, avant que d’y être pris, il aura jeté sur le Londres d’alors ce regard divinateur qui force les apparences et en fait jaillir la vérité, nue comme celle qui sortait du puits, mais infiniment moins pure.&lt;br /&gt;En Angleterre aussi, les hostilités ont bouleversé les mœurs : chacun semble chercher une revanche contre les rigueurs de la guerre et dans ces milieux où Anglais et Français se mêlent, Ferdinand note, note sans traits dont il faut bien voir qu’ils sont, la plupart du temps, assez sordides…&lt;br /&gt;Naturellement, l’énorme a là sa place, qu’il s’agisse de l’explosion qui, chez O’Colloghan, démolit les ateliers et laboratoires où l’on travaille à l’exécution du masque à gaz, le « best in the world », ou de l’attaque des zeppelins, épouvante à la mesure du temps, mais dont les bombardements nocturnes de la dernière guerre ramènent l’effroi  des proportions dérisoires.&lt;br /&gt;On pense bien que Céline n’a pas négligé de regarder au monde de la prostitution et qu’il le décrit avec une vérité cynique : là encore, il agencera un morceau de bravoure qui nous rendra sensible comment se peuvent défaire sous l’empire des hostilités et la menace d’une mort promise à tous en des délais moins sûrs que ceux de la vie ordinaire des temps de paix, les mœurs pourtant extérieurement strictement ordonnés d’un pays.&lt;br /&gt;Il va de soi que le roman n’est pas à mettre entre toutes les mains et l’on imagine sans peine que trop de lecteurs, hélas ! en entreprendront la lecture avec l’intention d’aller d’emblée aux pages les plus ardentes et les plus libres.&lt;br /&gt;Il n’en restera pas moins que dans la vision que Céline a transcrite d’une boîte de nuit, ce n’est pas seulement une orgie quelconque qu’il a fait voir, mais au travers de ce tableau situé avec précision, l’effervescence généralisée, universelle d’une société. Toutes les images de l’érotisme spectaculaire y sont rassemblées avec une force telle, un déferlement qui vous engloutit. Et comme pour mieux nous communiquer les sentiments que peut inspirer une telle vision, c’est à Ferdinand, qui voit sa chère Virginia glisser à la débauche, qu’il a confié le soin de les exprimer.&lt;br /&gt;Véritablement une page d’enfer, ou de ligne en ligne le souffle vous manque et où surgit, tous masques jetés, l’effrayante et toujours possible bestialité des êtres. Céline, ici, prend l’aspect d’un voyant : rien ne lui échappe des gestes et des jeux et, en même temps qu’il les enregistre, il saisit, au travers de la dégradation de ces hommes et de ces femmes, les intentions de ce qu’il leur reste d’âme virée au mal.&lt;br /&gt;Et ce n’est pas le tableau d’un spectateur impassible soucieux seulement de noter exactement cette glissade vers le stupre : Ferdinand est tout entier dans cette sinistre aventure, de tout son être et toute sa chair en pâtit.&lt;br /&gt;C’est dire que ce livre très ancien retrouvé, s’il n’apporte rien d nouveau quant à la pensée et à la vision du monde qu’enferme l’œuvre de Céline, montre les mêmes qualités que ses meilleurs récits. Restant que Céline est l’un de ces auteurs qu’on aime ou qu’on aime pas.&lt;br /&gt;Du moins voit-on, une fois de plus, l’audace de son entreprise. Cet homme généraux, intrépide, passionné, intransigeant a été frappé, plus que tout autre écrivain de la présence du Mal. Il a pris, pour qu’à leur tour les hommes en prennent aussi conscience, un mode d’expression du plus extrême réalisme et si proche qu’il ait toujours été des plus basses et des plus asservissantes contingences, il en a dégagé ce qu’elles contenaient de souffre et de feu. D’où ces grandes et longues pages déferlantes comme une lave qui emportent et brûlent tout ! Réalité qui monte jusqu’à l’exaltation et si fantasmagorique souvent qu’on s’interroge pour savoir si on la voit ou si on la rêve.&lt;br /&gt;C’est parce que ce manuscrit retrouvé est si pareil à l’esprit et à la passion que Céline a jetées dans ses livres que ces fidèles – et ces fidèles sont le plus souvent des fervents – le liront avec une espèce de délice. Ils y trouveront une fois de plus une terrible image du monde et des portraits de l’homme où Céline s’est efforcé, avec le seul souci de la vérité, de mettre à jour toutes les misères, matérielles et spirituelles, d’un monde qui tous repères perdus, dérive vers l’Enfer.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le pont de Londres&lt;/span&gt; est écrit   de la même encre que tout ce qu’à écrit Céline. L’argot y met ses ponctuations et qui n’ont rien d’arbitraires dans le flux abondant et rapide d’une prose si voisine du parler populaire… Redites, lenteurs, longueurs, il y en a, certes, mais elles sont le fait non d’un auteur négligent mais qui, tout au contraire, entend tout saisir, tout traduire. Et puis comme elles sont vite rachetées par ces emportements, ces véhémences au gré desquels Céline dénude la vie et lui arrache tous les oripeaux du mensonge.&lt;br /&gt;Un cauchemar peut-être ! Mais celui d’un voyant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eugène FABRE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Journal de Genève&lt;/span&gt;, 2 mai 1964.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/207038148X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=207038148X"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 131px; height: 223px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Iq94NnjWLFM/TwdJyQs7SEI/AAAAAAAADLM/P-7Qu77FCLU/s400/guignolspoche.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694601381658970178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Louis-Ferdinand Céline, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/207038148X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=207038148X"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guignol's band I et II&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Gallimard, 1964.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/207038148X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=207038148X"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-7295365729190826196?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/7295365729190826196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/un-roman-retrouve-de-celine-journal-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7295365729190826196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7295365729190826196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/un-roman-retrouve-de-celine-journal-de.html' title='Un roman retrouvé de Louis-Ferdinand Céline - &lt;i&gt;Journal de Genève&lt;/i&gt; - 2 mai 1964'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-LFreln_C6AU/TwdJdhUE3BI/AAAAAAAADLA/yVgpr4uwwOQ/s72-c/pontdelondres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8459398617693834038</id><published>2012-01-05T17:49:00.006+01:00</published><updated>2012-01-05T18:03:21.647+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Bradeurs, secoueurs, vampires des désastres !...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070368513/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070368513"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 287px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-adstnWN4WO0/TwXXZhu4MWI/AAAAAAAADKc/Xg2twxC4MwQ/s400/IMG.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694194137431552354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je l'écoute, je me dis que nous autres rue Girardon, ça doit être pareil, au moment même, ils doivent se servir... ils doivent avoir des Ordonnances, pépères ! qu'on retrouvera jamais rien !... d'un côté, l'autre, boches ou nos frères, tranquille ! la clique, bradeurs, secoueurs, vampires des désastres !... les uniformes ont rien à faire, ni les drapeaux... tout voleurs, tout assassins sont ! outre-Rhin, trans-Caucase, Touraine, Arabidjan, Connecticut cherchez pas, hominiens partout !... Basse-Provence  ou Haute-Silésie, étripeurs, faux dingues, trifouilleurs de Codes, foncent !... vous embarquent tout !... réputés réprouvés ? pendables : fixe !... l'article est là !... 75... 113... 117... potences tout près !... partout ! passez les cordes ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;couic&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis-Ferdinand Céline, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070368513/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070368513"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nord&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, 1960.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070368513/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070368513"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8459398617693834038?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8459398617693834038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/bradeurs-secoueurs-vampires-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8459398617693834038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8459398617693834038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/bradeurs-secoueurs-vampires-des.html' title='Bradeurs, secoueurs, vampires des désastres !...'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-adstnWN4WO0/TwXXZhu4MWI/AAAAAAAADKc/Xg2twxC4MwQ/s72-c/IMG.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2378926326976058076</id><published>2012-01-05T17:46:00.000+01:00</published><updated>2012-01-05T17:47:17.077+01:00</updated><title type='text'>Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°19</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/search/label/Lettre%20d%27actualit%C3%A9"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 140px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-sJyZ-z73L5g/TW5vGQ4FcoI/AAAAAAAABgY/k4z9bdsai8o/s200/Celine%2Bpar%2BInnocent.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579519141758726786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour recevoir gratuitement par courriel à chaque parution la lettre d'actualité du Petit Célinien, laissez-nous votre mail à l'adresse habituelle : lepetitcelinien@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.fileden.com/files/2009/4/27/2420633/Le%20Petit%20C%C3%A9linien%20-%20Lettre%20n%C2%B019.pdf"&gt;Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°19&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2378926326976058076?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2378926326976058076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n19_05.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2378926326976058076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2378926326976058076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n19_05.html' title='Le Petit Célinien - Lettre d&apos;actualité n°19'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-sJyZ-z73L5g/TW5vGQ4FcoI/AAAAAAAABgY/k4z9bdsai8o/s72-c/Celine%2Bpar%2BInnocent.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6913984633760402195</id><published>2012-01-04T18:42:00.000+01:00</published><updated>2012-01-04T18:46:37.905+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Much Ado about Nothing par Charles-Louis Roseau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-3vv4b87ItOA/TwSJMjTPqkI/AAAAAAAADJs/47MEPDU7_3w/s1600/couv%2B.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 329px; height: 470px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-3vv4b87ItOA/TwSJMjTPqkI/AAAAAAAADJs/47MEPDU7_3w/s400/couv%2B.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693826677630544450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je pensais sincèrement tenir ce qu’on appelle une exclusivité. Je voyais déjà une rubrique type « le mur du çon » ou « la mare aux canards » dans les colonnes du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petit Célinien&lt;/span&gt;. À l’idée que mon informateur puisse me livrer, en main propre, un exemplaire de l’objet qui mit le feu aux poudres, je trépignais d’impatience, et mon imagination, tout aussi délirante, entrevoyait, un an après l’affaire, une relance du scandale… J’avoue que j’ai très vite déchanté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon « indic » m’avait alerté : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Tu verras, c’est simplement une notice biographique. Un texte consensuel. N’attends rien de retentissant !&lt;/span&gt; ». Tout de même, me disais-je, il doit bien y avoir quelque chose puisqu’on en a tant parlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu l’ours entre les pattes et je dois avouer que mon enthousiasme s’est vite mué en frustration. Le recueil en question n’est qu’une copie épurée du document consultable sur le site des &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/recueil-2011/"&gt;Archives&lt;/a&gt;. À l’annonce du mic-mac anticélinien, et au vu des obstacles financiers que constituait la réimpression d’un recueil de cette importance, il a été décidé de s’en tenir à une version accréditée « en ligne », expurgée des références à Céline. N’en déplaise aux nettoyeurs du Ministère, on ne se débarrasse pas du romancier si facilement : son nom hante encore la version officiellement virtuelle. Lâchez les chiens ! La chasse est ouverte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passé cette immense déception, je me suis convaincu qu’il fallait coûte que coûte publier quelques lignes. M’efforçant d’apporter un regard nouveau sur la polémique, j’ai voulu me rafraîchir la mémoire en consultant la cascade de réactions soigneusement recueillies par &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/01/reactions-laffaire-celine.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Célinien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Là encore, ça a fait pschittt ! J’ai dû reconnaître que tout avait déjà été dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/---pFFRDcFZo/TwSJacLL1dI/AAAAAAAADJ4/WTbaYqfM7jE/s1600/re%2Blast.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 322px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/---pFFRDcFZo/TwSJacLL1dI/AAAAAAAADJ4/WTbaYqfM7jE/s400/re%2Blast.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693826916235859410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Alors, pour qu’on en parle plus, mais aussi pour tous les Saints Thomas et autres passionnés de reliques qui, comme moi, aiment à remonter aux sources, voici quelques copies d’un exemplaire « collector » du recueil officieux des célébrations nationales 2011. A télécharger &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.fileden.com/files/2008/10/28/2163137/Copie%20RECUEIL.rar"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de la &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/12/louis-ferdinand-c%C3%A9line-1894-1961.html"&gt;notice d’Henri Godard déjà publiée par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Célinien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, vous y trouverez les orientations bibliographiques et les références proposées par les membres du Haut comité des Célébrations nationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de grandiose ! On vous aura prévenu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Charles-Louis ROSEAU&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Petit Célinien&lt;/span&gt;, 4 janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-6913984633760402195?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/6913984633760402195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/much-ado-about-nothing-par-charles.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6913984633760402195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6913984633760402195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/much-ado-about-nothing-par-charles.html' title='Much Ado about Nothing &lt;i&gt;par Charles-Louis Roseau&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-3vv4b87ItOA/TwSJMjTPqkI/AAAAAAAADJs/47MEPDU7_3w/s72-c/couv%2B.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-71441957380391875</id><published>2012-01-04T18:41:00.003+01:00</published><updated>2012-01-04T18:57:49.041+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Bulletin célinien'/><title type='text'>Le Bulletin célinien n°337 - janvier 2012</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/search/label/Le%20Bulletin%20c%C3%A9linien"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 261px; height: 371px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-i-_nDcLM8Qs/TwSMxI2jK-I/AAAAAAAADKE/mbmgCprp46U/s400/2012-01-BC-PDF-Cover.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693830604720909282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vient de paraître : &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le Bulletin célinien&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; n°337. Au sommaire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Marc Laudelout : &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-bulletin-celinien-n337-bloc-notes.html"&gt;Bloc-notes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Pierre Assouline : Céline et Hergé&lt;br /&gt;- *** :  Anticélinisme primaire&lt;br /&gt;- M. L. : Dans les revues et les livres&lt;br /&gt;- M. L. : Céline dans la presse clandestine&lt;br /&gt;- Noël Arnaud : Boris Vian, le style et Céline&lt;br /&gt;- M. L. : Francis Puyalte, le journalisme et Céline&lt;br /&gt;- M. L. : Le cas François Chalais&lt;br /&gt;- François Chalais : Notes sur Guignol’s band [1944]&lt;br /&gt;- Jean-Pierre Doche : Théâtre (Stanislas de la Tousche)&lt;br /&gt;- Charles-Louis Roseau : Céline ou le génie de l’écriture « à la manière de »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un numéro de 24 pages, 6 € frais de port inclus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Abonnement pour l’année 2012 (11 numéros) : 50 €&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le Bulletin célinien&lt;br /&gt;B.P. 70&lt;br /&gt;Gare centrale&lt;br /&gt;BE 1000 Bruxelles&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-71441957380391875?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/71441957380391875/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-bulletin-celinien-n337-janvier-2012.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/71441957380391875'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/71441957380391875'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-bulletin-celinien-n337-janvier-2012.html' title='Le Bulletin célinien n°337 - janvier 2012'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-i-_nDcLM8Qs/TwSMxI2jK-I/AAAAAAAADKE/mbmgCprp46U/s72-c/2012-01-BC-PDF-Cover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-3589183462946253524</id><published>2012-01-04T18:40:00.002+01:00</published><updated>2012-01-06T20:06:04.373+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Bulletin célinien'/><title type='text'>Le Bulletin célinien n°337 - Bloc-notes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-FMK9eOcI0Ig/TwSP0y8DDKI/AAAAAAAADKQ/lfujoAnL6Eo/s1600/me%2Bfabrice%2Bepstein.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-FMK9eOcI0Ig/TwSP0y8DDKI/AAAAAAAADKQ/lfujoAnL6Eo/s400/me%2Bfabrice%2Bepstein.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693833966092749986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On sait que les titres des brûlots céliniens font l’objet de contresens. Lors du colloque de février, à Beaubourg, un vétéran du célinisme voulut spécifier leur signification véritable. Tentative d’explication rejetée avec fracas. Feu mon ami Pierre Monnier,  mobilisable en 1939,  rappelait  volontiers  la  bande de Bagatelles  – « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour bien rire dans les tranchées&lt;/span&gt; » –, afin d’indiquer de quel massacre il s’agissait  dans l’esprit de Céline (1). Précision toujours d’actualité : pour beaucoup, dès lors qu’il s’agit de massacre sous la plume de Céline, cela ne peut être que celui des juifs.&lt;br /&gt;Lors de la rentrée solennelle de la Conférence du stage, un jeune avocat, Fabrice Epstein, a prononcé un &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/rentree-solennelle-du-barreau-de-paris.html"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Plaidoyer pour la publication des pamphlets de Louis-Ferdinand Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Quant aux contresens, jugez plutôt : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; [Céline] publie — 1937, Bagatelles pour un massacre. Devinez le massacre de qui !? ; 1939, L’École des cadavres. Devinez quels cadavres !? ; 1941, Les Beaux draps. Devinez pour qui il prépare un linceul... &lt;/span&gt;». Avant de rédiger le texte de cette conférence, Me Epstein s’est documenté auprès de son confrère François Gibault et d’Émile Brami. Que ne leur a-t-il demandé la signification de ces titres !  Cela nous aurait épargné ces commentaires tendancieux (2). Je note que c’est aussi grâce à François Gibault qu’il a pu rencontrer Lucette Destouches. Pour la remercier de son accueil, lui a-t-il annoncé que, dans son allocution, il se proposait de gratifier son mari d’épithètes aussi tempérées que « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;abominable&lt;/span&gt; », «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; génocidaire&lt;/span&gt; » ou « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;répugnant&lt;/span&gt; » ? Étrange démarche enfin que celle consistant à plaider pour la réédition des pamphlets et à poursuivre une maison d’édition qui les publie à l’étranger. Motif invoqué ? L’illégalité de cette vente, lesdites rééditions étant faites sans l’aval de la veuve de Céline (3).&lt;br /&gt;Notre robin se révèle ainsi plus catholique que le pape de la Célinie, François Gibault, défenseur des intérêts de Lucette. Le souci des prérogatives de l’ayant droit inspire donc Me Epstein. Encore eût-il pu questionner le manque de cohérence qui consiste à interdire la réédition de trois pamphlets mais à permettre celle de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea culpa&lt;/span&gt;, des lettres aux journaux de l’occupation et de la préface de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’École des cadavres&lt;/span&gt;. Paraphrasant le proverbe yiddish placé en exergue de sa plaidoirie, je conclurai en affirmant que si la justice s’attache à poursuivre les écrits d’un auteur mort il y a cinquante ans, elle pourrait aussi mettre en accusation la société – critiques et public – qui les a, pour une grande part, favorablement accueillis à l’époque. Mais n’est-ce pas précisément ce qu’implique ce plaidoyer ? L’originalité de la démarche étant de faire condamner pénalement ces écrits et, dans le même élan, de plaider pour qu’ils soient réédités (4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marc LAUDELOUT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Bulletin célinien&lt;/span&gt; n°337, janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1. Rappelons que la défaite de 1940 fit 60.000 soldats français morts en six semaines de combats.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2. Il serait aussi bien inspiré de réviser ses connaissances historiques. Ainsi il écrit que Céline « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;est pressenti pour diriger l’Institut des Questions juives… mais, pas de chance, ce sera Darquier de Pellepoix&lt;/span&gt; » ? Soit deux erreurs en une phrase. Pour la première affirmation, Epstein aurait dû consulter le&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2715213336/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2715213336"&gt; tome 2 de la biographie  de son confrère Gibault&lt;/a&gt; (p. 257) ; quant à la seconde,  tous ceux qui s’intéressent à cette période  ne confondent évidemment pas  IEQJ (Institut d’Étude des Questions juives) et CGQJ (Commissariat général aux questions juives). Lorsqu’on veut traiter d’un sujet, il importe de bien le connaître. Coïncidence amusante (qu’ignore sans doute Me Epstein) à propos de cette époque : son cabinet, rue des Pyramides, est voisin de l’immeuble qui fut le siège du PPF (!).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3. Réédition d’autant plus scandaleuse que, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;horresco referens&lt;/span&gt;, elle s’accompagne, pour l’un de ces textes, d’un « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;commentaire critique de Robert Brasillach&lt;/span&gt; », comme le souligne le conférencier. Si l’on ajoute que ces livres sont édités au Paraguay, ancien refuge de nazis en fuite, cette initiative devient, on le comprend, intolérable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;4. Considérant cette allocution comme « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la plus importante de cette année célinienne surchargée&lt;/span&gt; », Henri Thyssens, lui, a tenu à « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;saluer ce jeune avocat qui a eu le courage de briser le silence (…) qui entoure l’œuvre de Céline&lt;/span&gt; ».  La teneur de ce discours est-elle de nature à compromettre sa carrière naissante ? Chacun jugera…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;(texte disponible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/rentree-solennelle-du-barreau-de-paris.html"&gt;www.lepetitcelinien.com&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-3589183462946253524?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3589183462946253524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3589183462946253524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-bulletin-celinien-n337-bloc-notes.html' title='Le Bulletin célinien n°337 - Bloc-notes'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-FMK9eOcI0Ig/TwSP0y8DDKI/AAAAAAAADKQ/lfujoAnL6Eo/s72-c/me%2Bfabrice%2Bepstein.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-3629303423323676723</id><published>2012-01-04T10:00:00.001+01:00</published><updated>2012-01-04T10:02:28.468+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre d&apos;actualité'/><title type='text'>Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°19</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/search/label/Lettre%20d%27actualit%C3%A9"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 140px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-sJyZ-z73L5g/TW5vGQ4FcoI/AAAAAAAABgY/k4z9bdsai8o/s200/Celine%2Bpar%2BInnocent.