dimanche 28 février 2010

Le Petit Célinien

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Le Bulletin célinien n°317 - mars 2010

Au sommaire:
- Marc Laudelout : Bloc-notes
- M. L. : « Céline dans Tovaritch » (suite)
- Robert Le Blanc & Étienne Nivelleau : « Autour de la correspondance »
- *** : « Trois céliniens commentent Lettres »
- Pierre Lalanne : « Albert Paraz, l’homme-orchestre »
- Albert Paraz : « D’un château l’autre » [1957]
- Jacques Aboucaya : « Paraz à découvrir »
- *** : « Albert Paraz et L’Express »
- P.-L. Moudenc : « La correspondance de Céline à Paraz ».

Un numéro de 24 pages, 6 € franco.







Le Bulletin célinien
B. P. 70
B 1000 Bruxelles 22
Belgique

samedi 27 février 2010

Louis-Ferdinand CÉLINE par Guillaume GALLIENNE (France Inter, 2010)

Émission "Ca peut pas faire de mal" diffusée sur France Inter le 27 février 2010. Lectures proposées par Guillaume GALLIENNE. Avec Dominique ROLIN, Judith MAGRE, Marguerite YOURCENAR, Julia KRISTEVA :



LF Céline - Milton Hindus : Rencontre à Copenhague

Correspondance Céline - Hindus et relation par Hindus de leur rencontre qui se termina houleusement. Les lettres à Hindus préfigurent les Entretiens avec le Professeur Y et montrent Céline tentant de (re)définir son art poétique. Paru initialement sous le titre Céline tel que je l'ai vu.

Milton Hindus, Rencontre à Copenhague, L'Herne, 2008.
Commande possible sur Amazon.fr.

vendredi 26 février 2010

Erratum - Sortie en juin d'un polar autour de Louis-Ferdinand Céline

L'auteur du polar autour de LF Céline dont la parution est prévue pour juin n'est pas David Alliot comme on vous l'annonçait il y a quelques jours mais Emile Brami.

Louis-Ferdinand Céline sur France-Inter samedi 27 février

Guillaume Galliene consacrera son émission "ça peut pas faire de mal" (de 18h10 à 19h) de demain à Louis-Ferdinand Céline :

"Faire danser des alligators sur une flûte de pan" : voici la définition que donne Céline de la littérature. Auteur complexe, ambigü, insaisissable, il laisse derrière lui une oeuvre monumentale, que je vous propose d'aborder ce soir, à travers des extraits de : Mort à crédit, (1ère éd. 1936), Gallimard, Folio, 1985; Voyage au bout de la nuit, (1ère éd. 1932), Gallimard, Folio, 1972; Guignols'band, (1ère éd. 1944), Gallimard, Folio, 1989; Féerie pour une autre fois, t. I, (1ère éd. 1952), Gallimard, Folio, 1977; Lettres de Céline, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, édition établie par Henri Godart et Jean-Paul Louis, 2009. Et avec les voix de Céline, Dominique Rolin, Arletty, Judith Magre, Marguerite Yourcenar et Julia Kristeva.

Source

jeudi 25 février 2010

Louis-Ferdinand Céline chante Règlement

Règlement, chanson de Louis-Ferdinand Céline interprétée par lui-même :



A écouter :
> Céline chante A noeud coulant
> Patrick Riguelle chante Règlement


Règlement :

Je te crèverai charogne!
Un vilain soir!
Je te ferai dans les mires
deux grands trous noirs!
Ton âme de vache dans la danse
Prendra du champ!
Tu verras cette belle assistance
Au four-cimetière des Bons-Enfants!
Refrain
Mais voici tante Hortense
Et son petit Léo
Voici la Céline et le Puissant Toto
Pourquoi dire à ces potes
Que la fête est finie?...
Que le vent t'emporte
Feuilles mortes! Soucis!
Depuis des payes que tu râles
Que t'es cocu.
Que j'suis voyou responsable
Que t'en peux plus!
Vas pas louper l'occase unique
De respirer
Viens voir avec moi si ça pique
Aux grandes osselettes du St Mandé!
C'est pas des nouvelles que t'en croques
Que t'es pourri!
Que les bourmanes ils te suffoquent
Par ta mélie!
C'est comme ça qu'a tombé Mimile
Dans le grand panier!
Tu vas voir ce joli coupe-file
Que je vas te farcir dans l'araignée!
Mais y a la question qui me tracasse
En te regardant...
Comment que tu seras plus dégueulasse
Mort que vivant?
Tu vas repousser toute la vermine
Plus d'enterrement!
Que tu restes en rade sur la pile
J'aurai des crosses avec Mimile
Au trou Cimetière des Bons Enfants!
Ah! venez tante Hortense!
Et vous petit Léo!
Venez ma Céline et toi vaillant Toto!
Il faut vous dire mes potes!
Que la fête est finie!
Que le vent m'emporte!
Adieu feuilles mortes!
Trémolos et soucis!

mercredi 24 février 2010

Le génie est-il soluble dans la colle ?