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579519141758726786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour recevoir gratuitement par courriel à chaque parution la lettre d'actualité du Petit Célinien, laissez-nous votre mail à l'adresse habituelle : lepetitcelinien@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.fileden.com/files/2009/4/27/2420633/Le%20Petit%20C%C3%A9linien%20-%20Lettre%20n%C2%B019.pdf"&gt;Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°19&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-3629303423323676723?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/3629303423323676723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3629303423323676723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3629303423323676723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n19.html' title='Le Petit Célinien - Lettre d&apos;actualité n°19'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-sJyZ-z73L5g/TW5vGQ4FcoI/AAAAAAAABgY/k4z9bdsai8o/s72-c/Celine%2Bpar%2BInnocent.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-1203117768602585843</id><published>2012-01-03T19:45:00.004+01:00</published><updated>2012-01-03T19:57:14.520+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Faire danser les alligators sur la flûte de pan du 13 mars au 15 avril 2012 à Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-4s0V2zMYmtc/TwNNjjEgtbI/AAAAAAAADJg/QmN2kYxL5BI/s1600/964.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 312px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-4s0V2zMYmtc/TwNNjjEgtbI/AAAAAAAADJg/QmN2kYxL5BI/s400/964.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693479627031360946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le spectacle "Faire danser les alligators sur la flûte de pan", composé par Émile Brami à partir de la correspondance de Louis-Ferdinand Céline, sera repris pour 25 représentations parisiennes du 13 mars au 15 avril 2012 à la Cartoucherie au Théâtre de l'Épée de Bois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avec Denis Lavant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mise en scène par Ivan Morane&lt;br /&gt;Création lumière Nicolas Simonin&lt;br /&gt;Création décor et costume Emilie Jouve Co-production Réalités et la Cie Ivan Morane&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre de l'Epée de Bois&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cartoucherie&lt;br /&gt;Route du Champ de Manoeuvre&lt;br /&gt;75012 Paris&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.epeedebois.com/ip.html"&gt;www.epeedebois.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Réservations : 01 48 08 39 74&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Du mardi au samedi à 21h&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dimanche à 16h&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-1203117768602585843?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/1203117768602585843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/faire-danser-les-alligators-sur-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1203117768602585843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1203117768602585843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/faire-danser-les-alligators-sur-la.html' title='&lt;i&gt;Faire danser les alligators sur la flûte de pan&lt;/i&gt; du 13 mars au 15 avril 2012 à Paris'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-4s0V2zMYmtc/TwNNjjEgtbI/AAAAAAAADJg/QmN2kYxL5BI/s72-c/964.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8828909377850796304</id><published>2012-01-03T16:44:00.003+01:00</published><updated>2012-01-03T16:52:06.021+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Pour lire Céline en numérique, faut-il être un pirate ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-5r57Z2tF_5M/TwMj8jLRqFI/AAAAAAAADJU/FzjYJvE5Ops/s1600/LFC%2Bpar%2BGiovanni%2BArnaudeau.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 341px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-5r57Z2tF_5M/TwMj8jLRqFI/AAAAAAAADJU/FzjYJvE5Ops/s400/LFC%2Bpar%2BGiovanni%2BArnaudeau.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693433877068097618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L’œuvre de Louis-Ferdinand Céline, décédé en 1961, est tombée dans le domaine public au Québec en ce début d’année 2012. L’œuvre phare de Céline, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, est ainsi disponible sur le site québécois &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php"&gt;Ebooksgratuits&lt;/a&gt;, rapporte Hervé Bienvault du blog &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0); font-weight: bold;" href="http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2012/01/voyage-au-bout-le-nuit-disponible-au-qu%C3%A9bec.html"&gt;Aldus 2006&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; spécialisé dans la lecture numérique. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le 1er janvier 2012, le site canadien Ebooksgratuits propose de télécharger gratuitement et cela en toute légalité (selon la législation canadienne), l’œuvre de Céline. Pour l'Union européenne et la Suisse, une œuvre devient libre de droits 70 ans après le décès de l'auteur. Au Canada, cette durée n’est que de 50 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théoriquement le téléchargement n’est pas possible en France, en raison du filtre basé géographiquement sur l'adresse IP et parce que chaque internaute est théoriquement soumis à la loi du pays depuis lequel il accède à Internet. Néanmoins, il apparaît assez aisé de le contourner et ainsi de se procurer l’œuvre en version numérique. N’en déplaise à Gallimard, l'éditeur français de Céline qui ne propose aucune vérsion électronique de l'oeuvre (ebook). Déjà, en son temps, Céline plaidait pour une plus grande disponibilité de ses œuvres, notamment via l'édition de ses livres en poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet épisode parachève les relations que  le docteur Louis Destouches a entretenu avec le Québec, depuis son premier voyage officiel en 1925 en tant qu’employé de la Société des Nations (SDN), comme le rappelle le blog &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://celinelfombre.blogspot.com/2010/05/louis-ferdinand-celine-et-le-quebec.html"&gt;L’ombre de Louis-Ferdinand Céline&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2011, Céline avait déjà suscité la polémique lorsqu’il avait été sélectionné parmi les 500 personnalités et événements pour lesquels le ministère de la Culture français souhaitait des célébrations nationales. Mais finalement Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a décidé de retirer Céline de cette liste, estimant que « les immondes écrits antisémites » de l'écrivain empêchent un hommage rendu par la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Emile Brami, l’un de ses biographes, d’expliquer que « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la seule célébration qui vaille pour un écrivain, ce sont ses lecteurs. &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.slate.fr/story/38425/celine-cinquantenaire-commemoration"&gt;En ce qui concerne Céline, il est célébré tous les jours&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; », comme l’avait rapporté Olivier Bailly dans son article sur Slate.  Pour l’anecdote, Voyage au bout de la nuit est le livre le plus volé dans les librairies parisiennes. Peut-être qu’une version numérique gratuite permettra d’enrayer ce phénomène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.slate.fr/lien/48241/voyage-bout-nuit-telechargement-legal-quebec-numerique"&gt;Slate.fr&lt;/a&gt;, 2 janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8828909377850796304?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8828909377850796304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/pour-lire-celine-en-numerique-faut-il.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8828909377850796304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8828909377850796304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/pour-lire-celine-en-numerique-faut-il.html' title='Pour lire Céline en numérique, faut-il être un pirate ?'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-5r57Z2tF_5M/TwMj8jLRqFI/AAAAAAAADJU/FzjYJvE5Ops/s72-c/LFC%2Bpar%2BGiovanni%2BArnaudeau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2096545180283437800</id><published>2012-01-02T18:32:00.007+01:00</published><updated>2012-01-02T18:51:48.145+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline au "Tarapout" par Pascal-Manuel Heu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-wtVUgd4irFk/TwHsXUHJlGI/AAAAAAAADI8/uXR57cBxD5E/s1600/Cin%25C3%25A9_Gaumont_Op%25C3%25A9ra.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-wtVUgd4irFk/TwHsXUHJlGI/AAAAAAAADI8/uXR57cBxD5E/s400/Cin%25C3%25A9_Gaumont_Op%25C3%25A9ra.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693091289252861026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L’un des événements parisiens, littéraires et mondains de la fin 2011 a été la présentation le 21 novembre, au Gaumont Opéra (Paris, boulevard des Capucines), du documentaire de Patrick Buisson [réalisé par Guillaume Laidet] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paris Céline&lt;/span&gt;, avec l’excellent Lorànt Deutsch. L’indispensable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bulletin célinien&lt;/span&gt; (BC, n°336, décembre 2011, p.13) en a bien entendu rendu compte, en reprenant l’article publié dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Présent&lt;/span&gt; par Francis Bergeron, quasi parfait comme toujours. Je me permets d’y renvoyer en émettant cette très légère réserve car deux omissions se sont glissées (1).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Est oublié, parmi les personnalités qui ont assisté à cette projection exceptionnelle, notre ami commun Philippe d’Hugues, qui, pour n’être pas un fervent célinien déclaré, en remontre à beaucoup, non seulement en histoire du cinéma, mais en histoire littéraire, y compris sur cet auteur pour lequel il n’a nul mépris, bien qu’il ne figure pas parmi ses préférés. Il m’a en effet signalé la seconde omission : le Gaumont Opéra n’est autre que le Paramount Opéra, son précédent nom. « So What ? », me direz-vous. Il s’agit du fameux Paramount, dont l’inauguration en novembre 1927 fut un événement encore plus considérable (ci-contre le compte rendu publié par Émile Vuillermoz dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Temps&lt;/span&gt; du 26 novembre 1927, page 6, que j’avais déjà reproduit dans mon livre "Le Temps" du cinéma, page 212 ; cliquez sur l'image pour agrandir). Mais encore…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-2g3pwO65sKg/TwHuW6TblGI/AAAAAAAADJI/jp7Xps6tzHM/s1600/EV--Paramount--Le-T.--26.11.1927--p.6.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 355px; height: 767px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-2g3pwO65sKg/TwHuW6TblGI/AAAAAAAADJI/jp7Xps6tzHM/s400/EV--Paramount--Le-T.--26.11.1927--p.6.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693093481348306018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il convient tout simplement de rappeler que Céline lui-même a abondamment parlé de cette salle prestigieuse, à sa façon cela va de soi et en l’affublant d’un petit nom de son cru, dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;, dont je reproduis ci-dessous quelques passages (Éditions Gallimard, collection « Folio » pages 445-445 et 448-450) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; le « Tarapout » m’a attiré. Il est posé sur le boulevard comme un gros gâteau en lumière. Et les gens y viennent de partout pressés comme des larves. Ils sortent de la nuit tout autour les gens avec les yeux tout écarquillés déjà pour venir se les remplir d’images. Ça n’arrête pas l’extase. C’est les mêmes qu’au métro du matin. Mais là devant le Tarapout ils sont contents, comme à New York ils se grattent le ventre devant la caisse, ils suintent un peu de monnaie et aussitôt les voilà tout décidés qui se précipitent en joie dans les trous de la lumière. On en était comme déshabillés par la lumière, tellement qu’il y en avait sur les gens, les mouvements, les choses, plein des guirlandes et des lampes encore. On aurait pas pu se parler d’une affaire personnelle dans cette entrée, c’était comme tout le contraire de la nuit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voilà que pendant qu’on se parlait bien agréablement ainsi, qu’on se confessait en somme, survint l’entracte du Tarapout et les musiciens du ciné qui débarquent en masse au bistrot. On prend du coup un verre en choeur. Lui Parapine il était bien connu des musiciens&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De fil en aiguille, j’apprends d’eux qu’on cherchait justement un Pacha pour la figuration de l’intermède. Un rôle muet. Il était parti celui qui le tenait le « Pacha », sans rien dire. Un beau rôle bien payé pourtant dans un prologue. Pas d’efforts. Et puis, ne l’oublions pas, coquinement entouré par une magnifique volée de danseuses anglaises, des milliers de muscles agités et précis. Tout à fait mon genre et ma nécessité&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je fais l’aimable et j’attends les propositions du régisseur. Je me présente en somme. Comme il était si tard et qu’ils n’avaient pas le temps d’aller en chercher un autre de figurant jusqu’à la Porte Saint-Martin, il fut bien content le régisseur de me trouver sur place. Ça lui évitait des courses. À moi aussi. Il m’a examiné à peine. Il m’adopte donc d’emblée. On m’embarque. Pourvu que je ne boite pas, on ne m’en demande pas davantage, et encore...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je pénètre dans ces beaux sous-sols chauds et capitonnés du cinéma Tarapout. Une véritable ruche de loges parfumées où les Anglaises dans l’attente du spectacle se détendent en jurons et cavalcades ambiguës. Tout de suite exubérant d’avoir retrouvé mon beefsteak je me hâtai d’entrer en relations avec ces jeunes et désinvoltes camarades. Elles me firent d’ailleurs les honneurs de leur groupe le plus gracieusement du monde. Des anges. Des anges discrets. C’est bon aussi de n’être ni confessé, ni méprisé, c’est l’Angleterre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Grosses recettes au Tarapout. Dans les coulisses même tout était luxe, aisance, cuisses, lumières, savons, sandwichs. Le sujet du divertissement où nous paraissions tenait je crois du Turkestan. C’était prétexte à fariboles chorégraphiques et déhanchements musicaux et violentes tambourinades.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon rôle à moi, sommaire, mais essentiel. Ballonné d’or et d’argent, j’éprouvais d’abord quelque difficulté à m’installer parmi tant de portants et lampadaires instables, mais je m’y fis et parvenu là, gentiment mis en valeur, je n’avais plus qu’à me laisser rêvasser sous les projections opalines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un bon quart d’heure durant vingt bayadères londoniennes se démenaient en mélodies et bacchanales impétueuses pour me convaincre soi-disant de la réalité de leurs attraits. Je n’en demandais pas tant et songeais que cinq fois par jour, répéter cette performance c’était beaucoup pour des femmes, et sans faiblir encore, jamais, d’une fois à l’autre, tortillant implacablement des fesses avec cette énergie de race un peu ennuyeuse, cette continuité intransigeante qu’ont les bateaux en route, les étraves, dans leur labeur infini au long des Océans...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pascal-Manuel HEU&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://mister-arkadin.over-blog.fr/article-celine-au-tarapout-93380842.html"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mister Arkadin&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, janvier 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(1) Plus une affirmation qui, pour être juste, se trouve nuancée pour cette occasion : Patrick Buisson y est décrit comme un « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;conseiller politique de Sarkozy, directeur de chaîne télévisée, éminence grise, auteur de best-sellers historiques, bibliophile averti, documentaliste hors pair, régulièrement vilipendé par&lt;/span&gt; Le Monde &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et les bien-pensants&lt;/span&gt; ». Rien à redire, sinon que, pour une fois, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt; s’est montré "fair-play" à l’égard de Buisson puisque ce journal a publié, dans son supplément « Télévisions », un article élogieux pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paris Céline&lt;/span&gt;. On n’en dira en revanche pas autant de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Télérama&lt;/span&gt;, aussi fielleux qu’impertinent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2096545180283437800?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2096545180283437800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-au-tarapout-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2096545180283437800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2096545180283437800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/louis-ferdinand-celine-au-tarapout-par.html' title='Louis-Ferdinand Céline au &quot;Tarapout&quot; &lt;i&gt;par Pascal-Manuel Heu&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-wtVUgd4irFk/TwHsXUHJlGI/AAAAAAAADI8/uXR57cBxD5E/s72-c/Cin%25C3%25A9_Gaumont_Op%25C3%25A9ra.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-5575564574254243144</id><published>2012-01-01T12:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-01T12:00:05.377+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°18 - RÉTROSPECTIVE 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/open?id=0BwQw6SncXbyVMzI4MjE4MDMtNzc4Mi00ZDVmLWExNTEtZmQxODBmZWJhNGRi"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5690068929924727698" src="http://3.bp.blogspot.com/-6oFYIsa-0Ug/Tvcvi2Omg5I/AAAAAAAADGQ/AIs791-CD_s/s400/1961%2B-%2B2011.JPG" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 284px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour recevoir gratuitement par courriel à chaque parution la lettre d'actualité du Petit Célinien, laissez-nous votre mail à l'adresse habituelle : lepetitcelinien@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un numéro spécial de 24 pages vous présentant toutes les parutions 2011 et 3 pages d'annexes retraçant les grands évènements ayant marqué ce cinquantenaire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="https://docs.google.com/open?id=0BwQw6SncXbyVMzI4MjE4MDMtNzc4Mi00ZDVmLWExNTEtZmQxODBmZWJhNGRi"&gt;Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°18 - RETROSPECTIVE 2011&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-5575564574254243144?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/5575564574254243144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5575564574254243144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5575564574254243144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2012/01/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n18.html' title='Le Petit Célinien - Lettre d&apos;actualité n°18 - RÉTROSPECTIVE 2011'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-6oFYIsa-0Ug/Tvcvi2Omg5I/AAAAAAAADGQ/AIs791-CD_s/s72-c/1961%2B-%2B2011.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-9060301759659130413</id><published>2011-12-31T11:00:00.000+01:00</published><updated>2011-12-31T11:00:09.672+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>Céline, d'une langue l'autre par Guy Laflèche (1974)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-ccLXj2chim8/Tv31MvE15aI/AAAAAAAADH0/t4iYZDnJw7A/s1600/Meudon41156418.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 279px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-ccLXj2chim8/Tv31MvE15aI/AAAAAAAADH0/t4iYZDnJw7A/s400/Meudon41156418.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5691975103210186146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La langue parlée et la langue écrite diffèrent sur un seul point, mais essentiel : le point final. On peut bien tenter de transcrire la langue parlée et la langue écrite peut toujours être prononcée, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là de deux systèmes sémiologiques radicalement différents et que la littérature – même orale – n’appartiendra jamais qu’au deuxième. La raison, me semble-t-il, en est simple et la sagesse populaire la connaît bien lorsqu’elle traduit le brouillage sémiologique de la langue parlée « écrite » par l’expression faire des phrases. Il est en effet paradoxal que la linguistique moderne se donne pour objet la phrase et ses éléments constitutifs et qu’elle privilégie en même temps la langue parlée qui ne la connaît pas. Qu’est-ce que la phrase ? Une compagnie d quatre linguistes en donne la définition suivante :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle répond à des critères de sens (« [Elle] est apte à représenter pour l’auditeur l’énoncé complet d’une idée conçue par le sujet parlant [Marouzeau]) et à des critères de forme : elle se termine par une ponctuation forte, généralement un point, et répond à une intonation déterminée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La moitié de cette définition, celle de la grammaire usuelle, traditionnelle et scolaire, s’efface dès qu’on remarque que la linguistique ignore ce qu’est une « idée » et ne peut évidemment savoir ce qu’en serait l’énoncé complet. Plus encore : comme toute unité de forme correspond nécessairement à une unité de sens, le lien qui unit les deux faces du signe linguistique est proprement la signification définissant les unités de première et de deuxième artculations, les monèmes et les phonèmes, par l’opération de commutation. Or si l’on peut concevoir une unité minimale de la signification (le monème : le plus petit élément linguistique porteur de sens), on peut difficilement en imaginer une « unité maximale ». On dira, de façon imagée, que la soustraction de sens s’arrête à l’insignifiant, tandis que l’addition de sens n’a aucune limite concevable (l’illogique, l’absurde ou la contradiction ne peuvent même pas être considérés comme des syncopes sémantiques) : il n’existe donc aucun critère correspondant au passage de l’être au néant de la signification, aucun critère de sens. Restent les critères formels. On assiste alors à un court-circuit puisque la grammaire nous renvoie à la phonologie qui définit : voir grammaire. La phrase « répond à une intonation déterminée » ? le phonologue André Martinet est au contraire très satisfait d’une description grammaticale, car elle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;nous permet de définir la phrase comme l’énoncé dont tous les éléments se rattachent à un prédicat unique ou à plusieurs prédicats coordonnés, et nous dispense de faire intervenir l’intonation dans cette définition, ce qui présente un sérieux avantage, étant donné le caractère faiblement linguistique de ce phénomène. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, l’intonation dont il est question ici est la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prononciation&lt;/span&gt; d’une « ponctuation forte, généralement un point » et la seule définition acceptable de la phrase est d’une vulgarité à faire rougir l’homme de science : une suite de mots terminée par un point. C’est dire que non seulement la phrase n’existe que dans la langue écrite, mais plus encore qu’elle est le critère essentiel permettant de départager la dichotomie langue parlée/langue écrite : le locuteur change de système sémiologique dès qu’il commence à faire des phrases. Toute la question sera de savoir maintenant si le brouillage inverse est concevable : un scripteur peut-il ignorer le point final ? On ne peut l’espérer d’aucune écriture idéologique : qu’elles se parlent ou qu’elles s’écrivent, les phraséologies n’échappent jamais à la ponctuation. Reste l’œuvre littéraire : le degré zéro de l’écriture ne serait-il pas justement l’état qui échapperait à la phrase ? Il s’agit en tout cas d’une des dimensions de l’Utopie du langage.&lt;br /&gt;Une œuvre, me semble-t-il, est susceptible d’illustrer magnifiquement cet état d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ascripture&lt;/span&gt; : celle de Louis-Ferdinand Céline, écrite sur le mode du n’être pas non seulement dans l’intention se son auteur (qui n’a jamais cessé de proclamer le caractère oral de son œuvre), mais surtout dans la détérioration progressive de la syntaxe, du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; (1932) à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigodon &lt;/span&gt;(1969). Détérioration ? Avec le premier roman déjà, une évidence s’impose : il semble que ce texte ne soit pas « écrit », qu’il échappe à la langue écrite. L’évidence se renforce avec le roman suivant : à partir de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, la ponctuation ronge le texte comme un cancer, à tel point qu’avant la lecture, au premier coup d’œil, le dessin de la page signe le texte et qu’après cette lecture, la plupart des œuvres littéraires paraissent d’une ordinaire fadeur. Céline lui-même s’en est expliqué (apparemment) dans ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entretiens avec le professeur Y&lt;/span&gt;, auxquels nous nous en tiendrons ici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Vous avez inventé quelque chose ?… qu’est-ce que c’est ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il demande.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’émotion dans le langage écrit !… le langage écrit était à sec, c’est moi qu’ai redonné l’émotion au langage écrit !… comme je vous le dis !… c’est pas qu’un petit turbin je vous jure !… le truc, la magie, que n’importe quel con à présent peut vous émouvoir « en écrit » !… retrouver l’émotion du « parlé » à travers l’écrit ! c’est pas rien !… c’est infime mais c’est quelque chose !… […] L’émotion du langage parlé à travers l’écrit ! Réfléchissez un petit peu, Monsieur le Professeur Y ! faites marcher un peu votre nénette !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout tient dans un petit truc et c’est lui qui le souligne dans le texte : il consiste à faire passer la langue parlée dans la langue écrite, l’émotion du parlé dans l’écrit. Reste à décrire cette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;invention&lt;/span&gt; sur laquelle Céline opère une série de comparaisons et dont il montre les effets, mais qu’il ne décrit jamais. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entretiens&lt;/span&gt;, le titre en tout cas est significatif : commentaire sur l’œuvre, ce texte se place et place l’œuvre dans une très longue tradition littéraire : par son titre, l’interview ou plutôt l’interviouwe avec le professeur Y alias le Colonel Réséda court-circuite le dialogue socratique en passant par le dialogue philosophique du XVIIIè siècle et l’entretien classique : tentation sans âge du naturel et du débraillé – de la langue parlée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;I – LA PURE INVENTION : LA CONNOTATION&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L’écart le plus évident de la langue écrite à la langue parlée tient certainement au caractère oral de cette dernière ; on a déjà parlé de l’intonation que la ponctuation aurait pour fonction de représenter : elle pourrait transcrire, par exemple, la prosodie de l’interrogation ou de l’exclamation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;… je laisse rien à la Surface ! […] Non ! j’emmène tout !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Les ponts avec ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Les ponts avec !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux derniers signes de ponctuation ont une valeur informationnelle totale puisqu’ils distinguent à eux seuls la signification par ailleurs identique des deux énoncés. De même, la graphie peut mimer l’allongement vocalique : « formidââââble », ou consonantique : « Vzzzz ! vzzz ! vzzz ! », et même le bégaiement : « Al !… alors !… Al !… allons-y ! ». Mais on chercherait vainement dans les Entretiens d’autres « transcriptions » des réussites et des ratés de la prononciation, d’autant plus que l’orthographe « idéââs » nous assure qu’il s’agit d’un jeu proprement graphique. Ce relevé exhaustif montre la fréquence négligeable du phénomène. Par contre, des contractions « phonétiques » se réalisent systématiquement ; elles se réduisent toutefois au nombre de trois dont la première est de loin la plus fréquente :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- L’élision du relatif « qui » devant voyelle :&lt;br /&gt;Tous ceux qu’on des femmes de ménages…&lt;br /&gt;Tous ceux qu’ont pas encore appris à écrire en « style émotif »&lt;br /&gt;Un émotif ministre qu’aura les larmes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- La transformation du pronom « lui » en « y » :&lt;br /&gt;J’y dis&lt;br /&gt;On y apprendra à se foutre du monde !…&lt;br /&gt;Ça y avait transformé la vie ce terrible accident du pont !…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- L’effacement du pronom « il » dans le gallicisme « il y a » :&lt;br /&gt;Y a pas de saperlipopette !&lt;br /&gt;Y a belle lurette qui y aurait plus de guerre…&lt;br /&gt;Y a plus de costumes pour votre nature !…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà à quoi se réduit ce qui pourrait correspondre au caractère à première vue essentiel de la langue parlée : la prononciation. Bien entendu, tout cela n’a aucun rapport avec une transcription phonétique, mais l’élisme du morphème « qui », si elle ne change rien à sa signification (ou plutôt à sa fonction d’embrayeur ou d’opérateur de la relativisation), n’en porte pas moins une signification seconde, celle justement de l’articulation phonique (qu’= « je suis un « qui » prononcé »), disséminée tout au long du message.&lt;br /&gt;Cette connotation de la graphie ou de l’ortographe se retrouve au niveau lexicologique, également disséminée à travers le message. Une des fonctions de l’argot est bien, en effet, de connoter non plus le caractère articulatoire de la langue parlée, mais cette langue elle-même. Chaque vocable de ce lexique colore de place en place l’ensemble du texte :&lt;br /&gt;La langue parlée peut bien échapper dans une très large mesure à l’argot, mais lui n’y échappe jamais : à cause de la très forte pesée du purisme sur la langue écrite, il est bien entendu que l’argot ne s’écrit pas ans la précaution des guillemets. La fréquence de l’adverbe en –&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ment&lt;/span&gt; et celle de l’adjectif de mise en évidence (« vous êtes joliment peu aimable », « une sacrée pensée de Pascal, etc.) ont également cette fonction. Or il me semble qu’il en est de même, paradoxalement, de tous les néologismes, composés et dérivés qui truffent les textes de Céline et qui, partout ailleurs, signifieraient la langue écrite plus que parlée : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;maquereauter&lt;/span&gt; (« ils la maquereautent »), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;morphiner&lt;/span&gt; (« elle est morphinée de la radio »), comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;goncourteux&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;paracafouilleux&lt;/span&gt;, outre la signification qu’ils posent, supposent la langue parlée : cela tient au mythe de la parole saussurienne, à la prétendue liberté du locuteur individuel devant la langue considérée comme institution sociale ; inconsciemment, la dichotomie langue écrite/langue parlée recouvre injustement la dichotomie langue/parole, de sorte que l’invention permise et rigoureusement déterminée par le code linguistique semble s’exercer contre lui, hors de lui – dans un ailleurs ineffable : la langue parlée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&amp;gt; Lire la suite : &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold; color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.fileden.com/files/2008/7/3/1986937/celinelanguelautrelafleche.pdf"&gt;Téléchargez l'article (pdf, 29 pages)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Guy LAFLECHE &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Études françaises&lt;/span&gt;, vol. 10, n° 1, 1974, p. 13-40.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-9060301759659130413?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/9060301759659130413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/celine-dune-langue-lautre-par-guy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/9060301759659130413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/9060301759659130413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/celine-dune-langue-lautre-par-guy.html' title='Céline, d&apos;une langue l&apos;autre &lt;i&gt;par Guy Laflèche&lt;/i&gt; (1974)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-ccLXj2chim8/Tv31MvE15aI/AAAAAAAADH0/t4iYZDnJw7A/s72-c/Meudon41156418.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6010177968950569337</id><published>2011-12-30T18:10:00.002+01:00</published><updated>2011-12-30T18:12:42.480+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline - New York - 1937 (II)</title><content type='html'>&lt;table class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img src="http://1.bp.blogspot.com/-49Ftk_2Enrk/Tv3v7yjiVhI/AAAAAAAADHo/Ivk_l6lbjJo/s640/New+York+1937.jpg" height="460" width="640" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Louis-Ferdinand Céline - New York - 1937&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-6010177968950569337?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/6010177968950569337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/louis-ferdinand-celine-new-york-1937-ii.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6010177968950569337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6010177968950569337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/louis-ferdinand-celine-new-york-1937-ii.html' title='Louis-Ferdinand Céline - New York - 1937 (II)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-49Ftk_2Enrk/Tv3v7yjiVhI/AAAAAAAADHo/Ivk_l6lbjJo/s72-c/New+York+1937.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-1156555709082967231</id><published>2011-12-29T18:39:00.002+01:00</published><updated>2011-12-29T18:52:39.607+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>Le langage célinien dans Mort à crédit par Julia Autio (Finlande, 2011)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-lBAG21rXlHg/TvyovNTKmlI/AAAAAAAADHc/hp4YddATC2U/s1600/480_49891_vignette_Celine-c-collection-Francois-Gibault.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 283px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-lBAG21rXlHg/TvyovNTKmlI/AAAAAAAADHc/hp4YddATC2U/s400/480_49891_vignette_Celine-c-collection-Francois-Gibault.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5691609558066829906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le langage célinien dans &lt;/span&gt;Mort à crédit, Mémoire de licence de Julia Autio, Université de Jyväskylä (Finlande, 2011) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Introduction&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous nous accordons aujourd'hui à considérer l'oeuvre littéraire de Louis-Ferdinand Céline comme l'une des plus importantes du vingtième siècle. Céline y attaque les formes de littérature « officielle » avec le style de l’écriture exceptionnel, qui naît de multiples répétitions et porte à merveille la vision de son monde. Il crée l’illusion d’une langue populaire, ou plus précisément orale, dont les caractéristique sont en relation avec la vision du monde de l’auteur. La langue académique est mort-née pour Céline, ce qui explique qu’il emploie continuellement dans ses textes les fonctions corporelles, les organes génitaux et les mots grossiers. Les thématiques sont carnavalesques dans leur absurdité et leur crudité. (1)&lt;br /&gt;Sans crainte de se tromper, nous pouvons parler de véritable révolution esthétique et stylistique depuis la sortie de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; en 1932 (2). Ce mémoire de licence a pour objet d’examiner le langage grotesque et exceptionnel baptisé célinien et en lisant je faisais des listes (3) de mots argotiques. Nous en examinerons certaines thématiques comme les diverses appellations des femmes, son rythme et sa « petite musique », c’est à dire le balancement de la phrase qui donne un effet poétique. Le but était de mieux connaître le langage particulier et l’ouvrage théorique principal qui a été utilisé est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Figures de style&lt;/span&gt; d’Henri Suhamy. A côté de cet ouvrage, j’avais un dossier de Céline publié dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Magazine Littéraire&lt;/span&gt; en février 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1. Le langage de Céline&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Céline révolutionne le récit romanesque traditionnel, jouant avec les rythmes et les sonorités, dans ce qu'il appelle sa « petite musique ». Le vocabulaire à la fois argotique et scientifique, familier et recherché, est au service d'une terrible lucidité, oscillant entre désespoir et humour, violence et tendresse (4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;RÉ !.. fa !... sol dièze !... mi !... Merde !&lt;/span&gt; (5)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exemple (1) donne un bon exemple d’utilisation du rythme combiné avec d’une part des termes musicaux et d’autre part un juron. L’auteur a transformé le terme musical « dièse » au « dièze » probablement faisant une référence à l’oeuvre de Jules Verne, M. Ré-Dièze et MlleMi-Bémoll. La langue célinienne suit ainsi de multiples pratiques, et la thématique métaphorique de la métamorphose domine le texte. Il écrit sans craindre le jeu de mots qui produit l’ambiguïté syntaxique et n’évite pas non plus le pléonasme, c’est-à-dire les redondances maladroites qui relèvent plutôt de la grammaire ou de la lexicologie. Une attitude puriste consiste à condamner l’emploi de tournures comme et, puis, alors, après, termes qui de toute manière ne présentent pas d’intérêt stylistique. Malgré tout, il arrive que de tels pléonasmes grammaticaux émettent une résonance expressive. C’est ainsi que Céline écrit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;De la prison on en sort vivant, pas de la guerre&lt;/span&gt;.(6)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons penser à première vue que la présence inutile du pronom en reflète simplement le niveau de langue que l’auteur a choisi. D’autre part, le pléonasme ne manque pas de pertinence syntaxique, car lorsque le parler populaire commence une phrase par une inversion (ici celle du complément), il compense la mise en suspense du sens général par l’emploi d’un pronom de rappel. (7)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center; font-weight: bold;"&gt;&amp;gt; Lire la suite : &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.fileden.com/files/2008/7/3/1986937/JuliaAUTIO.pdf"&gt;Téléchargez cet article (pdf, 20 pages)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Julia AUTIO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Mémoire de licence, Université de Jyväskylä (Finlande, 2011)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;1 Mercier-Leca F., 2011. « Voyage au bout de la viande », &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style:italic;font-size:85%;" &gt;Le Magazine Littéraire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;,66&lt;br /&gt;2 http://louisferdinandceline.free.fr/index2.htm (consulté le 6 avril 2011)&lt;br /&gt;3 Voir l’annexe&lt;br /&gt;4 http://tarayre.wifeo.com/album.php (consulté le 6 avril 2011)&lt;br /&gt;5 &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à Crédit&lt;/span&gt;, 32&lt;br /&gt;6 &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;, 25&lt;br /&gt;7 Suhamy 1992, 68&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-1156555709082967231?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/1156555709082967231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-langage-celinien-dans-mort-credit.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1156555709082967231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1156555709082967231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-langage-celinien-dans-mort-credit.html' title='Le langage célinien dans &lt;i&gt;Mort à crédit&lt;/i&gt; par Julia Autio (Finlande, 2011)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-lBAG21rXlHg/TvyovNTKmlI/AAAAAAAADHc/hp4YddATC2U/s72-c/480_49891_vignette_Celine-c-collection-Francois-Gibault.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-7675854375993693814</id><published>2011-12-29T18:17:00.007+01:00</published><updated>2012-01-12T20:07:00.406+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Radio/Vidéo'/><title type='text'>Marc-Edouard Nabe et Stéphane Zagdanski sur Louis-Ferdinand Céline</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span id="videodetailsreadmore"&gt;Les interviews complètes de Marc-Edouard Nabe et Stéphane Zagdanski sur Céline, tournées pour le documentaire d′Arte &lt;i&gt;Le Procès Céline &lt;/i&gt;sont disponibles sur leur sites respectifs : &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span id="videodetailsreadmore"&gt;&lt;a style="color: #990000;"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.alainzannini.com/index.php?option=com_seyret&amp;amp;Itemid=&amp;amp;task=videodirectlink&amp;amp;id=382%20"&gt;www.alainzannini.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.parolesdesjours.free.fr/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://parolesdesjours.free.fr/zagdanskiseul.htm" style="color: #990000;" target="_blank"&gt;www.parolesdesjours.free.fr&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-7675854375993693814?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/7675854375993693814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/marc-edouard-nabe-et-stephane-zagdanski.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7675854375993693814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7675854375993693814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/marc-edouard-nabe-et-stephane-zagdanski.html' title='Marc-Edouard Nabe et Stéphane Zagdanski sur Louis-Ferdinand Céline'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-506133479320952420</id><published>2011-12-26T05:00:00.007+01:00</published><updated>2011-12-29T19:09:10.832+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettre d&apos;actualité'/><title type='text'>Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°18 - RÉTROSPECTIVE 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="https://docs.google.com/open?id=0BwQw6SncXbyVMzI4MjE4MDMtNzc4Mi00ZDVmLWExNTEtZmQxODBmZWJhNGRi"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5690068929924727698" src="http://3.bp.blogspot.com/-6oFYIsa-0Ug/Tvcvi2Omg5I/AAAAAAAADGQ/AIs791-CD_s/s400/1961%2B-%2B2011.JPG" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 284px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour recevoir gratuitement par courriel à chaque parution la lettre d'actualité du Petit Célinien, laissez-nous votre mail à l'adresse habituelle : lepetitcelinien@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un numéro spécial de 24 pages vous présentant toutes les parutions 2011 et 3 pages d'annexes retraçant les grands évènements ayant marqué ce cinquantenaire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="https://docs.google.com/open?id=0BwQw6SncXbyVMzI4MjE4MDMtNzc4Mi00ZDVmLWExNTEtZmQxODBmZWJhNGRi"&gt;Le Petit Célinien - Lettre d'actualité n°18 - RETROSPECTIVE 2011&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-506133479320952420?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/506133479320952420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n18.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/506133479320952420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/506133479320952420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-petit-celinien-lettre-dactualite-n18.html' title='Le Petit Célinien - Lettre d&apos;actualité n°18 - RÉTROSPECTIVE 2011'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-6oFYIsa-0Ug/Tvcvi2Omg5I/AAAAAAAADGQ/AIs791-CD_s/s72-c/1961%2B-%2B2011.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6800841400091828685</id><published>2011-12-25T15:00:00.005+01:00</published><updated>2011-12-30T20:02:45.500+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline - Rétrospective 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme chaque année, nous vous proposons une rétrospective des publications consacrées à Céline, nouveautés ou rééditions. 2011, année du cinquantenaire de la mort de Céline, a inspiré les éditeurs puisque pas moins de 27 sorties ont été recensées. Vous retrouverez par ailleurs l'essentiel des articles de presse et des sorties magazines dans notre rubrique "&lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/search/label/Presse"&gt;Presse&lt;/a&gt;". La polémique qui a ouvert ce début d'année, suscitée par l'exigence de Serge Klarsfeld de voir supprimé le nom de Céline du Recueil des célébrations nationales édité par le Ministère de la Culture, a provoqué de très nombreuses réactions, dans la presse et sur internet. Elles sont à consulter &lt;a href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/01/reactions-laffaire-celine.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="  font-weight: bold;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;RETROSPECTIVE 2011&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-a9lSSaEI4cM/TvNm8LGLbHI/AAAAAAAADF4/psjphcHs8d0/s1600/Mea%2BCulpa%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5689003938255957106" src="http://1.bp.blogspot.com/-a9lSSaEI4cM/TvNm8LGLbHI/AAAAAAAADF4/psjphcHs8d0/s400/Mea%2BCulpa%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 309px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une version préparatoire et le texte définitif de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mea Culpa&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;de Louis-Ferdinand Céline aux éditions du Lérot. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une édition d’Henri Godard avec la  reproduction intégrale du manuscrit. 104 pages, au format du manuscrit  21x27 cm. Tirage limité à 300 ex. numérotés, 50 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Commande auprès de l'éditeur :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tél. 05 45 31 71 56&lt;br /&gt;du.lerot@wanadoofr&lt;br /&gt;Du Lérot, éditeur&lt;br /&gt;Les Usines Réunies&lt;br /&gt;16140 Tusson&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/"&gt;www.editionsdulerot.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-KDS9FYU4lu4/TvIvyHYw01I/AAAAAAAADFg/TVhB6ku4iQI/s1600/Pia%2BChroniques%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688661817345233746" src="http://1.bp.blogspot.com/-KDS9FYU4lu4/TvIvyHYw01I/AAAAAAAADFg/TVhB6ku4iQI/s400/Pia%2BChroniques%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: right; height: 400px; margin: 0px 0px 10px 10px; width: 294px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ix chroniques de Pascal Pia publiées dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carrefour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Pascal Pia, résistant et fondateur du journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Combat&lt;/span&gt;, écrit sur Céline, un souffle surprenant pour nos consciences étriquées vient nous rappeler à l’ordre. C’est une leçon de littérature et de franc-parler à la fois. Car Pascal Pia est un érudit qui sait comment défricher l’histoire littéraire pour mettre en évidence les évolutions, les rappels et les liens, les ruptures aussi, et dégager ainsi l’essentiel : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce sont les oeuvres qui comptent, non les extraits de casier judiciaire, ni les rapports de concierge&lt;/span&gt; ». Entre 1955 et 1977, Pascal Pia a consacré dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carrefour&lt;/span&gt; dix chroniques à Céline, réunies ici, depuis les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entretiens avec le professeur Y&lt;/span&gt; jusqu’à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigodon&lt;/span&gt;. Toutes sont écrites avec finesse et érudition et détonnent très heureusement dans le paysage journalistique actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal Pia, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;u&gt;Céline en liberté, 10 chroniques publiées dans "Carrefour"&lt;/u&gt;, 1956-1977&lt;/span&gt;, 80 p., 18 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Commande auprès de l'éditeur :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tél. 05 45 31 71 56&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;du.lerot@wanadoofr&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Du Lérot, éditeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les Usines Réunies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;16140 Tusson&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/"&gt;www.editionsdulerot.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070444805/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070444805"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5670821313606891442" src="http://1.bp.blogspot.com/-BFldUqbkiV4/TrLN8H5At7I/AAAAAAAACvA/ligK9mOgjz8/s400/voyage%2Bfolio%2Bluxe%2B2.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 269px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dans la collection folio luxe de Gallimard, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié à l'occasion du cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline. Un marque-page aimanté, en métal, accompagne chaque coffret. Prix : 11, 50 €.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis-Ferdinand Céline, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070444805/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070444805" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Folio luxe, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070444805/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070444805" style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-T5XEgklncwM/TrlTKjiViII/AAAAAAAACxc/SUBoyKFmESQ/s1600/Actes%2BXVIII%2Bcolloque%2BLFC%2BSEC.jpg"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5672656646452906114" src="http://3.bp.blogspot.com/-T5XEgklncwM/TrlTKjiViII/AAAAAAAACxc/SUBoyKFmESQ/s400/Actes%2BXVIII%2Bcolloque%2BLFC%2BSEC.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 467px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 309px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Actes du XVIIIè colloque internationale L.-F. Céline.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Société d'Etudes Céliniennes a fait paraître les Actes du dix-huitième colloque international Louis-Ferdinand Céline (Dinard, 2-4 juillet 2010), "Images de la France dans l'oeuvre de Céline".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sommaire :&lt;br /&gt;Introduction par François Gibault&lt;br /&gt;D'un pays en exil ou la déchirure du retour par Ana Maria Alves&lt;br /&gt;Le mal du pays dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Féerie pour une autre fois I&lt;/span&gt; par Sonia Anton&lt;br /&gt;Céline : la baguette et le béret par Anne Baudart&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guignol's Band&lt;/span&gt; : un roman rempli de bruit et de fureur par Johanne Bénard&lt;br /&gt;Le Père-Lachaise pour dernière patrie : stade ultime du patriotisme célinien par David Fontaine&lt;br /&gt;La France occupée vu par Céline et Rebatet : un parallèle entre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Beaux draps&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Décombres&lt;/span&gt; par Pascal Ifri&lt;br /&gt;Chateaubriand et Céline : la France vue de l'exil par Pierre-Marie Miroux&lt;br /&gt;La France politique de Louis-Ferdinand Céline par Jacqueline Morand-Devillers&lt;br /&gt;De la négation référentielle de l'image de la France à sa sensitivité par Suzanne Munsch&lt;br /&gt;Au fil du temps l'évolution du patriotisme dans la correspondance célinienne par Véronique Robert-Chovin&lt;br /&gt;Vérité référentiele et vérité textuelle dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; par Bianca Romaniuc-Boularand&lt;br /&gt;Louis-Ferdinand Céline : une certaine France (une certaine déchéance) : L'entre-deux-guerres par Anne Seba-Collett&lt;br /&gt;L'humour célinien : une esthétique du noircissement par Yoriko Sugiura&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le volume 61 €. &lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Commande possible auprès de la Société d'Etudes Céliniennes, 3 rue Monsieur, 75007 Paris.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-OzaOYy5pF_c/Tqpp8n19hlI/AAAAAAAACoU/PrcEM0DYIGU/s1600/MHC%2BC%25C3%25A9line%2Bet%2Ble%2Bcin%25C3%25A9ma.jpg"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668459571207571026" src="http://4.bp.blogspot.com/-OzaOYy5pF_c/Tqpp8n19hlI/AAAAAAAACoU/PrcEM0DYIGU/s400/MHC%2BC%25C3%25A9line%2Bet%2Ble%2Bcin%25C3%25A9ma.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 269px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Louis-Ferdinand Céline et le cinéma&lt;/span&gt; de Marc Henri Cadier.&lt;/span&gt;L'oeuvre de Céline est parsemé, ça et là, de nombreuses références au cinéma. Il a même souhaité que son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; soit porté à l'écran. Maints réalisateurs et non des moindres envisagèrent cette éventualité mais rien n'en résulta.&lt;br /&gt;De plus Céline apparaît comme un scénariste méconnu et à la rigueur pourrait-on dire que la fameuse "trilogie allemande" - ses trois derniers ouvrages, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'un château l'autre, Nord, Rigodon&lt;/span&gt; - serait "montée" comme un film ?&lt;br /&gt;Et là-dessus vient se greffer l'inévitable question Cinéma-Israël vue à travers le prisme célinien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc Henri Cadier, &lt;u&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Louis-Ferdinand Céline et le cinéma&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;, Ed. MHC, 2011, 120 pages, 15€.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-odxiScBcbPs/TqKnAOziF_I/AAAAAAAACk8/AQ_0NszGZgw/s1600/Mea%2BCulpa%2Bed%2Bderriere%2Bla%2Bsalle%2Bde%2Bbains.JPG"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666274903601584114" src="http://3.bp.blogspot.com/-odxiScBcbPs/TqKnAOziF_I/AAAAAAAACk8/AQ_0NszGZgw/s400/Mea%2BCulpa%2Bed%2Bderriere%2Bla%2Bsalle%2Bde%2Bbains.JPG" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: right; height: 225px; margin: 0px 0px 10px 10px; width: 300px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mea Culpa&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Editions Derrière la salle de bains publient &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea Culpa&lt;/span&gt; de Louis-Ferdinand Céline. Format 145x190 mm, sur papier bouffant 150 gr, couverture à grands rabats. Prix : 9€.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commande sur le site de l'éditeur : &lt;a href="http://leseditionsderrierelasalledebains.bigcartel.com/product/louis-ferdinand-celine-mea-culpa" style="color: black;" target="_blank"&gt;www.leseditionsderrierelasalledebains.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2290037532/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2290037532"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5647789488705935666" src="http://4.bp.blogspot.com/-NAMUTzM4LFI/TmD6neCAmTI/AAAAAAAACW8/hT9jSwhnkr0/s400/Hirsch%2BR%25C3%25A9prouv%25C3%25A9%2Bpoche2011.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 241px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Réprouvé&lt;/span&gt; de Mikaël Hirsch en poche. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1954, l'Académie Goncourt décerne son prix à Simone de Beauvoir. Au même moment, Gérard Cohen, garçon de courses chez Gallimard, se rend chez Céline qui vit à Meudon comme au purgatoire. Peinture du milieu littéraire des années cinquante, errance dans un Paris disparu, confrontation entre deux êtres, Le réprouvé est un grand roman initiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Mikaël Hirsch, né à Paris en 1973, Mikaël Hirsch est le petit-fils d'un fondateur de la NRF. Il est l'auteur de plusieurs romans, de nouvelles et d'un recueil de poèmes. Son dernier roman, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2362010414/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2362010414"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les successions&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, est paru chez l'Editeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mikaël Hirsch, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2290037532/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2290037532" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Réprouvé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, J'ai lu, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2290037532/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2290037532" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050257/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050257"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637296485467768802" src="http://4.bp.blogspot.com/-MOCbRe8bbfM/TjuzSS3dR-I/AAAAAAAACPg/li_l6Z77K0s/s400/derval%2Bderniers%2Bclich%25C3%25A9s.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 344px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 246px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pierre Duverger, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, derniers clichés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les éditions Ecriture et l'IMEC publient &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050257/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050257"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, derniers clichés&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, les meilleures photographies de Céline prises par Pierre Duverger entre 1957 et 1961. Préface de Viviane Forrester, avant-propos d'André Derval et postface de François Gibault. Sortie le 24 août 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Devenu photographe après-guerre, Pierre Duverger réalise, de 1957 à 1961, une série de 71 clichés au domicile de Céline, à Meudon, à l'aide de son Leica M3. Les meilleures de ces photos inédites, dont quelques-unes furent révélées en 1981 par la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Revue célinienne&lt;/span&gt;, sont rassemblées dans cet album sobrement légendé.&lt;br /&gt;Les clichés de 1957 présentent l'écrivain à sa table de travail ou au côté de sa femme Lucette, au balcon de leur pavillon. Ceux de juillet 1960 sont en couleur : on y voit l'écrivain, en pelisse, assis dans son jardin, muni de sa canne. Enfin, un reportage réalisé le 1er juillet 1961 montre notamment Céline sur son lit de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Pierre Duverger, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050257/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050257" style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, derniers clichés&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Ecriture/IMEC, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050257/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050257" style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-FSwaf44yt_g/Tk5--FAXPNI/AAAAAAAACTc/V7jgEMKFLiY/s1600/L%2527Ann%25C3%25A9e%2BC%25C3%25A9line%2B2010.jpg"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5642586988102499538" src="http://4.bp.blogspot.com/-FSwaf44yt_g/Tk5--FAXPNI/AAAAAAAACTc/V7jgEMKFLiY/s400/L%2527Ann%25C3%25A9e%2BC%25C3%25A9line%2B2010.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 262px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'Année Céline&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; 2010. &lt;/span&gt;Sommaire :&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=" ;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;TEXTES DE CELINE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- Deux lettres et dix dédicaces à Romuald Gallier&lt;br /&gt;- Lettres à divers : Herminée Howyan, Georges Michau, Jean-Gabriel Daragnès, Georges Geoffroy, Paul Marteau, Jules Almansor, Maurice Lemaître, Claude Gallimard&lt;br /&gt;- Déclaration d'impôt&lt;br /&gt;- Dédicaces et lettres passées en vente&lt;br /&gt;- Fragment de lettres : à Jules Almansor, Théophile Briant, Ansbert Frimat, Georges Geoffroy, John Marks, Paul Marteau&lt;br /&gt;- Editions et rééditions d'oeuvres de Céline&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=" ;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DOCUMENTS&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sur les routes d'Eure-et-Loir, hiver 1918&lt;/span&gt;, par Gaël Richard&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une médaille de bronze pour le Dr Destouches&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Autour du procès de Céline&lt;/span&gt;, par Gaël Richard&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prière d'insérer de&lt;/span&gt; The Crippled Giant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de M. Hindus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La nécrologie de Céline dans la presse danoise&lt;/span&gt;, par François Marchetti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=" ;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ETUDES&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La science grotesque, La représenation de la figure du savant dans les romans de Louis-Ferdinand Céline&lt;/span&gt;, par Guillaume Grondin.&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les traces d'une vie, recherches biographiques&lt;/span&gt;, par Gaël Richard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=" ;font-family:verdana;font-size:85%;"  &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CHRONIQUE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bibliographie critique&lt;/span&gt; : volumes, articles, colloques et travaux universitaires, chapitres de livres, fictions, périodiques.&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Adaptations et mises en scène, audiovisuel, bibliophilie, varia&lt;/span&gt; : théâtre, bibliophilie, expositions, tract, jeu, télévision, cinéma.&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Echos et mentions&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Année Céline&lt;/span&gt; 2010, Ed. du Lérot, 2011, 35€.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Du Lérot éditeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les Usines Réunies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;16140 TUSSON&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;05.45.31.71.56&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="color: black;"&gt;&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/" target="_blank"&gt;www.editionsdulerot.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Illustration de couverture : envoi de Céline à Romuald Gallier (coll. part)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2864772515/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2864772515"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5618874742633798034" src="http://1.bp.blogspot.com/-MgDXxq2bk3o/TfpAzvAaGZI/AAAAAAAACBo/agsPqE_d578/s400/L%2527infr%25C3%25A9quentable.jpeg" style="cursor: hand; cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0 10px 10px 0; width: 262px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, l'infréquentable ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Joseph Vebret. &lt;/span&gt;Préface de Jean-Marie Rouart de l'Académie française.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cinquante ans après sa mort, le 1er juillet 1961, Céline, l'un des rares écrivains majeurs du XXè siècle, suscite encore polémiques, controverses, incompréhension et rejets de toutes sortes. C'est incontestablement un génie ; mais peut-être était-ce aussi un salaud ? Peut-on oublier que l'auteur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;, qui a révolutionné la littérature française, a également publié trois violents pamphlets antisémites ?&lt;br /&gt;Au cours de huit entretiens avec des céliniens incontestés et qui font autorité, Joseph Vebret tente de démêler le vrai du faux, la réalité du fantasme, la part de l'homme dans l'œuvre, sans j . amais lui chercher d'excuses ni de fausses justifications.&lt;br /&gt;Ils sont donc huit à s'exprimer sans parti pris ni langue de bois : David AIliot, Émile Brami, Bruno de Cessole, François Gibault, Marc Laudelout, Éric Mazet, Philippe Sollers et Frédéric Vitoux, de l'Académie française.&lt;br /&gt;Ni biographie complaisante, ni essai à charge, ces nouvelles « Causeries littéraires » font revivre l'immense écrivain que fut Céline et (re)visiter toute une période sans rien laisser dans l'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joseph Vebret, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2864772515/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2864772515" style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, l'infréquentable ?&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Picollec, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2864772515/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2864772515" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2849221597/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2849221597"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612095818352162034" src="http://3.bp.blogspot.com/-S61YEyv72N4/TeIraaJV9PI/AAAAAAAAB8s/RrLwKQYAEh8/s400/albert%2Bet%2Blouis%2Bmai%2B2011.jpg" style="float: right; height: 400px; margin: 10pt 0px 10px 10pt; width: 258px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Albert et Louis&lt;/span&gt;, un roman de Jean-Paul Mugnier. Dialogue entre Albert Camus et Louis-Ferdinand Céline.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Albert Camus et Louis Ferdinand Céline ensemble ? Improbable rencontre ! Pourtant c’est au dialogue entre ces deux hommes que l’auteur nous propose d’assister. L’un, Céline, de retour d’exil après avoir été condamné à mort par contumace et qui semble renouer avec le succès après la publication de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;D’un château l’autre&lt;/span&gt;, l’autre, Camus, de plus en plus contesté pour ses prises de position à propos de la guerre d’Algérie et qui pense lui-même à s’exiler. Le racisme affiché de Céline et celui sous-jacent reproché par certains à Camus ne sont pourtant pas les seuls éléments de cet échange. Céline, qui s’apprête à confier un secret à Camus veut d’abord s’assurer d’être considéré par lui comme un interlocuteur à part entière. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’Etranger&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt; seront les principaux supports de cette confrontation conduisant les deux hommes à revisiter certains aspects de leur enfance, à se découvrir mutuellement, pour qu’enfin, à l’issue de cet échange, Louis dévoile ce qui l’a poussé à vouloir rencontrer Albert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Jean-Paul Mugnier, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2849221597/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2849221597" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Albert et Louis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Fabert, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2849221597/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2849221597" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070440702/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070440702"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611699793793740658" src="http://2.bp.blogspot.com/-vLpEvAKT4Ak/TeDDOvs1b3I/AAAAAAAAB8A/Pvfvzz_9Z9s/s400/lettres%2Bnrf%2Bchoix.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 389px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 231px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lettres à la NRF, une sélection, en poche, de lettres de Céline à la NRF, paru initialement dans son intégralité en 1991 dans la collection &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070721396/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070721396"&gt;Blanche&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Louis-Ferdinand Céline, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070440702/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070440702" style="color: rgb(153, 0, 0);" target="_blank"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lettres à la NRF : Choix 1931-1961&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Gallimard, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070440702/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070440702" style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221125843/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221125843"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611032629076882450" src="http://3.bp.blogspot.com/-Kx5gHPKLi7w/Td5kcpdA9BI/AAAAAAAAB7g/9o08OPx2dnU/s400/Salatko.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 400px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 250px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline's band&lt;/span&gt;, roman d'Alexis Salatko.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;De 1945 à 1950, Louis-Ferdinand Céline vit en exil au Danemark. Après avoir passé un an dans les geôles danoises, il loge dans un taudis, en résidence surveillée, sur les bords de la Baltique. C'est là que Marcel Aymé, porté par le succès de Clérambard représenté à Copenhague, vient retrouver son vieil ami. Marcel, le témoin muet des bons et des mauvais jours, celui qui n’a jamais lâché Louis malgré leur différend et les assauts de la meute, est le seul à lui arracher un semblant de repentir, tout là-bas, au coeur de la nuit nordique. Céline est l’auteur français le plus lu et le plus commenté au monde. Comment expliquer ce mélange de fascination et de répulsion qu’il inspire encore aujourd’hui ? Cette amitié de trente ans entre Marcel et Louis est le prétexte pour explorer la vie de Céline, cerner sa personnalité dans toute sa complexité, bref tenter de percer son mystère, à travers une fiction inspirée des séquences les plus marquantes de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Alexis Salatko, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221125843/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221125843"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline's band&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Robert Laffont, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur&lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221125843/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221125843"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050249/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050249"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611026113988095122" src="http://1.bp.blogspot.com/-H3umDiRl1HM/Td5eha2zbJI/AAAAAAAAB7I/na34fbNWnt0/s400/mah%25C3%25A9%2Bbringuebale.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 244px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Réédition (augmentée d'un chapitre inédit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Genèse avec Céline&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;) chez Ecriture de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La brinquebale avec Céline&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; d'Henri Mahé, initialement paru en 1969 aux éditions de la Table ronde. Préface d'Eric Mazet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Voici le récit d’une amitié, exigeante et mouvementée : celle de Céline, écrivain et médecin, et d’Henri Mahé (1907-1975), dit « Riton-la-Barbouille », artiste peintre. Durant trois décennies, de 1930 à sa mort en 1961, Céline a adressé à son ami Mahé plus de deux cents lettres, de quelques lignes à dix pages. Joies et irritations quotidiennes rendues dans le langage dur et sans fard de l’amitié, ponctuation lâchée à la volée, souci débraillé du mot juste : tout Céline est ici tel qu’en lui-même, avec ses bouffonneries, ses obsessions, ses haines, ses idylles, ses rêves et ses angoisses. Entre les lignes, Henri Mahé prend la parole pour raconter sa vie, leur amitié. Ce « classique » célinien est suivi d’un texte inédit et truculent, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Genèse avec Céline&lt;/span&gt; (1970), ponctué d’autres missives, ainsi que d’un choix de quarante lettres inédites (1942-1954).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Mahé, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050249/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050249"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La brinquebale avec Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Ecriture, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2359050249/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2359050249"&gt; &lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Amazon.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2356871187/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2356871187"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581389051385774690" src="http://3.bp.blogspot.com/-cKDHMxh34V8/TXUTxVEagmI/AAAAAAAABiA/4bHE3hIQBgE/s400/peillon%2Bceline%2Bantisemite.gif" style="cursor: pointer; float: right; height: 280px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 177px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, un antisémite exceptionnel&lt;/span&gt; d'Antoine Peillon. Médiocre libelle contre le Céline antisémite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant-propos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En mai 2001, Georges Charpak m'avait fait l'honneur de me demander une note documentaire sur l'antisémitisme de Louis-Ferdinand Céline. Invité par Bernard Pivot à participer à la dernière émission de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouillon de Culture&lt;/span&gt; (France 2), programmée à la fin juin, et sachant que l'acteur Fabrice Luchini, adorateur de l'écrivain, serait aussi présent sur le plateau, il souhaitait ne pas laisser passer l'occasion d'exprimer sérieusement l'horreur que lui inspirait l'auteur des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt;, ainsi que sa révolte contre la complaisance d'un certain nombre de personnalités de la vie culturelle française vis-à-vis des dérives racistes particulièrement ignobles de celui-ci.&lt;br /&gt;Malgré une forte pression exercée sur lui par l'animateur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bouillon de culture&lt;/span&gt; (loyalement averti de son intention) pour qu'il renonce à s'exprimer sur ce sujet, Georges Charpak s'en est tenu à son projet. Aujourd'hui, les images de cette séquence mémorable sont aisément visibles par l'Internet (voir la vidéo ci-dessous). Elles montrent avec quelle dignité le grand physicien rend justice à l'Histoire.&lt;br /&gt;Les pages qui suivent, et qui constituent aujourd'hui un petit livre, sont une reprise revue et augmentée de la note que j'avais rédigée il y a presque dix ans. Leur publication, sous cette nouvelle forme, représente, en premier lieu, un hommage affectueux à celui auquel elles étaient initialement destinées. Cet abrégé sur l'ignominie célinienne entend, de plus, confirmer une indignation sans partage face à la persévérance d'une sous-culture haineuse, très « idéologie française (1) », qui vire trop souvent au culte suspect d'un mauvais écrivain (2) qui n'était en vérité qu'un raciste délirant. Il s'agit, enfin, d'une synthèse qui n'est qu'une introduction - que j'espère efficace - aux travaux autrement considérables de Philippe Alméras, Yves Pagès, Jean-Pierre Martin, Émile Brami, Annick Duraffour, Pierre-André Taguieff, André Rossel-Kirschen...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paris, le 25 janvier 2011.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Antoine Peillon, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2356871187/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2356871187"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, un antisémite exceptionnel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Le bord de l'eau, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2356871187/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2356871187"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070121925/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070121925"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5606577285210523506" src="http://2.bp.blogspot.com/-pG32aF8kdU8/Tc6QVgK_R3I/AAAAAAAAB3A/g_nqillw4lA/s400/godard.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 263px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070121925/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070121925"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, une biographie d'Henri Godard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Depuis sa mort, voici un demi-siècle, la stature de Céline n’a cessé de croître : qu’on le veuille ou non, il est un des auteurs majeurs du XXe siècle, un des plus lus, des plus commentés et assurément des plus disputés. Céline a inventé une manière entièrement nouvelle d’écrire le français. Son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; a été ressenti comme un choc, comme une révolution dans la manière de dire par le roman l’expérience humaine. C’est son oeuvre de polémiste qui devait plus tard lui aliéner durablement nombre de lecteurs. Mais peut-on vraiment dissocier le génie de l’écrivain des violences de l’homme ? Pour Henri Godard les deux sont inséparables. Cette biographie se propose précisément de retracer le chemin de la vie à l’oeuvre, tout comme elle s’efforce de pénétrer le secret de cette existence à l’épreuve du travail de l’écriture. Elle part à la découverte des vérités contradictoires de Céline, que restitue par fragments, de l’enfance à la mort, une abondante correspondance récemment réunie. C’est un portrait souvent inattendu qui se dessine peu à peu : de l’enfant sage et affectionné du Passage Choiseul au reclus de Meudon, en passant par le jeune commis de boutique, le cuirassier à jamais marqué par la guerre, le médecin des quartiers pauvres, l’antisémite furieux, le prisonnier de Copenhague… mais aussi l’amoureux de la mer et des ports, le copain qui adore parler sexe, enfin, le plus méconnu, l’homme qui mit le corps féminin et la danse au centre de sa vie. Au fil des pages et des années, c’est une figure plus intime, plus complexe, plus déchirée aussi, que découvre le lecteur. Cet itinéraire hors du commun échappe décidément aux simplifications péremptoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur&lt;br /&gt;Essayiste, spécialiste du roman et des écrivains majeurs du XXe siècle, Henri Godard est l’éditeur de Céline dans la Bibliothèque de la Pléiade et l’auteur notamment de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poétique de Céline&lt;/span&gt; (Bibliothèque des Idées, 1985), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline scandale&lt;/span&gt; (collection blanche, 1994, Folio n° 3066), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Roman modes d’emploi &lt;/span&gt;(Folio essais n° 479).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Henri Godard, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070121925/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070121925"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Gallimard, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070121925/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070121925"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-hxpUKlRHQLs/TcrLzOUncJI/AAAAAAAAB2Q/dc5UFxkDxnQ/s1600/44626.jpg"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5605516767094337682" src="http://4.bp.blogspot.com/-hxpUKlRHQLs/TcrLzOUncJI/AAAAAAAAB2Q/dc5UFxkDxnQ/s400/44626.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 273px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 175px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Fragmentation dans le roman. Louis-Ferdinand Céline, Robert Pinget, Alain Robbe-Grillet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Maryse Roussel-Meyer&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choix de l'écriture fragmentaire dans le roman peut se concevoir comme une force de dé́sintégration du genre. Il en va ainsi pour Graal Flibuste de Pinget, roman en forme de fragments, Le Voyeur de Robbe-Grillet, récit troué d'ellipses, et Rigodon de Céline, morcelant la syntaxe à la limite de la lisibilité.&lt;br /&gt;Manière de dissidence, dis-jonction de l'épistémologie classique, la description devient étrange, étrangère, déconcertant toute doxa. La minutie descriptive des romans de Pinget et Robbe-Grillet libère du grand mythe de la Profondeur et du Sens. Au contraire, chez Céline, la description, absorbée par le discours, consiste à chercher un sens caché, à découvrir une vérité « sous le réel », dans un rythme calqué sur l'incohérence du monde. Ces oeuvres suscitent également une réflexion sur la notion de phrasé – les effets musiciens de sa dislocation, la fragmentation du discours ou de la composition procédant à la manière de l'art musical, tantôt variations, tantôt fugue ou sonate.&lt;br /&gt;Enfin, en démystifiant les qualités du roman classique pour faire advenir un roman du jeu, l'ironie de la fragmentation sollicite l'active participation du lecteur. De la sorte, ces auteurs ont donné à leur écriture l'allure et la pugnacité d'un défi. S'affranchissant de la tyrannie de l'Oeuvre et des catégories littéraires, résistant à la tentation de la totalité, la fragmentation qu'ils instruisent dans leurs récits élabore d'elle-même l'idée très moderne d'un roman « transgénérique ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur&lt;br /&gt;Maryse Roussel-Meyer, Professeur agrégé de Lettres modernes à Toulouse, travaille sur la littérature narrative contemporaine et en particulier sur l'oeuvre de Robbe-Grillet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maryse Roussel-Meyer, &lt;span style=" font-style: italic;font-size:85%;" &gt;La Fragmentation dans le roman. Louis-Ferdinand Céline, Robert Pinget, Alain Robbe-Grillet&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-size:85%;"&gt;Presses universitaires Blaise Pascal, &lt;span style="font-size:78%;"&gt;coll. "Littératures"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, 2011.&lt;br /&gt;EAN 9782845164710 - &lt;a href="http://www.fabula.org/actualites/maryse-roussel-meyer-la-fragmentation-dans-le-roman-louis-ferdinand-celine-robert-pinget-alain-_44626.php"&gt;Table des matières&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2271071674/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2271071674"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5603599315208588034" src="http://2.bp.blogspot.com/--uG7FL3V1GE/TcP741ahSwI/AAAAAAAAB1I/guzCi_Qw9uY/s400/bellosta.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 252px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Réédition de &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2271071674/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2271071674"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline ou l'art de la contradiction&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de Marie-Christine Bellosta, un ouvrage paru initialement en 1990 aux PUF.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; est le roman le plus connu de Céline, mais est-il pour autant facile à lire ? Pour son auteur, en 1932, il s’agit d’une oeuvre « impossible à classer », visant à « créer une image très fidèle de l’homme des villes », « satirique jusqu’à la férocité », « contée » pourtant de manière « candide » et destinée « aux médecins, aux universitaires et aux lettrés ». Il est donc tentant de le lire comme une étonnante réécriture de Candide, comme un roman philosophique qui traite du problème du mal, de la guerre et de la mort, et comme une somme qui met en question les idées de son temps : pour Freud contre la psychiatrie française, pour la « littérature prolétarienne » contre Proust, pour Darien et Stirner contre Rousseau, pour la psychanalyse contre la révolution. A recomposer ainsi l’univers intellectuel sous-jacent à cette oeuvre, on gagne d’en mieux comprendre la forme, les obscurités, les jeux intertextuels nombreux et les engagements. On y gagne aussi d’apercevoir la continuité logique de toute l’oeuvre de Céline, pamphlets compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie-Christine Bellosta, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2271071674/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2271071674" style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Céline ou l'art de la contradiction&lt;/a&gt;, Ed. CNRS, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2271071674/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2271071674"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2876232928/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2876232928"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601028138313205682" src="http://3.bp.blogspot.com/-LOqOLd_N-FE/TbrZapEgR7I/AAAAAAAABzc/n7r_sdIxiJA/s400/maroushka%2B-%2Benfance%2Bchez%2BLFC.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 400px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 275px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;i&gt;Une enfance chez Louis-Ferdinand Céline&lt;/i&gt; de Maroushka Dodelé.&lt;/span&gt;Qui est Louis-Ferdinand Céline pour Maroushka qui, de 6 à 17 ans, prend des cours de danse chez Lucette Destouches? Longtemps, ce ne fut que le "mari de Lucette", un médecin, pauvre, dévoué à ses patients. A mesure que les années passent et que sa passion pour la danse grandit, elle découvre que le docteur Louis Destouches est également Louis-Ferdinand Céline, l'écrivain célèbre et controversé. Sous le regard tendre et quasi maternel de sa professeur, Maroushka apprend son futur métier. Les cours se déroulent à Meudon, dans la maison du maître. Céline est partout sans être vraiment là. C'est son ombre que l'on aperçoit, sa voix que l'on entend comme un écho, entre les cris de Toto, le perroquet, et les aboiements des chiens. Amis ou simples connaissances, écrivains, acteurs et réalisateurs défilent chez Céline. L'enfant côtoie ainsi Arletty, Audiard, Marcel Aymé, Simone Gallimard, Nadine Nimier, Dominique de Roux, Michel Simon... À 17 ans, Maroushka partira se former auprès d'autres professeurs sans s'éloigner pour autant de Lucette, dont elle demeure toujours très proche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur&lt;br /&gt;Danseuse de formation classique, Maroushka a travaillé auprès de Roland Petit. Désireuse de renouer avec ses origines (une grand-mère manouche), elle a mélangé dans ses spectacles danses tziganes et orientales et fait renaître ainsi la tradition des Ghawasies, les Tziganes d'Égypte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;Maroushka, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2876232928/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2876232928"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une enfance chez Louis-Ferdinand Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Michel de Maule, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2876232928/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2876232928"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2363710061/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2363710061"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5599168119109071650" src="http://4.bp.blogspot.com/-xMpnhOtnnE4/TbQ9vRkwMyI/AAAAAAAABwI/jt5dktiIAdg/s400/almeras1.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 251px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Réédition aux éditions Pierre-Guillaume de Roux de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2363710061/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2363710061" style="font-weight: bold; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline entre haines et passion&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, biographie de Philippe Alméras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cinquante ans après la mort de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), les passions présentes dans son oeuvre et sa vie continuent de produire tout leur effet. Qui pourrait encore ignorer aujourd'hui la haine antisémite de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt; (1937) ? Une violence que l'humanisme antiguerre du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; (1932) était bien loin d'annoncer... Faut-il y déceler la marque d'une personnalité schizophrène où le bien et le mal ne se rencontrent jamais ? La biographie critique de Philippe Alméras nous permet, tout au contraire, de comprendre quels liens intimes et puissants ont uni le pamphlétaire et le romancier de génie dès l'origine. A travers un ardent chassé-croisé entre réalité rêvée et fiction vécue jusqu'à l'extrême... Puisque l'homme qui réinventa la littérature en grand sous les assauts d'une fièvre et d'une révolte sans précédent dont le Voyage et Mort à crédit ont immortalisé le style mythique, puisque l'homme qui s'impose d'ores et déjà comme l'un des plus grands écrivains du XXe siècle vient d'ouvrir une boîte de Pandore : celle de l'Histoire la plus idéologique de tous les temps. Celle d'un théâtre de folie dont il s'est d'abord contenté d'être le témoin et le spectateur impuissant lors de la Première Guerre mondiale avant d'en devenir la pythie durant la Seconde. Embrassant alors la tentation hallucinatoire d'une victoire définitive sur le destin, déployant sa démesure à l'échelle des haines qui combattent le spectre du déclin et de la défaite. C'est le passage de la ligne rouge qui voit le pamphlet soudain l'emporter sur le roman à l'issue d'une longue évolution où l'auteur, tour à tour désabusé, vindicatif puis imprécateur, aura joué d'innombrables registres en ne cessant de se créer tous les ennemis possibles et imaginables. Céline, certes, reviendra au roman. Entre-temps, il aura bel et bien poussé son "voyage" au bout de la nuit. La première biographie à rendre justice au Céline des passions dans une édition entièrement revue et augmentée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur&lt;br /&gt;Docteur ès lettres, professeur de littérature, Ph D de l'université de Californie à Santa Barbara, Philippe Alméras révolutionne l'image de Céline à travers les travaux qu'il lui consacre depuis quarante ans, dont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis le bouc&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline et l'antisémitisme&lt;/span&gt; (Denoël).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Alméras, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2363710061/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2363710061"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline entre haines et passion&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. P.-G. de Roux, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2363710061/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2363710061"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2353151256/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2353151256"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5598480405177796642" src="http://3.bp.blogspot.com/-zCuXiDKWMtA/TbHMRDibiCI/AAAAAAAABvw/cn9gUKEUnG8/s400/malavoy%2Bceline.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 400px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 249px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, même pas mort !&lt;/span&gt; de Christophe Malavoy.&lt;/span&gt;Est-il possible d’évoquer Louis-Ferdinand Céline sans faire jaillir toutes les passions désordonnées liées à la controverse des écrits de cet auteur hors du commun, qui aura marqué, quoiqu’il advienne et qu’on le veuille ou non, la littérature du XXe siècle ? Cinquante ans après sa mort, Louis-Ferdinand Céline divise toujours et crée la discorde. Provocateur infatigable, poète indésirable et cependant illuminé, homme libre et accusé de l’être, que dirait aujourd’hui Céline dans notre société moderne, standardisée, mondialisée, où règne en maître l’individualisme, le mensonge, l’intérêt et le profit ? Lui, le « prophète » qui annonçait déjà dans ses pamphlets les 35 heures, le salaire minimum, les « pavillons Borloo », la télé-réalité ou la Star Academy, que penserait-t-il de notre paysage social, économique, politique et culturel ? Comment réagirait-il à cette mise à l’écart dont il est encore la victime et la cible ? Serait-il blessé de ne pas être célébré ou commémoré ?&lt;br /&gt;Écrit sur le principe platonicien du dialogue, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, même pas mort !&lt;/span&gt; fait revivre l’auteur du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; et tente de faire entendre la modernité autant que les contradictions d’un homme qui fut toujours seul, conscient dès la tragédie de la Guerre de 14 - il avait alors tout juste vingt ans - d’être sous l’immense empire de la mort. Au-delà du portrait intime de Céline et de sa femme Lucette Destouches avec laquelle l’auteur s’entretient régulièrement, l’ouvrage se présente aussi comme une réflexion sur la nécessité de dire, non pas la vérité officielle, bien-pensante, accréditée, politiquement correcte, mais celle qui, au plus profond de nous, forge nos différences et nos tempéraments. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, même pas mort !&lt;/span&gt; ne plaira pas à tout le monde. Mais n’est-ce pas au fond, ce qu’on peut lui souhaiter de mieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christophe Malavoy, &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2353151256/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2353151256" style="font-style: italic; color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Céline même pas mort !&lt;/a&gt;, Ed. Balland, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2353151256/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2353151256"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.editionsdelareconquete.com/book/apologie_de_mort_a_credit/22"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575785983304118706" src="http://4.bp.blogspot.com/-lWNBdwloOLU/TWErz15xsbI/AAAAAAAABdI/kQlykYsv9ug/s400/apologie%2Bed%2Brec.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 165px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 110px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Editions de la Reconquête rééditent &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Apologie de Mort à crédit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Robert Denöel. Tirage à 100 exemplaires sur papier Polen Arena.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le volume de 44 pages contient une présentation de François Gardet, le texte de Robert Denoël, le texte de Louis-Ferdinand Céline &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hommage à Emile Zola&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1936, quatre ans après le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au Bout de la Nuit&lt;/span&gt; qui avait sidéré critiques et littérateurs par le style et le talent que l’ouvrage exposait, Louis-Ferdinand Céline réitère avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à Crédit&lt;/span&gt;. Cette fois le comité d’accueil est prêt, et c’est par tous la descente en flammes du nouvel opuscule du génie qui dérange. A tel point que son éditeur, Robert Denoël, dans une démarche exceptionnelle pour le milieu littéraire, prend la plume pour défendre son auteur dans un texte intitulé : Apologie de Mort à Crédit.&lt;br /&gt;«  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un livre paraît, il est énorme. Il rompt avec tous les usages… Le scandale est trop éclatant, l’audace est trop grande… Aussitôt, cent critiques entraînés et leur front héroïque, porte la marque de leur mission. Il ne s’agit plus de reproches courtois, de réserves, de blâmes discrets. Il s’agit d’une exécution. Il faut chasser du jardin des lettres une bête malfaisante et qui pue. C’est la ruée. Toutes les armes sont bonnes : le gravat, la boue, l’ordure du chemin. Tout y passe… &lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;Cédant aux instances d’un ami très cher, L.-F. Céline fit en 1933 un discours public, le seul et sans doute le dernier de sa carrière littéraire. C’était à Médan, un jour d’été. On demandait à l’auteur du  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; de rendre hommage à Zola. L.-F. Céline, en définissant l’œuvre de l’écrivain naturaliste, dépeignit l’époque où elle fut écrite. Et cela l’amena à parler de la condition de l’écrivain d’après guerre. Ces pages sont, en quelque sorte, un commentaire, avant la lettre de  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à Crédit&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commandes par internet sur le site des &lt;a href="http://www.editionsdelareconquete.com/book/apologie_de_mort_a_credit/22"&gt;Editions de la Reconquête&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-HRElsHCtd2A/TZ88YepSX_I/AAAAAAAABro/dbtKzpvB1Y0/s1600/dulerotlepetitcelinien.gif"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593255653458206706" src="http://1.bp.blogspot.com/-HRElsHCtd2A/TZ88YepSX_I/AAAAAAAABro/dbtKzpvB1Y0/s400/dulerotlepetitcelinien.gif" style="cursor: pointer; float: left; height: 84px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 297px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Bibliographie des articles de presse et des études en langue française consacrés à L.-F. Céline. 1914-1961&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Jean-Pierre Dauphin aux éditions du Lérot.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce volume constitue une bibliographie couvrant la vie entière de Céline, y compris l'ensemble des articles nécrologiques. Les références sont classées, pour chaque année, par ordre alphabétique des auteurs et, pour un même auteur, chronologiquement. On trouvera en tête de chaque année un résumé bibliographique. Ce travail pionnier entrepris en 1964 et partiellement publié en 1973 (Sorbonne) et en 1977 (Ed. Minard) est appelé à figurer dans toute bibliothèque célinienne digne de ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Pierre Dauphin, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie des articles de presse et des études en langue française consacrés à L.-F. Céline. 1914-1961&lt;/span&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Ed. du Lérot, 470 pages, 65€, 2011.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a href="http://www.dulerotediteur.fr/index.php?ID=1011828&amp;amp;detailObjID=1015500&amp;amp;detailResults=1011871&amp;amp;dataType=actu"&gt;le site de l'éditeur&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2362010244/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2362010244"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5593240592820453714" src="http://4.bp.blogspot.com/-vajwU6CmVNY/TZ8ur1ZbwVI/AAAAAAAABrQ/pX-z_InsxLw/s400/defile.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 300px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 191px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le défilé des réfractaires de Bruno de Cessole, une cinquantaine de portraits d'écrivains parmi lesquels figurent Céline.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Un matériau réfractaire ne se définit pas seulement par un point de fusion élevé (1 800° C), mais aussi par la combinaison d'autres propriétés comme une haute dureté, une faible vitesse d'évaporation, et la résistance à certains milieux corrosifs. Un écrivain réfractaire répond en grande partie à ces critères : il possède une dureté particulière qui lui a permis de résister à l'usure du temps, une vitesse d évaporation faible, qui explique la permanence de ses écrits, et une forte résistance à la corrosion de son époque comme à celle des époques ultérieures. A ces qualités physiques s'ajoute, au figuré, une certaine propension à l'insoumission, la difficulté à reconnaître quelque autorité ou emprise que ce soit, et la résistance à un grand nombre d'infections mentales ou de traitements hygiéniques. D'Aymé à Houellebecq, de Berl à Camus, de Colette à Kundera, de Suarès à Modiano, de Queneau à Muray, une cinquantaine de portraits d'écrivains français du XIXe siècle à nos jours figure, dans cette anthologie subjective, partiale, voire de mauvaise foi, et dessinent une certaine idée de la littérature, que l'auteur a défendu et défend toujours dans la presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur&lt;br /&gt;Bruno de Cessole a été notamment journaliste au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Figaro&lt;/span&gt;, à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Express&lt;/span&gt; et au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Point&lt;/span&gt;, et critique littéraire des&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Lettres françaises&lt;/span&gt; et des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvelles Littéraires&lt;/span&gt;. Il a dirigé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Revue des Deux Mondes&lt;/span&gt; et est actuellement rédacteur en chef du service culture de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Valeurs actuelles&lt;/span&gt;. Il collabore également au journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Service littéraire&lt;/span&gt;. Romancier à succès, son livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2729117768/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2729117768"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Heure de la fermeture dans les jardins d'Occident&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; a obtenu le Prix des Deux Magots en 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno de Cessole, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2362010244/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2362010244"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le défilé des réfractaires&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, L'Editeur, 2011.&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2362010244/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2362010244"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2846703752/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2846703752"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5592137960081971554" src="http://3.bp.blogspot.com/-oe9oKcO7-OE/TZtD2KWp2WI/AAAAAAAABqg/KdCf3zt9cWM/s400/Alliot%2Bidees%2Brecues.jpg" style="cursor: pointer; float: left; height: 400px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 272px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, idées reçues sur un auteur sulfureux&lt;/span&gt; de David Alliot.&lt;/span&gt;Au sommaire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vie de Céline&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;– « Céline a eu une enfance malheureuse. »&lt;br /&gt;– « Céline était le médecin des pauvres. »&lt;br /&gt;– « Céline était antisémite. »&lt;br /&gt;– « Céline a collaboré avec les nazis. »&lt;br /&gt;– « Les Danois ont sauvé Céline d’une condamnation à mort. »&lt;br /&gt;– « Céline est mort ruiné. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un écrivain dans le siècle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;– « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; a révolutionné la littérature française. »&lt;br /&gt;– « Le Goncourt 1932 aurait dû être attribué à Céline. »&lt;br /&gt;– « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt; a été mal accueilli par la critique. »&lt;br /&gt;– « Les pamphlets sont interdits de publication. »&lt;br /&gt;– « Céline et Sartre se détestaient. »&lt;br /&gt;– « Il reste des textes inédits de Céline. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Postérité de Céline&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;– « Céline est responsable de la mort de Robert Desnos. »&lt;br /&gt;– « Céline était un écrivain d’extrême droite. »&lt;br /&gt;– « Céline est inadaptable au cinéma. »&lt;br /&gt;– « Céline est l’écrivain français le plus étudié aujourd’hui. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Annexes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;– Trois documents inédits&lt;br /&gt;– Un témoignage inédit&lt;br /&gt;– Chronologie&lt;br /&gt;– Œuvres de Céline&lt;br /&gt;– Pour aller plus loin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Alliot, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2846703752/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2846703752"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline, idées reçues sur un auteur sulfureux&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed Le Cavalier bleu, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2846703752/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2846703752"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221115139/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221115139"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590287584962591378" src="http://3.bp.blogspot.com/-9nLrQ3ET5s4/TZSw8J34upI/AAAAAAAABpY/YkEeWREMef0/s400/Alliot%2BD%2527un%2Bceline%2Bl%2527autre.jpg" style="cursor: pointer; float: right; height: 400px; margin: 0pt 0px 10px 10pt; width: 266px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'un Céline l'autre&lt;/span&gt; de David Alliot&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, recueil de témoignages sur l'auteur maudit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 200 témoignages que regroupe &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221115139/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221115139"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D’un Céline l’autre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; jalonnent l’itinéraire d’une vie entière : celle de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline (1894-1961), depuis sa jeunesse passage Choiseul jusqu’à sa mort à Meudon. Un portrait inédit de Céline émerge ainsi à travers le regard de ceux qui l’ont connu : famille de l’écrivain, amis intimes, admirateurs ou adversaires. La nature des témoignages est d’une grande variété : correspondances, journaux intimes, mémoires, etc. S’ils proviennent généralement de la sphère française, quelques voix étrangères résonnent : les danoises, qui dévoilent le Céline de l’exil entre 1945 à 1951, les allemandes, qui dévisagent le Céline de l’Occupation. Certains textes tiennent en une ligne, d’autres s’étendent sur plusieurs dizaines de pages. Chaque témoignage est minutieusement introduit à la compréhension du lecteur à travers un appareil critique très exhaustif : notice biographique du témoin, origine du texte, contexte dans lequel il a été écrit. Enfin, l’ensemble du livre contient des annotations de nature à éclairer certains aspects de la vie de Céline. Un tiers des témoignages est connu du grand public. Un deuxième tiers ne lui était pas accessible jusqu’ici. Le dernier tiers est totalement inédit. En effet, tantôt les témoignages ont été recueillis par l’auteur auprès des derniers témoins encore en vie, tantôt ils ont été découverts dans des archives encore inexplorées. D’un Céline l’autre est préfacé par Me François Gibault, biographe de Céline, avocat et homme de confiance de Mme Lucette Destouches, veuve de l’écrivain, qui a apporté son soutien au projet. Le livre s’accompagne également d’une biographie synthétique de la vie de Céline, écrite par David Alliot, afin de livrer quelques repères au lecteur profane. Enfin, différentes annexes (chronologie, bibliographie et deux cartes) viennent compléter le contenu du livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Alliot, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221115139/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221115139"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'un Céline l'autre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, R.Laffont, 2011.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2221115139/ref=as_li_tf_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2221115139"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Dr. Haricot, de la Faculté de Médecine de Paris&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Fabrice Vigne. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les éditions du Pré # carré ont fait paraître au mois de mars 2011 &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dr. Haricot, de la Faculté de Médecine de Paris&lt;/span&gt; de Fabrice Vigne.&lt;br /&gt;Vous écrire cette lettre a-t-elle un sens ? L'aurais-je écrite, vous aurais-je seulement parlé, vous aurais-je même approché, eussions-nous été contemporains ? Rien n'est moins sûr. Je vous l'avoue, vous ne m'êtes pas sympathique, Docteur. Ce sont les gens sympathiques, que l'on a envie d'entreprendre, avec qui l'on a envie de correspondre. Rien à voir, dans votre cas. Au pire, disons plutôt au plus fort moment de la hantise que j'avais de vous, j'ai entrepris une enquête, un mémoire, un travail de longue haleine, manière de rationaliser ces obsessions. Je n'étais pas étudiant en littérature, mais c'est pourtant à vous que j'ai décidé de consacrer un ambitieux travail universitaire. J'ai pour cela cherché à rencontrer nombre de vos lecteurs. Je les ai écoutés, enregistrés, retranscrits, pour comprendre. Je ne me souviens pas qu'un seul d'entre eux vous ait trouvé sympathique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;pré # carré&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;52, quai Perrière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;38000 Grenoble&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a href="http://precarreditions.hautetfort.com/"&gt;http://precarreditions.hautetfort.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2352871905?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2352871905"&gt;&lt;img alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5558039099213530418" src="http://3.bp.blogspot.com/_X4QiKexPxtA/TSIfHOxaxTI/AAAAAAAABPA/ninMvnnsK3o/s320/9782352871903FS.gif" style="cursor: pointer; float: left; height: 320px; margin: 0pt 10px 10px 0pt; width: 197px;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Edition en format de poche du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Céline&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; d'Emile Brami sous le titre &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2352871905?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2352871905" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline à rebours&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;Finira-t-on jamais de prendre parti « pour ou contre » Céline ? Celui qu'André Gide appelait le « maboul » s'en est plutôt bien sorti, mais au prix d'une notoriété de Diogène infréquentable, d'imprécateur furieux et de dangereux affabulateur. On en oublierait presque l'écrivain, qui n'a pas d'équivalent, et le style, sans lequel il n'y aurait pas de scandale. Sa noirceur est si dense qu'on n'y distingue plus l'humoriste. Seul demeure l'épouvantail de Meudon, grimaçant à la postérité.&lt;br /&gt;Le Céline d'Émile Brami n'est pas un « autre » Céline. Ce n'est ni un essai, ni un plaidoyer, ni un portrait à charge, ni une biographie. C'est Céline tel qu'en lui-même, raconté par ceux qui l'ont connu, par ses romans, par ses pamphlets, par ses lettres, par ses lecteurs. Le « célinien » averti y trouvera un regard neuf, soutenu par une documentation originale ; l'amateur découvrira un être infiniment complexe, individualiste forcené, fantasque, contesté, avec ses passions immenses et ses nombreuses faiblesses.&lt;br /&gt;De sa mort en 1961 à sa naissance en 1894, à l'aide de témoignages et de textes rares ou inédits, Émile Brami brosse un Céline à rebours du temps et des lieux communs, tour à tour génial, pitoyable ou hideux : Dr Destouches et Mr Céline, ange et démon de notre littérature... Première édition : « &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2909240533?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2909240533"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline. Je ne suis pas assez méchant pour me donner en exemple...&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; » (Ecriture, 2003) saluée par la presse : « Erudit et enlevé, modeste et indispensable » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Livres Hebdo&lt;/span&gt;), « une biographe impressionniste et attachante » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lire&lt;/span&gt;), « tantôt accablant pour l'homme, tantôt éblouissant concernant l'écrivain » (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Arche&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emile Brami, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2352871905?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2352871905"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline à rebours&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Ed. Archipoche, 2010.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2352871905?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2352871905"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-6800841400091828685?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/6800841400091828685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/louis-ferdinand-celine-retrospective.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6800841400091828685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6800841400091828685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/louis-ferdinand-celine-retrospective.html' title='Louis-Ferdinand Céline - Rétrospective 2011'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-a9lSSaEI4cM/TvNm8LGLbHI/AAAAAAAADF4/psjphcHs8d0/s72-c/Mea%2BCulpa%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-528596720509244166</id><published>2011-12-22T18:17:00.004+01:00</published><updated>2011-12-22T18:30:17.638+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Vient de paraître : Mea Culpa, version préparatoire et texte définitif</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-a9lSSaEI4cM/TvNm8LGLbHI/AAAAAAAADF4/psjphcHs8d0/s1600/Mea%2BCulpa%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 309px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-a9lSSaEI4cM/TvNm8LGLbHI/AAAAAAAADF4/psjphcHs8d0/s400/Mea%2BCulpa%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5689003938255957106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les éditions du Lérot publient une version préparatoire et le texte définitif de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mea Culpa&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; de Louis-Ferdinand Céline. Une édition d’Henri Godard avec la reproduction intégrale du manuscrit. 104 pages, au format du manuscrit 21x27 cm. Tirage limité à 300 ex. numérotés, 50 euros. Nous reproduisons ci-dessous l'avant-propos d'Henri Godard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Commande auprès de l'éditeur :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Tél. 05 45 31 71 56&lt;br /&gt;du.lerot@wanadoofr&lt;br /&gt;Du Lérot, éditeur&lt;br /&gt;Les Usines Réunies&lt;br /&gt;16140 Tusson&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/"&gt;www.editionsdulerot.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Avant-propos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ensemble de manuscrits de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea culpa&lt;/span&gt; révélé ici grâce à la libéralité de son propriétaire offre l'occasion d'appréhender sur pièces la démarche d'écriture de Céline. Il se compose d'un premier jet paginé en continu de 1 à 32 et d'une série discontinue d'ajouts, pages isolées ou séries de pages, qui ont par la suite été intégrés au texte final. La brièveté du texte ayant exceptionnellement permis de les reproduire tous en fac-similé, on saisit ici visuellement à la fois, dans la graphie, la fièvre d'une écriture toujours improvisée dans l'instant et les états successifs, qui sont en l'occurrence au nombre d'au moins quatre. Le premier manuscrit en présente lui-même les deux premiers, par les modifications ou corrections immédiates apportées au premier jet. Les ajouts sur feuilles séparées en constituent un troisième. Mais une comparaison attentive avec le texte définitif montre que d'autres ajouts dont le manuscrit ne nous est pas parvenu sont intervenus après ce troisième. Ce texte définitif (1) est donc le résultat d'une quatrième reprise et peut-être davantage pour certaines pages. En dehors des ajouts réunis au premier manuscrit dans la même collection par le hasard de la dispersion et des ventes, quelques autres folios isolés ont pu être retrouvés.&lt;br /&gt;Dans ce volume, tous les ajouts sont présentés à la place qu'ils occupent dans le texte définitif (une série de cinq folios isolés qui constituent en réalité non un ajout mais une variante est donnée en Appendice). Folio après folio, le fac-similé est accompagné en regard de sa transcription en haut de page et du passage correspondant du texte final en pied de page.&lt;br /&gt;Dans son écriture, Céline procède toujours par additions, expansions et approfondissements. Aux diverses étapes, il s'emploie à nourrir le texte initial. Ses formules les plus fortes ou les plus drôles viennent souvent dans une reprise ultérieure. Ses ajouts sont des développements. Quand on a l'occasion de les isoler, ils mettent en évidence les idées auxquelles il tient le plus.&lt;br /&gt;L'étude des états successifs intéresse d'autant plus ici qu'il s'agit de&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Mea culpa&lt;/span&gt;, texte capital qui fait le point sur l'anthropologie et la philosophie céliniennes à un moment critique de l'évolution de Céline. Celui-ci part des constats qu'il vient de faire en U.R.S.S., où la fin de l'exploitation capitaliste lui semble n'avoir pas plus amélioré les hommes que leur condition matérielle. Il en tire sur la nature humaine des conclusions dont la sévérité est celle des Pères de l'Église, auxquels il se réfère d'ailleurs explicitement. Ce credo très sombre, et même virulent, ne fait encore place à l'antisémitisme que sous la forme d'une brève mention (« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourvu qu'on se sente un peu juif ça devient une "assurance-vie "&lt;/span&gt; »), dont l'effet est par la suite amoindri par une autre en sens contraire : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On deviendra "totalitaires". Avec les juif, sans les juifs. Tout ça n'a pas d'importance.&lt;/span&gt; » En revanche, ce pessimisme affiché n'exclut pas l'affirmation d'une « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;quatrième dimension&lt;/span&gt; » de l'existence humaine, celle du «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; sentiment fraternel&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;Ce premier pamphlet est bien différent de ceux qui le suivront. On est encore loin de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt;, qui sera écrit peu après. Ce livre furieux n'est annoncé ici que de biais, en premier lieu par une allusion à la déception qu'a été pour Céline l'accueil médiocre fait à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt; (« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout créateur au premier mot se trouve à présent écrasé de haines, concassé, vaporisé&lt;/span&gt; ») : le redoublement de cette déception avec le refus de ses ballets sera quelques mois plus tard l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. Céline, d'autre part, avait encore beaucoup à dire sur l'U.R.S.S., on le pressent dans un ajout concernant les hôpitaux de Leningrad. Pour le reste, ce condensé de la vision célinienne de l'homme, en mal comme en bien, est une pièce essentielle du puzzle, que l'on peine parfois à assembler, de la figure dessinée par l'œuvre de Céline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Henri GODARD&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1. Publié en décembre 1936 par Denoël dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea culpa suivi de La Vie et  l'ouvre de Semmelweis&lt;/span&gt; ; actuellement disponible dans le volume &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline et  l'actualité&lt;/span&gt; (Cahiers de la NRF, Gallimard) ; reproduit ici avec  l'aimable autorisation d'Antoine Gallimard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-528596720509244166?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/528596720509244166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/vient-de-paraitre-mea-culpa-version.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/528596720509244166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/528596720509244166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/vient-de-paraitre-mea-culpa-version.html' title='Vient de paraître : &lt;i&gt;Mea Culpa&lt;/i&gt;, version préparatoire et texte définitif'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-a9lSSaEI4cM/TvNm8LGLbHI/AAAAAAAADF4/psjphcHs8d0/s72-c/Mea%2BCulpa%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-1428383592913791859</id><published>2011-12-22T18:03:00.004+01:00</published><updated>2011-12-22T18:17:00.226+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>Céline contre le Spectacle par Stéphane Zagdanski</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-BJ89o86pKq0/TvNkMlaymFI/AAAAAAAADFs/VbJ_MjERYCM/s1600/LFC%2BMeudon2.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 317px; height: 464px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-BJ89o86pKq0/TvNkMlaymFI/AAAAAAAADFs/VbJ_MjERYCM/s400/LFC%2BMeudon2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5689000921664755794" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;« Savez-vous ce que l'on demande d'abord à un fou lorsqu'il arrive à l'hôpital ? L'heure qu'il est et où il se trouve. L'heure, je peux vous la dire: onze heures du matin, et c'est aujourd'hui dimanche. Où je me trouve ? Eh bien ! dans un monde de cinglés où il faut vraiment faire un effort pour garder son bon sens, un effort de modestie, surtout ! Nous sommes au siècle de la publicité et la publicité compte désormais plus que l'objet. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dès l’adolescence, Céline se montre angoissé par la mort – ce qui est commun –, et soucieux de ne pas noyer cette angoisse sous la parlotte – ce qui l’est moins. À quinze ans, étudiant en Angleterre tandis que sa tante Joséphine agonise, il écrit à ses parents : « Aussitôt que l'échéance finale sera arrivée, écris-moi un mot ou envoie-moi un télégramme. “Mort” suffit. En un mot, puisque tout espoir est perdu… »&lt;br /&gt;« “Mort” suffit » ! Cette idée qu’en bavardant on masque la fatalité qui, en coulisses, fait de toute vie une « mort à crédit », Céline n’y renoncera jamais. C’est à partir d’elle qu’il fomentera son acerbe critique sociale, virulemment anarchiste, d’une perspicacité à toute épreuve tant que la paranoïa antisémite ne s’en mêle pas. Cette lucidité en fera un des rares précurseurs de la critique du Spectacle que Debord, par d’autres biais et selon un tout autre système de références, a poussée à son comble.&lt;br /&gt;Les lecteurs de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; se souviennent de la déclaration de foi anarchiste de Bardamu qui ouvre le roman. Mais a-t-on remarqué que l’intervention primordiale d’Arthur Ganate est frappée au sceau du pessimisme le plus froid concernant la propagande du progrès : « Siècle de vitesse ! qu’ils disent. Où çà ? Grands changements ! qu’ils racontent. Comment çà ? Rien n’est changé en vérité. Ils continuent à s’admirer et c’est tout. » Tout Céline est déjà là, qui critiquera dans les années 50 la télévision, la radio et la publicité comme machines à abrutir en flattant la vanité humaine des « perruchelets paoniformes ».&lt;br /&gt;La guerre de 14, bien sûr, appose un poinçon de sang au pessimisme substantiel de Céline. Il a, comme il l’écrit dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;, « l’imagination de la mort », les autres non. Ce qui signifie qu’il ne se paye pas de mots, les autres si. À Joseph Garcin, qui a connu comme lui cet « enfer dont il ne faudrait pas revenir », il écrira le 1er septembre 1929 : « Vous avez saisi l'essentiel, le reste n'est que fatras de mots sans portée... ».&lt;br /&gt;Dès 1916, dans une lettre à son père où il raconte avoir lu tous les journaux parus en France, il témoigne de son incroyance radicale en toute propagande, remarquant comme le mensonge s’appuie sur un certain style faisandé qu’il passera sa vie à vitupérer : L’« éloge pompeux de réformes qui s'imposent », s’accompagne « de phrases cascadeuses, ridicules de rhétorique empanachée ». Et 40 ans avant le « Ne travaillez jamais » de Debord, Céline avoue : « On prétend que le travail anoblit, je prétends qu'il avilit. »&lt;br /&gt;En 1914, Céline n’a pas seulement côtoyé et étudié la mort, il a vu la déliquescence de toutes les vanités ; les hommes se sont révélés à lui comme autant d’écorchés de l’âme dans leurs petitesses sans fard. C’est aussi à cette déchéance, si peu conforme au mythe de l’Empire colonial, qu’il assistera en Afrique après la guerre, dont il rend également compte dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;. « Sur la Meuse et dans le Nord et au Cameroun », écrit-il à Garcin en 1933, « j'ai bien vu cet effilochage atroce, gens et bêtes et lois et principes, tout au limon, un énorme enlisement… ». La même année, à son ami Élie Faure qui tente de le convaincre du bien-fondé du socialisme, Céline énonce le principe de son inconvertibilité idéologique, de ce qu’il nommera plus tard, concernant son anarchisme, sa « boussole personnelle, indéréglable » : « Crever pour le peuple oui – quand on voudra – où on voudra, mais pas pour cette tourbe haineuse, mesquine, pluridivisée, inconsciente, vaine, patriotarde alcoolique et fainéante mentalement jusqu'au délire. » C’est l’époque où Céline admire encore Bergson et Freud, dont le pessimisme structurel l’influence grandement. Céline écrit en 1933 à Albert Thibaudet : « L'énorme école freudienne est passée inaperçue. Toute la haine raciale n'est qu'un truc à élections. Le tourment esthétique n'est même pas murmurable. » Il demande à son amie juive viennoise Cillie Ambord de lui traduire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Trauer und Melancholie&lt;/span&gt;, et lui écrit juste après l’accession d’Hitler au pouvoir : « Je suis bien content de vous savoir pour le moment en sécurité mais la folie hitler va finir par dominer l'Europe pendant des siècles encore. Mr Freud n'y peut rien. » Et en bon freudien, Céline se doute que nazisme et fascisme prospèrent sur la servitude volontaire : « Ici », écrit-il à Garcin le 15 février 1934, « c'est l'hystérie collective, voilà le fascisme en route, on attend l'homme à poigne avec ou sans moustaches. Les Français sont masochistes. Progrès ? où quand ? je ne vois qu'une vieille nation ratatinée. »&lt;br /&gt;Ce qui caractérise la lucidité de Céline, c’est qu’il ne choisit aucun camp. Ni le socialisme ni le fascisme, ni l’URSS ni l’Amérique. Écoeuré par l’humain en soi, il rédige en 1934 &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea Culpa&lt;/span&gt;, un premier pamphlet, avant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles&lt;/span&gt;, qui reste un chef-d’oeuvre de clairvoyance concernant la servitude volontaire, une déclaration de guerre à toutes les utopies, tous les optimismes : « Il faudrait buter les flatteurs, c'est ça le grand opium du peuple... L'Homme il est humain à peu près autant que la poule vole. Quand elle prend un coup dur dans le pot, quand une auto la fait valser, elle s'enlève bien jusqu'au toit, mais elle repique tout de suite dans la bourbe, rebecqueter la fiente. C'est sa nature, son ambition. Pour nous, dans la société, c'est exactement du même. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&amp;gt; &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://parolesdesjours.free.fr/celinespectacle.pdf"&gt;Lire la suite : Téléchargez cet article (pdf, 7 pages)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Stéphane ZAGDANSKI&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-1428383592913791859?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/1428383592913791859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/celine-contre-le-spectacle-par-stephane.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1428383592913791859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/1428383592913791859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/celine-contre-le-spectacle-par-stephane.html' title='Céline contre le Spectacle &lt;i&gt;par Stéphane Zagdanski&lt;/i&gt;'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-BJ89o86pKq0/TvNkMlaymFI/AAAAAAAADFs/VbJ_MjERYCM/s72-c/LFC%2BMeudon2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-2062181993288573286</id><published>2011-12-22T17:30:00.002+01:00</published><updated>2011-12-22T17:36:47.889+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Livres'/><title type='text'>Vient de paraître : Céline en liberté, dix chroniques de Pascal Pia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-KDS9FYU4lu4/TvIvyHYw01I/AAAAAAAADFg/TVhB6ku4iQI/s1600/Pia%2BChroniques%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 294px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-KDS9FYU4lu4/TvIvyHYw01I/AAAAAAAADFg/TVhB6ku4iQI/s400/Pia%2BChroniques%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688661817345233746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Quand Pascal Pia, résistant et fondateur du journal &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Combat&lt;/span&gt;, écrit sur Céline, un souffle surprenant pour nos consciences étriquées vient nous rappeler à l’ordre. C’est une leçon de littérature et de franc-parler à la fois. Car Pascal Pia est un érudit qui sait comment défricher l’histoire littéraire pour mettre en évidence les évolutions, les rappels et les liens, les ruptures aussi, et dégager ainsi l’essentiel : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce sont les oeuvres qui comptent, non les extraits de casier judiciaire, ni les rapports de concierge&lt;/span&gt; ». Entre 1955 et 1977, Pascal Pia a consacré dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Carrefour&lt;/span&gt; dix chroniques à Céline, réunies ici, depuis les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Entretiens avec le professeur Y&lt;/span&gt; jusqu’à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigodon&lt;/span&gt;. Toutes sont écrites avec finesse et érudition et détonnent très heureusement dans le paysage journalistique actuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pascal Pia, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline en liberté, 10 chroniques publiées dans "Carrefour", 1956-1977&lt;/span&gt;, 80 p., 18 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Commande auprès de l'éditeur :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tél. 05 45 31 71 56&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;du.lerot@wanadoofr&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Du Lérot, éditeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les Usines Réunies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;16140 Tusson&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.editionsdulerot.fr/"&gt;www.editionsdulerot.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-2062181993288573286?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/2062181993288573286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/vient-de-paraitre-celine-en-liberte-dix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2062181993288573286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/2062181993288573286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/vient-de-paraitre-celine-en-liberte-dix.html' title='Vient de paraître : &lt;i&gt;Céline en liberté&lt;/i&gt;, dix chroniques de Pascal Pia'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-KDS9FYU4lu4/TvIvyHYw01I/AAAAAAAADFg/TVhB6ku4iQI/s72-c/Pia%2BChroniques%2BDu%2BL%25C3%25A9rot%2B2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-3050753965630036779</id><published>2011-12-21T13:10:00.007+01:00</published><updated>2012-01-06T20:37:31.216+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>Semmelweis : biographie ou autobiographie ? par Johanne Bénard (1985)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-loHDwVk5hbs/TvHPecxN0QI/AAAAAAAADFU/sK74XPV7-KQ/s1600/Semmelweiss.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 186px; height: 237px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-loHDwVk5hbs/TvHPecxN0QI/AAAAAAAADFU/sK74XPV7-KQ/s400/Semmelweiss.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688555926371291394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il a vécu, lui si sensible, parmi des lamentations si pénétrantes que n'importe quel chien s'en fût enfui en hurlant. Mais ainsi, forcer son rêve à toutes les promiscuités, c'est vivre dans un monde de découvertes, c'est voir dans la nuit, c'est peut-être forcer le monde à entrer dans son rêve. (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, p. 52)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce le propre de l'oeuvre de Louis-Ferdinand Céline que de nous échapper ? L'histoire de la critique célinienne est somme toute l'histoire d'une conquête. À côté des romans comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt;, on a peu à peu découvert ces autres romans qui avaient reçu en leur temps un plus ou moins bon accueil : de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Guignol's band&lt;/span&gt; à la dernière trilogie (1), en passant par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Féerie pour une autre fois&lt;/span&gt;. Et surtout, on a levé depuis peu l'interdit qui pesait sur les pamphlets antisémites. Il ne s'agit plus maintenant de condamner, d'excuser ou encore d'ignorer le pamphlétaire; des études comme celles de Kristeva ou de Muray (2) ont replacé les pamphlets dans le corpus célinien, tentant de réconcilier ce qui avait longtemps paru irréconciliable, soit le contenu réactionnaire d'un discours fascisant et la modernité d'une écriture. Et tous d'y aller de leur « analyse » du sujet célinien. Derrière les textes ou dans les textes, c'est l'homme qu'on cherche, c'est cet homme divisé, déchiré ou au bord de la psychose que l'on veut comprendre et expliquer. Effet de mode ? Quoi qu'il en soit, cela nous aura permis de reconstituer l'oeuvre célinienne — dans sa continuité ou peut-être dans sa discontinuité. Il faudra la relire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, de toute urgence et de toute évidence, nous devons, sur cette lancée, retourner voir la thèse médicale de Céline, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la Vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis&lt;/span&gt;, qu'on a lue un peu vite. Si, à la différence des pamphlets, cette thèse n'a pas été mise à l'index, à leur instar, on l'a considérée comme une oeuvre marginale dans le corpus célinien. Publiée il n'y a pas si longtemps dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cahiers Céline&lt;/span&gt; parmi des articles de médecine, parfois techniques, d'autres fois plutôt polémiques (3), son statut paraît aussi ambigu que celui des pamphlets. Peut-elle, au même titre que les romans, être étudiée comme un texte célinien ; n'est-ce pas Louis Destouches, et non L.-F. Céline, qui l'a signée ? Nous sommes en 1924, presque une décennie avant le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt;, c'est-à-dire bien avant que Louis Destouches ne devienne Céline; Semmelweis serait à strictement parler un texte célinien avant la lettre, soit peut-être un document tout juste bon pour l'analyse du sujet célinien. Toutefois, et on l'oublie trop souvent, cette thèse, après avoir été publiée la même année sous une forme abrégée dans la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Presse médicale&lt;/span&gt; (4), a été publiée en 1936, intégralement cette fois et sous le seul titre de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Semmelweis&lt;/span&gt;, avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mea culpa&lt;/span&gt; (un court pamphlet que Céline écrit à la suite d'un séjour en U.R.S.S.). Précédée d'une nouvelle préface, cette œuvre médicale vient alors, d'une certaine manière, prendre sa place dans le corpus célinien: entre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à crédit&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt;. Il n'en fallait pas plus pour que nous décidions de l'étudier autrement que comme un discours médical, pour que nous nous autorisions, dans le cadre de cet article, à la lire comme un texte célinien ou, plus particulièrement, comme un récit célinien (5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Vie et l'oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis&lt;/span&gt; n'a absolument rien d'une thèse de médecine technique, à tel point que l'on s'étonne qu'elle ait pu constituer l'examen final du Dr Destouches. Il s'agit essentiellement et uniquement de la biographie de Semmelweis (1818-1865), ce médecin hongrois, grand précurseur de Pasteur, qui, pour avoir trouvé dans la désinfection des mains des accoucheurs le remède à la fièvre puerpérale, aurait été persécuté et aurait sombré dans la folie. De surcroît, il s'agit d'une biographie romancée, dont on a vite reconnu les erreurs, au niveau des dates comme des faits. La valeur de ce texte serait-elle plus littéraire que médicale ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;gt; &lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.fileden.com/files/2008/7/3/1986937/J.%20B%C3%A9nard%20-%20Semmelweis%2C%20bio%20ou%20autobiographie.pdf"&gt;Lire la suite : &lt;span style="color: rgb(153, 0, 0);"&gt;Téléchargez l’article (pdf, 31 pages)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Johanne B&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;É&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NARD&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Études littéraires&lt;/span&gt;, vol. 18, n° 2, 1985, p. 263-292.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070755835/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070755835"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 183px; height: 290px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-bSHxBxj77mQ/TvHNua5n-jI/AAAAAAAADFI/exYB7QIBN9E/s400/semmelweis.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688554001724340786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Louis-Ferdinand Céline, &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070755835/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070755835"&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Semmelweis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Gallimard, 1999.&lt;br /&gt;Commande possible sur &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.amazon.fr/gp/product/2070755835/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2070755835"&gt;Amazon.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1 - On a ainsi relu et découvert les trois derniers romans de Céline (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'un château l'autre, Nord &lt;/span&gt;et&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Rigodon&lt;/span&gt;) dans l'excellente édition critique de Henri Godard (Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1974).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;2 - Après différents articles, un livre de Julia Kristeva dont les derniers chapitres sont consacrés à Céline (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pouvoirs de l'horreur, essai sur l'abjection&lt;/span&gt;, Paris, Seuil, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tel Quel&lt;/span&gt;, 1980, pp. 155-248). Et celui de Philippe Muray : &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/207041356X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=207041356X"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Céline&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (Paris, Seuil, Tel Quel, 1981).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;3 - &lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B0014KK7JO/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=B0014KK7JO"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cahiers Céline 3&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Paris, Gallimard, 1977 (textes réunis et présentés par Jean-Pierre Dauphin et Henri Godard). Toutes nos références entre parenthèses renverront à cette édition.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;4 - Cette version figure également dans les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cahiers Céline&lt;/span&gt;: «les Derniers Jours de Semmelweis», pp. 81-94.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;5 - Pour cette raison, nous nous permettrons de parler de la thèse de Céline, même si elle a été d'abord signée par Louis Destouches.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-3050753965630036779?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/3050753965630036779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/semmelweis-biographie-ou-autobiographie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3050753965630036779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/3050753965630036779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/semmelweis-biographie-ou-autobiographie.html' title='Semmelweis : biographie ou autobiographie ? &lt;i&gt;par Johanne Bénard&lt;/i&gt; (1985)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-loHDwVk5hbs/TvHPecxN0QI/AAAAAAAADFU/sK74XPV7-KQ/s72-c/Semmelweiss.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8978601841608502527</id><published>2011-12-21T13:00:00.001+01:00</published><updated>2012-01-04T09:39:27.741+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actualités'/><title type='text'>Christine Larivière expose le 12 janvier 2012 à Paris</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 308px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-2G6nvsB63SE/TvHCdfpjCRI/AAAAAAAADEY/FIjQCfs-iec/s400/Buste%2Bbronze%2Bpar%2BChristine%2BLarivi%25C3%25A8re%2BH30xL20cm.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688541616313403666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous vous présentions, dans le &lt;a style="color: rgb(153, 0, 0);" href="http://www.lepetitcelinien.com/2010/10/le-petit-celinien-n68.html"&gt;n°68 du Petit Célinien&lt;/a&gt; du 25 octobre 2010, le travail de Christine Larivière, sculpteur, qui a réalisé ce buste en bronze de Céline. Vous pourrez découvrir son travail à Paris le 12 janvier 2012 lors d'une exposition personnelle organisée par la mairie du 6è arrondissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.christine-lariviere.com/"&gt;www.christine-lariviere.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mairie du 6e&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;78 rue Bonaparte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;75006 PARIS&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Métro Saint-Sulpice &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8978601841608502527?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8978601841608502527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/christine-lariviere-expose-le-12.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8978601841608502527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8978601841608502527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/christine-lariviere-expose-le-12.html' title='Christine Larivière expose le 12 janvier 2012 à Paris'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-2G6nvsB63SE/TvHCdfpjCRI/AAAAAAAADEY/FIjQCfs-iec/s72-c/Buste%2Bbronze%2Bpar%2BChristine%2BLarivi%25C3%25A8re%2BH30xL20cm.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-7610215308740554129</id><published>2011-12-21T12:35:00.006+01:00</published><updated>2011-12-21T13:01:29.847+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Presse'/><title type='text'>Abécédaire « Céline » - Les 8 plumes - 13 décembre 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-QtvIt9I-IyI/TvHJ2bzLMoI/AAAAAAAADEw/7s3seISSF9A/s1600/Copie%2Bde%2Blfcvoy.jpg"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 265px; height: 429px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-QtvIt9I-IyI/TvHJ2bzLMoI/AAAAAAAADEw/7s3seISSF9A/s400/Copie%2Bde%2Blfcvoy.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5688549741358166658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le blog "&lt;a href="http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2011/12/13/abecedaire-celine/"&gt;Les 8 plumes&lt;/a&gt;" a décidé de rendre hommage à Céline sous la forme d'un abécédaire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florilège passionné consacré à un auteur admiré. Les éditions Plon ont lancé avec succès, depuis de nombreuses années, la collection des Dictionnaires Amoureux et je rends hommage à cette initiative foisonnante. En cette fin d’année du cinquantenaire de la mort de Céline, que notre « courageux » Ministre de la Culture a refusé de célébrer (et pourtant l’ancien auteur d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une Mauvaise Vie&lt;/span&gt; a rencontré aussi, plus modestement certes, avec sa plume,  un cortège d’indignation…), je souhaitais rendre une inclination personnelle à mon auteur de prédilection, dont je connais et mesure en permanence les écarts insupportables inscrits dans les pamphlets de 1937/1942, mais qui occupe, pour moi et à jamais, une place éminente dans les Lettres Françaises assortie d’un itinéraire tellement hors norme que l’on ne peut approcher son œuvre  et sa vie dans la simplification ou le jugement hâtif…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lucette Almanzor&lt;/span&gt; : Le 20 juillet 2012, cette Grande Dame, atteindra son centenaire. Danseuse et chorégraphe, elle a accompagné Céline dans l’Allemagne en flamme et en son exil forcé au Danemark. Elle a épousé Céline en 1943 et elle l’a accompagné jusqu’à sa mort avec tendresse, bienveillance et acuité. Elle est la légatrice pugnace des oeuvres de Céline et elle a toujours défendu avec constance et autorité la mémoire du Reclus de Meudon et elle en a été aussi la Muse Inspirée, car le personnage de Lili, de la trilogie Allemande (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D’un Château L’autre, Nord &lt;/span&gt;et&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Rigodon&lt;/span&gt;), pose en permanence son charme de pas chassé…&lt;br /&gt;Respect absolu à Lucette et si les « 8 plumes » ont du mal à se retrouver en déplacement, rendre visite à Lucette à Meudon serait une initiative exceptionnelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Arletty&lt;/span&gt; : La « conscrite » de Courbevoie, née comme Céline en fin de dix-neuvième siècle, a aussi vécu « une fin d’Occupation » compliquée avec la justice de son pays : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis pas très résistante et si mon coeur est à la France, mon cul est à moi ! &lt;/span&gt;» dira t-elle…Elle est toujours restée fidèle à la fougue et à l’indépendance de Céline et Henri Godard, dans sa biographie de 2011, a exhumé une jolie photographie où l’on découvre Céline, Arletty et Michel Simon, en joie, assistant aux répétitions des élèves de Lucette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marcel Aymé&lt;/span&gt; : Un homme de Montmartre fidèle à Céline, par intermittences certes, mais qui a reconnu son génie et son élan et qui rendait visite régulièrement à l’écrivain en ses dernières années, cela ne s’oublie pas. Relire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Uranus&lt;/span&gt; nous rapproche de la Trilogie Allemande Célinienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;B&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bardamu&lt;/span&gt; : Personnage central et flamboyant, quasi épique, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la Nuit&lt;/span&gt;, qui reste dans les mémoires de  manière intacte et permanente et qui doit beaucoup, dans ses élans et doutes à Céline lui-même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bébert&lt;/span&gt; : chat emblématique de Céline et personnage à part entière de la Trilogie Allemande, que je recommande à Véronique (des 8 plumes), amoureuse également des câlins félins ; la tendresse de Lucette, qui recherche prioritairement à nourrir Bébert en Allemagne du Nord sous les bombes infernales, ne pourra laisser insensible notre organisatrice dynamique et structurante du blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bulletin Célinien&lt;/span&gt; : Depuis trente ans, sans relâche et avec une passion continue alliée à une érudition méritoire et inlassable, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bulletin Célinien&lt;/span&gt; et son Directeur : Marc Laudelout, à Bruxelles, analyse, décortique et modernise la connaissance de Céline. Abonnez-vous au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bulletin Célinien&lt;/span&gt; pour 11 numéros par an (50 euros au total) et vous réaliserez un investissement culturel intelligent pour Noël…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Elizabeth Craig&lt;/span&gt; : Danseuse, dédicataire de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/span&gt; et passion enflammée de l’écrivain, qui a tenté de la retrouver aux Etats-Unis : exprimer un Amour aussi puissant pour le désenchanté misanthrope qu’est Céline signifie qu’Elizabeth se voyait vraiment inspirante et attendue…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Destouches&lt;/span&gt; : Louis Destouches, état civil réel de Céline, et que l’on retrouve dans les Carnets Intimes du Soldat Destouches, magnifiquement illustrés par Tardi (remarquable connaisseur de Céline), qui contribuent à dévoiler précisément et directement les désespoirs, détresses et douleurs du combattant poilu du front de 14. Céline a été gravement blessé en 1914, lors d’une mission pour laquelle il était volontaire et à 20 ans, sa vie sera fracturée à jamais. Qui ne comprend pas le drame de 14 ne peut lire et cerner les itinéraires Céliniens…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;E&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Essai médical&lt;/span&gt; (avec spéciale dédicace à Benoît, notre médecin littérateur des 8 plumes, qui apprécie Céline et qui a consacré une chronique percutante sur l’hommage rendu par Bukowski à Céline, ouvrage que j’ai eu plaisir à découvrir, merci à lui)…&lt;br /&gt;Céline a consacré sa thèse de médecine, qu’il a préparée par la voie spéciale réservée aux anciens combattants, à Philippe Ignace Semmelweis, pionnier des médecins hygiénistes et qui a beaucoup influencé la construction future de la médecine du travail. Céline s’est toujours tenu à une morale rigoureuse sans alcool, sans tabac et sans café, considérant que l’ouvrier Français trouvait, avec le débit de boisson, un allié du patronat et il reprenait ainsi les théories de syndicalistes de l’époque (comme Jules Durand, le Havrais célèbre tombé dans la démence après avoir voulu freiner l’expansion des cafetiers…) pour lesquels les débits de boisson représentaient « l’Assommoir du Peuple », selon la formule de Zola…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;F&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Flaubert&lt;/span&gt; n’a jamais été à proprement parler un modèle pour Céline, mais il admirait sa volonté de création stylistique et de perfection. Il lui rend cependant hommage en déclarant qu’il a voulu, avec ses livres, « créer une petite musique reconnaissable et différente » ; pour qui lit et s’enivre de Céline, cette « musique là » se repère aisément.&lt;br /&gt;Hervé, des 8 plumes, écrit avec un style pénétrant et riche et il ne tient qu’à lui (mais je suis certain que cela se concrétisera) de mettre en scène ce talent et que de futurs lecteurs apprécient sa veine inspirée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;G&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gaston Gallimard&lt;/span&gt; : un double G à l’époque du triple A : plus prosaïquement, les « engueulades et insultes » de Céline à Gaston participent de l’histoire littéraire. On y retrouve, au milieu d’injures trouvailles (qui ont inspiré selon les dernières réflexions Hergé pour les jurons d’un célèbre capitaine…), une affection sincère de Céline pour son deuxième éditeur (le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt; avait été refusé par Gallimard puis fut édité par Denoël…) et une récompense réelle, reconnue par Céline, pour faire partie du cortège des auteurs à la couverture nrf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Henri Godard&lt;/span&gt;, biographe accompli de Céline, accompagnateur investi des éditions des oeuvres complètes de Céline dans la Pléiade et surtout organisateur de la Correspondance intense de l’auteur, en cette même collection, qui constitue une référence de l’histoire littéraire et de l’histoire Européenne de la première moitié du XXème siècle. Surtout Henri Godard sait apprécier et admirer Céline sans oublier son parcours antisémite, et il donne des arguments fiables pour scinder le génie littéraire du parcours contestable, parfois même insoutenable, de l’auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;H&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Milton Hindus&lt;/span&gt; : Américain, admirateur de Céline, qui va correspondre avec lui et le rencontrer en son exil au Danemark. Rencontrer un lecteur, juif de surcroît, représente pour Céline une forme de réhabilitation…La rencontre au Danemark se déroule cependant difficilement et le caractère d’imprécateur et entier de Céline n’aide pas à la confrontation, et, la découverte par Milton Hindus des pamphlets a certainement contribué à refroidir une affection naissante qui restera balbutiante… Milton Hindus a publié en 1950 un livre appelé « The Crippled Giant », traduit en France en 1951, sous le titre insipide de « Céline tel que je l’ai vu »  aux éditions de l’Herne, par ailleurs éditeur de deux albums Céline admirables, que je vous recommande. « Cripple » se traduit en Français par handicapé, boiteux, infirme, rhumatisant, paralysé, et au sens propre comme en ironie, on imagine donc que l’image laissée ne fut pas celle que l’admirateur avait en perspective…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;I&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Erika Irrgang&lt;/span&gt; : Etudiante allemande que Céline a rencontrée en 1932, avant sa consécration littéraire due au « Voyage ». Comme Céline, Erika a connu la misère et a décidé d’en sortir à tous prix. Chez elle, selon Henri Godard, «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; le génie est une combinaison de folie et de roublardise&lt;/span&gt; » et pour Céline, il faut du vice, « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;de la roublardise &lt;/span&gt;», pour se libérer du romantisme… Autant dire que les rapports entre eux ont été simples, physiques, directs, mais Céline correspondra avec elle, sur une longue période, pour qu’elle conserve la maîtrise de son corps et il la pousse par exemple à utiliser le sexe « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;comme une arme et non comme un asservissement&lt;/span&gt; ». Céline devient hygiéniste, même en l’intimité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Karen Marie Jensen&lt;/span&gt; : Danseuse de music-hall (ah les danseuses et Céline, cela mérite un chapitre à part où l’on partirait du plaisir magnifié des sens en mouvement pour aussi tomber, par instants, dans le fétichisme voyeur…), qui rencontre Céline au moment où sa carrière littéraire se construit et qui conservera avec lui des liens importants, notamment pour ses opérations de dépôt d’économies dans un coffre de banque à Copenhague, ce qui permet de cerner aussi les raisons personnelles qui ont conduit Céline, non sans courage dans les ruines Allemandes, à choisir le Danemark comme pays d’exil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ernst Jünger&lt;/span&gt; : Il faut lire les journaux de guerre d’Ernst Jünger parus dans la Pléiade, indispensables pour comprendre les relations franco-allemandes déchirées puis cicatrisées et devenues « référentes Européennes » au XXème siècle. Mais les deux hommes, anciens combattants de 14, ne se sont pas appréciés et Jünger, bien élevé, ne pouvait admettre les excès et les décalages incessants de Céline. Et pourtant ces deux là écrivent dans la même veine : celle du pessimisme sur le genre humain mais aussi sur la lucidité d’ouvrir en permanence des lueurs d’espoir. Je ne sais si Yves, des 8 plumes, a déjà lu Ernst Jünger, mais comme j’apprécie fortement ses chroniques toujours inventives et avides de nous faire découvrir de nouveaux talents, je recherche modestement ici à l’imiter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;K&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Milan Kundera&lt;/span&gt; : L’auteur a proposé une définition de la sagesse dans le roman : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; il y a dans l’essence de la fiction quelque chose qui empêche le romancier de réduire un personnage, sitôt qu’il prend quelque importance, à la caricature que ses préjugés lui en feraient faire dans un autre cadre &lt;/span&gt;». Il n’y a pas de plus belle définition inspirante pour caractériser le romancier Céline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marc Laudelout&lt;/span&gt; : J’ai conversé par courriels avec cet homme de référence et que j’estime fortement, inlassable chercheur et découvreur de nouvelles réflexions et archives exhumées sur Céline ; son bulletin constitue une mine d’informations indispensable pour tout amateur éclairé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Robert Le Vigan dit La Vigue&lt;/span&gt; : Acteur reconnu dans les Années Trente, il a, comme Céline, choisi des engagements contestables et il va traverser avec l’auteur, Lili et Bébert, l’Allemagne en flamme, dès 1944, et s’intégrer comme un personnage illustre et décalé dans la Trilogie Allemande. Dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rigodon&lt;/span&gt;, on apprend que La Vigue s’isole et recherche la fuite individuelle plutôt que la solidarité avec le couple Destouches et Céline regrette et fustige cette fuite, son style ici devient sang… Mais l’affection perdurera… Le Vigan s’exilera en Argentine et sera appuyé financièrement par Arletty et Jean-Louis Barrault jusqu’à la fin de ses jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;André Lwoff&lt;/span&gt; : Prix Nobel de Médecine avec Jacob et Monod, grand admirateur de Céline, qui a cependant reconnu que la thèse de médecine de l’écrivain comportait des insuffisances de rigueur biologique. Quand il entend le souffle sulfureux de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un Massacre&lt;/span&gt;, où Céline établit de pseudo statistiques nauséabondes sur le nombre comparé de morts juifs et non juifs dans la guerre de 1914, cette absence de rigueur lui reviendra comme une lancinante habitude…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;M&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Curzio Malaparte&lt;/span&gt; : L’auteur de Kaputt, admirateur de Céline, que je relis en ce moment et que je chroniquerai en janvier, a décidé de mettre une partie de ses droits d’auteur à Céline, qu’il savait en difficulté financière lors de son emprisonnement au Danemark en 1946. Céline s’est dit touché par « ce geste chaleureux et fraternel » : ces moments là ne s’oublient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Thorvald Mikkelsen&lt;/span&gt; : Avocat de Céline au Danemark : Céline lui doit sa non extradition en la France déchaînée par les excès de l’épuration, de 1945, où il aurait pu connaître le peloton d’exécution pour « intelligence avec l’ennemi » (ce qui est historiquement faux car Céline a toujours agi seul et sans aucun relais et il avait en haine tenace le genre humain en général, refusant avec excès souvent toute compromission). Mikkelsen lui a permis d’utiliser sa maison du Danemark du Jütland pour passer, après une année d’emprisonnement, un exil difficile et douloureux, mais bienveillant et surtout porteur de renouveau littéraire puisque germera en cette période les prémisses de la Trilogie Allemande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;N&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marc-Edouard Nabe&lt;/span&gt; : Un grand écrivain, d’abord et définitivement. Un admirateur de Céline inspiré, cultivé et profond. Un indépendant qui s’autoédite et dont on peut acheter les livres par internet ou dans des magasins alimentaires autour de son quartier Parisien, et un tel courage dans la réalité économique contemporaine force le respect. Un livre écrit en hommage à Lucette, affectif et reconnaissant. Un livre, pour moi le meilleur livre lu l’an dernier, et qui a été finaliste du Renaudot, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’homme qui arrêta d’écrire&lt;/span&gt;. Il n’aimerait pas les comparaisons mais son indépendance farouche, son parcours jugé souvent sulfureux, ses passions, son érudition, sa volonté permanente de tout sacrifier au style constituent pour moi des références Céliniennes majeures que je ne peux qu’admirer. Et en plus « bon sang ne saurait mentir », il vient filialement du grand jazz…Alors cet homme, je ne peux que l’aimer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Roger Nimier &lt;/span&gt;: « Cavalier de deuxième classe Nimier », c’est ainsi qu’il se présentait à Céline, qu’il appelait le “Maréchal des Logis Destouches” : Roger Nimier, jeune auteur prometteur et de talent, contribuera fortement à réinsérer Céline dans l’actualité littéraire et surtout à crédibiliser son retour en France, alors que la critique le fustigeait et ne voyait en lui que l’auteur égaré des Pamphlets. Quand je relis Nimier, je retrouve la qualité corrosive et l’éclat dynamique et fougueux de la prose de Caroline, à qui j’adresse les pensées affectueuses d’un certain ex nommé Frédéric…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;O&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jacques Offenbach&lt;/span&gt; : Céline ouvre pleinement ses sens à la chorégraphie, d’abord, puis à la musique ensuite. Il a passé son enfance passage Choiseul, quartier commerçant puis surtout quartier des théâtres lyriques. Précisément le théâtre des Bouffes Parisiens d’Offenbach dégage une entrée des artistes qui ouvre sur le passage même ; on peut donc imaginer que les rencontres fugaces et éphémères avec les danseurs et musiciens ont pu creuser l’inspiration de l’écrivain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;P&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gen Paul&lt;/span&gt; : Peintre Montmartrois, grand ami de Céline, qui même après sa rupture consommée avec l’artiste lui conservera toute sa vie une indéfectible fraternité. Ils ont fait ensemble les quatre cents coups et leur invitation à l’Ambassade d’Allemagne, en pleine Occupation, où Gen Paul va caricaturer Hitler est restée dans les annales. Gen Paul sera rebaptisé Jules dans le roman de Céline, Féerie (merci de dire Féerie et non Féérie comme cela est souvent employé à tort, féerie vient de fée…) et la figure négative donnée au personnage est apparue comme un acte d’hostilité. Devenir l’ami de Céline se méritait mais cette amitié ouvrait les portes au foisonnement culturel et à une ambiance inimitable ; la conserver nécessitait un soutien inébranlable, total et absolu (qui a dit manipulatoire ?…) Marie-Florence associe à la qualité de chroniques inspirées, le sens permanent de l’image : quand il y aura une rétrospective Gen Paul sur Montmartre, je suis certain qu’elle pourra suggérer en touches appropriées les soubresauts du Paris des Années Trente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Evelyne Pollet&lt;/span&gt; : Lectrice avide et assidue du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;, elle entretient une correspondance émue avec l’auteur. Ils finissent par se rencontrer et comme le décrit Céline très directement « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en vingt minutes il fut décidé que la jalousie était un sentiment honteux et l’amour un mythe, je la portais sur le lit et nous fûmes unis… &lt;/span&gt;». Evelyne habitait à Anvers et ils visitent ensemble les musées de la Ville ; Céline est fasciné par les « Dulle Griet », les « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;figurations des violences de la guerre&lt;/span&gt; » de Bruegel, si vous me permettez cette traduction personnelle du néerlandais, et du coup il s’enflamme (sa grand-mère paternelle était originaire du Nord) : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flamand par mon père et Brughelien par instinct, j’aurais du mal à ne pas délirer entièrement du côté du Nord…&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marcel Proust &lt;/span&gt;: Marc-Edouard Nabe admire Céline et Proust. Humblement je suis passionné de Céline, je n’ai pas encore la connaissance assouvie de Proust. Céline ne cachait pas son intérêt pour le Grand Marcel mais il a toujours pris soin de ne s’inféoder à personne. En exil au Danemark, il cite cependant l’auteur du&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Temps Retrouvé &lt;/span&gt;: « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dure est la loi inévitable qui veut que l’on ne puisse s’imaginer que ce qui est absent&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pamphlets&lt;/span&gt; : Il n’est pas possible de parler de Céline sans avoir en permanence le reflet des pamphlets. J’ai déjà dit dans une chronique en octobre dernier, en notre cher blog, que je souhaitais enfin que l’on puisse parler de Céline sans se voir en permanence jugé « douteux » ou « intolérant ». J’écris souvent sur le sujet et cet abécédaire n’intègre que des fragments de réflexion… Il reste que les trois pamphlets chronologiquement écrits : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre &lt;/span&gt;; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’école des cadavres&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les beaux draps&lt;/span&gt;, entre 1937 et 1942, constituent des îlots de racisme et des textes proches des publicistes anti-juifs de l’entre deux guerres. Si l’on se gardera d’un jugement définitif, car nous n’avons pas vécu la période, et que l’on considèrera certes que l’antisémitisme constituait une opinion alerte et récurrente en cette époque, je ne peux pas, nous ne pouvons pas, cautionner les atmosphères haineuses, assombries en permanence, délirantes souvent de ces brûlots où l’on trouve encore parfois des veines et flambées enivrantes d’écriture mais au service d’un « romantisme d’assainissement » comme disait Lucien Combelle, écrivain collaborationniste, dans cette expression terrifiante qui a développé toutes les douleurs de la shoah… Oui Céline a été antisémite et l’est certainement resté. Non il n’a jamais été milicien et n’a jamais participé aux compromissions abjectes des dénonciations. Est-ce suffisant pour l’exonérer, certes pas. Les pamphlets devront être un jour réédités au travers d’une édition de mise en perspective historique ; aujourd’hui ils sont trouvables sur les sites internet des groupuscules fascisants et cette exploitation se voit intolérable. J’ai acheté chez un bouquiniste Lyonnais en 2003 une édition originale de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt; (pardon à mon épouse qui m’en a voulu un certain temps…) et cela fut une épreuve douloureuse : le livre associe méchanceté, approximations et haine directe. C’est en ce sens que le cinquantenaire de la mort de Céline aurait pu contribuer à une analyse sans faiblesse mais apaisée. Pour aller plus loin (vous connaissez ma marque de fabrique) sur ce sujet, je vous recommande vivement le livre d’André Derval : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Accueil critique de Bagatelles pour un massacre&lt;/span&gt;, que l’on se procurer auprès du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bulletin Célinien&lt;/span&gt; à Bruxelles, remarquable synthèse critique sur la perception du livre en 1938 et qui nous permet de saisir les ambiances de l’époque sur l’antisémitisme très/trop facilement assimilé à une opinion comme une autre (réalité à méditer de nos jours où certains propos sont trop patiemment entretenus et où l’on ne fustige plus certains dérapages…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Points de suspension&lt;/span&gt; : Vous l’avez remarqué, je vénère les points de suspension qui laissent le lecteur imaginer la suite et la fin et permettent de placer le débat en ouverture perpétuelle. Céline use et abuse des points de suspension jusqu’à déraciner le style classique, mais tout cela était voulu : il fallait désacraliser le style pour imposer « une nouvelle petite musique »… Et cette musique se savoure avec acuité et sensibilité, à l’image des chroniques de Cécile, toujours touchantes et pétries de tendresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Q&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Raymond Queneau&lt;/span&gt; : Un des rares auteurs à avoir écrit dans les années cinquante, à une époque où il était de bon ton de dénigrer Céline, ce soutien apprécié : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;malgré les difficultés de la vie publique et privée, Céline a continué son œuvre ave&lt;/span&gt;c Féerie pour une autre fois, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;où l’on retrouve l’incontestable vigueur d’expression de ses premiers livres&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;R&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ludwig Rajchman&lt;/span&gt; : Directeur de la Section d’hygiène de la Société des Nations à Genève (l’ancêtre de l’ONU créé par le Traité de Versailles), c’est à lui que Céline doit une nomination dans une Institution Internationale qui lui permettra de parcourir le Monde et notamment de pénétrer les Etats-Unis (oh les pages sur les USA dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt;, que de merveilles…). Il rapportera à son mentor et responsable des chroniques avisées sur les insuffisances ou éléments intéressants concernant la médecine préventive au travail et surtout  sur la nécessité d’intégrer l’hygiène en permanence dans l’acte de travail pour prévenir épidémies et pandémies. De Rajchman, Céline a dit « il m’aimait comme un fils et il m’a fait voyager ». Comparaison n’est pas raison et même si la vie a créé des éloignements, Rajchman (de confession juive) n’a jamais renié son protégé et son fils spirituel a toujours été reconnaissant de son enseignement. Qui a dit que Céline était complexe et difficile à suivre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;S&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean-Paul Sartre dit « l’Agité du bocal »&lt;/span&gt; : J’ai passé le Bac Français en 1980, l’année de la mort de Sartre et l’année où tous les professeurs post soixante huitards vénéraient les réflexions de l’homme qui a soi-disant créé l’existentialisme, dont j’ai toujours eu du mal à cerner le sens, mais je suis certain qu’Hervé va m’apporter son éclairage. J’ai apprécié, quoique modestement, les romans de Sartre, notamment &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Mains sales&lt;/span&gt;, mais je n’ai jamais adhéré aux positions du philosophe ni apprécié ses engagements. Il s’est trompé en permanence et notamment sur le génocide Cambodgien (erreur la plus grave, même si la fin de sa vie l’a vu renouer avec la générosité d’accueil des « Boat People »), sur le terrorisme de la Bande à Baader, sur les dictatures communistes à qui il rendait visite avec enthousiasme… Mais je n’ai pas à juger le parcours de l’homme, sinon je ne serai pas cohérent avec ma position sur Céline. Ceci dit, Sartre va insulter Céline, en 1945, en considérant que les pamphlets ont été écrits par vénalité, par soucis de plaire aux Occupants et même pour se faire « payer » par eux… Ces âneries monumentales, qui ne résistent pas à l’examen d’un Céline toujours en refus de compromission et anticonformiste, valurent à Sartre une réponse cinglante de Céline intitulée : « à l’agité du bocal »… J’attends la position du Ministère de la Culture pour le cinquantenaire de la mort de Sartre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;T&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jean-Louis Tixier-Vignancour&lt;/span&gt; : Avocat au charisme reconnu et accompagnateur de la France Nationaliste, pleurant les Colonies perdues : il a été l’avocat des anciens de l’OAS et de l’Algérie Française, compagnon de route et mentor du naissant Jean-Marie Le Pen… Un pedigree d’avocat qui n’aide pas à rendre Céline sympathique qui l’a choisi comme défenseur… Céline, en fait, ne connaissait pas l’avocat, en son exil au Danemark, mais il lui doit le génie de l’illusion : Tixier a fait signer par le Ministre de la Justice une décision d’amnistie pour faits « d’indignité nationale » (cf. écriture des pamphlets) du fait de services rendus à la nation pour engagement lors du premier conflit mondial d’un certain Monsieur Louis Destouches, sans aucunement faire référence à Céline… Et voilà comment Céline a pu revenir en France, amnistié…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;U&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Général d’Urbal&lt;/span&gt; : Chef de section de Céline lors des premiers engagements de 14 et symbole du militaire généreux avec ses hommes et partageant leurs souffrances : une espèce rare pour Céline, farouchement devenu antimilitariste et qui – je l’ai déjà dit en octobre – préférait « tout sauf la guerre », ce fameux « tout » qui a bouleversé ses engagements…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;V&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Voyage au bout de Céline&lt;/span&gt; : Lisez ou relisez le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyage&lt;/span&gt; mais lancez-vous dans la conquête de la Trilogie Allemande et notamment de Nord, pour moi le meilleur livre existant dans la littérature française du XXème siècle, plongez-vous dans la noirceur magnifiée et dans les délires ou élucubrations des personnages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mort à Crédit&lt;/span&gt; et passez un moment bref comme intense en compagnie de la détresse des poilus avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Casse-Pipe&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;W&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Horace Walpole&lt;/span&gt; : Citation de cet auteur, un peu méconnu de nos jours (il me fallait bien trouver un « W », déjà que je n’ai pas trouvé de « X »…) : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le monde est une comédie pour ceux qui pensent et une tragédie pour ceux qui sentent&lt;/span&gt; ». Céline a toujours préféré sentir que penser et ses romans s’écrivent avec la présence de l’odeur du vécu et du sang et des larmes parcourus par l’âme humaine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Y&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Entretiens avec le Professeur Y&lt;/span&gt; : Petit opuscule plein de malice et de décalage de Céline, paru en Folio, et magnifié par un récent livre de Philippe Sollers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Z&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Antonio Zuloaga&lt;/span&gt; : Intime de Céline et membre de la fameuse bande de l’entre deux guerres, dite bande de Montmartre, avec Gen Paul et Céline en fers de lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Merci pour votre patience et merci pour votre écoute, en cette dédicace à l’adresse de mon écrivain de référence. Merci à Laurent Martinet de l’Express de considérer cette chronique comme décalée de nos obligations du respect des 2000 caractères…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eric&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2011/12/13/abecedaire-celine/"&gt;http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/&lt;/a&gt;, 13 décembre 2011.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-7610215308740554129?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/7610215308740554129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/abecedaire-celine-les-8-plumes-13.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7610215308740554129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/7610215308740554129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/abecedaire-celine-les-8-plumes-13.html' title='Abécédaire « Céline » - &lt;i&gt;Les 8 plumes&lt;/i&gt; - 13 décembre 2011'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QtvIt9I-IyI/TvHJ2bzLMoI/AAAAAAAADEw/7s3seISSF9A/s72-c/Copie%2Bde%2Blfcvoy.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6400887689205850296</id><published>2011-12-20T17:54:00.014+01:00</published><updated>2012-01-09T20:43:22.720+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le Petit Célinien'/><title type='text'>Le Petit Célinien hebdo : L'intégrale</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-41GOGcU7VcQ/TvDAgHI8GiI/AAAAAAAADD0/F2WHdosOb1o/s1600/LPC%2B-%2BL%2527Integrale%2B-%2Bcouv.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; 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color: rgb(51, 102, 255);"&gt;&lt;/span&gt;Toutes vos questions à l'adresse habituelle : lepetitcelinien@gmail.com.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-6400887689205850296?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/6400887689205850296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-petit-celinien-lintegrale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6400887689205850296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/6400887689205850296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-petit-celinien-lintegrale.html' title='Le Petit Célinien &lt;i&gt;hebdo&lt;/i&gt; : L&apos;intégrale'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-41GOGcU7VcQ/TvDAgHI8GiI/AAAAAAAADD0/F2WHdosOb1o/s72-c/LPC%2B-%2BL%2527Integrale%2B-%2Bcouv.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-8764803943800924151</id><published>2011-12-20T17:22:00.000+01:00</published><updated>2011-12-20T17:22:39.625+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Etudes'/><title type='text'>Céline, le peuple et la critique d'authenticité  par Francis Chateauraynaud (1995)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Résumé : L'article propose une exploration du dossier Céline à partir du logiciel Prospéro spécialement conçu pour l'étude des affaires et des controverses. A travers la présentation de différentes procédures de traitement, le papier tente de clarifier les relations entre exigence d'authenticité et représentation politique. Les multiples interprétations engendrées par les pamphlets céliniens sont en effet l'occasion de montrer comment le thème de l'authenticité change de nature lorsqu'il est associé à des espaces de calcul politique : façon usuelle de qualifier la présence et l'intensité de l'engagement dans le monde ou dans une oeuvre, la notion d'authenticité peut facilement devenir une formule de rhétorique dont la signification épouse les chassés-croisés du calcul et de la critique. Lorsque, dans une période de crise comme celle des années trente, les représentations politiques entrent en tension avec les modalités de l'expérience quotidienne et ne permettent plus de bâtir de prise collective sur l'avenir le plus proche, prophéties de malheur, visions apocalyptiques et dénonciations réactionnaires viennent habiter l'espace public permettant des prises de parole impensables dans d'autres configurations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-weight: bold; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&amp;gt; &lt;a href="http://www.fileden.com/files/2008/7/3/1986937/celinepeupleauthenticite.pdf"&gt;Téléchargez cet article (pdf, 63 pages)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-8764803943800924151?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/8764803943800924151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/celine-le-peuple-et-la-critique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8764803943800924151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/8764803943800924151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/celine-le-peuple-et-la-critique.html' title='Céline, le peuple et la critique d&apos;authenticité  par Francis Chateauraynaud (1995)'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6150879118213242582.post-6507333789175523685</id><published>2011-12-20T17:19:00.001+01:00</published><updated>2011-12-20T17:22:16.890+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Louis-Ferdinand Céline'/><title type='text'>Louis-Ferdinand Céline - New York - 1937</title><content type='html'>&lt;table class="tr-caption-container" style="float: left; 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font-weight: bold;"&gt;Le Procès Céline&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, film réalisé par Antoine de Meaux diffusé sur Arte le lundi 17 octobre 2011 est de nouveau disponible (cliquez sur l'image).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lepetitcelinien.com/2011/10/le-proces-celine.html"&gt;&lt;img style="float: left; margin: 0pt 10px 10px 0pt; cursor: pointer; width: 544px; height: 195px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-y9VUuuo8_S4/Tu9gFsJILvI/AAAAAAAADDg/0ybwt_ENelo/s400/proces%2Bceline.jpeg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5687870505257283314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6150879118213242582-5580571879225750547?l=www.lepetitcelinien.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://www.lepetitcelinien.com/feeds/5580571879225750547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-proces-celine.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5580571879225750547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6150879118213242582/posts/default/5580571879225750547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://www.lepetitcelinien.com/2011/12/le-proces-celine.html' title='Le Procès Céline'/><author><name>Le Petit Célinien</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14193551544144582139</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/-zf4mdEOQEoo/TYUkS6f8poI/AAAAAAAABlQ/IlNsjRnk7Kg/s220/LFC%2Bpar%2BInnocent2.jpeg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url=