Beaumarchais l’a ainsi voulu FIGARO : l’astucieux valet sachant garder devant ses maîtres, son franc parler. Un hors série « jeux et quiz sur la littérature française » est en kiosque actuellement, édité par un grand groupe de presse.
Astucieux FIGARO ? L’étiquette criarde et redondante affiche-t-elle le prix pour les très mal voyants ? Que nenni, elle recouvre l’écrivain maudit dont l’opus majeur trône en première place des 500 meilleurs romans mondiaux, toutes époques confondues! Louis Ferdinand en couverture, entre Flaubert et Chateaubriand!: vous n’y pensez pas !! Cette jaune rondelle ne peut qu’attiser la curiosité des lecteurs - si elle est là pour ça: bravo Figaro– et l’on se précipite pour découvrir quelle horrible créature se cache dessous !!
FIGARO, tes convictions tu ne peux défendre ? De quel obscur censeur as-tu reçu tes ordres ? Finalement, diabolique est l’astuce qui produit l’effet inverse à celui recherché! Pauvre FIGARO qui veut croire que l’on peut museler le génie littéraire sous la colle d’une étiquette ! Tu continues d’avoir raison Ferdinand… ils sont de plus en plus lourds !!

Michel TOUSSAINT

lundi 22 février 2010

Le Petit Célinien n°38

Le Petit Célinien n°38 :

Épuisé
Le numéro 2,50€ par paiement sécurisé Paypal (colonne de droite) sur notre site. Précisez le numéro souhaité et votre adresse mail.

Le Petit Célinien n°38 - Semaine du 22 février 2010.

Au sommaire:
- Entretien avec Jacques Tardi (I)
- Louis-Ferdinand Céline par José Corréa (inédit)
- "Toute notre dégueulasserie commune" (lettre à Elie Faure, 1934)
- Céline, Garcin, Sollers (Le Choc du mois, janvier 2010)
- Actualités céliniennes
- Lectures

samedi 20 février 2010

Louis-Ferdinand Céline bientôt sur les écrans ?

Christophe Malavoy développe sur son site www.christophemalavoy.com son projet de long métrage consacré à Louis-Ferdinand Céline avec dans les rôles principaux Jacques Dutronc (LF Céline) et Anouk Grinberg (Lucette) :

Pitch:

De la bouche même de l’écrivain, le récit de sa folle épopée à la fin de la seconde guerre mondiale. Condamné à fuir la capitale avant l’arrivée des alliés et par peur des représailles de ceux qui l’accusent de collaboration, Céline gagne l’Allemagne en Juin 44, avec sa femme Lucette et le chat Bébert. Bientôt rejoints par l’acteur Le Vigan qui vient d’interrompre les prises de vues du film de Marcel Carné “Les Enfants du Paradis”, i ls sillonnent l’Allemagne plongée dans le chaos avant de trouver refuge dans le château baroque de Sigmaringen, peuplé par tous les fuyards et condamnés du gouvernement de Vichy... Céline, Lucette et le chat Bébert réussiront à gagner le Danemark où l’écrivain apprendra la mort de sa mère... Ecrit d’après ce qu’on appelle la “Trilogie Allemande”, D’un Château l’autre, Nord et Rigodon, le film met en scène l’extraordinaire puissance tragi-comique de Louis-Ferdinand Céline dans une des périodes les plus chaotiques et les plus épiques de son histoire.

Scénario:
En 1957, une journaliste du journal L’Express se rend au pavillon de Meudon pour interviewer Louis-Ferdinand Céline dont le roman “D’un Château l’autre” vient de sortir chez Gallimard, annonçant le grand retour de l’auteur du “Voyage au bout de la nuit” sur la scène littéraire française.

Céline a 63 ans, cloué au lit par une crise de palu. Il ne veut voir personne. Lucette, sa femme, demande à la journaliste de revenir un autre jour... Nous restons avec Céline, traqué par l’insomnie jusqu’au bout de la nuit, entouré de ses animaux... il nous prend alors à témoin et nous raconte le voyage apocalyptique qui l’a conduit avec sa femme, le chat Bébert et l’acteur Le Vigan dans l’Allemagne en feu et en cendres de la fin de la guerre. Traqué par l’insomnie jusqu’au bout de la nuit, Céline nous emmène dans les labyrinthes de l’Histoire, dans ses outrances... ses furies... mais aussi dans ses replis de tendresse, dans sa fulgurante poésie... il nous convie à une incroyable reconstitution qui s’achèvera aux premières lueurs du jour...

Portrait d’un monde agonisant où la comédie humaine voisine avec la tragédie... neuf mois d’un voyage aux confins du burlesque et de la mort... au coeur de l’affabulation Célinienne et de la vérité historique... Après l’ultime voyage dans un train de la Croix Rouge, qui conduit le couple Céline et le chat Bébert jusqu’au Danemark, échappant ainsi de justesse aux représailles de l’épuration, le jour se lève sur le pavillon de Meudon... Céline vient s’asseoir sur la terrasse de sa maison... La journaliste de L’Express est de nouveau là... on prépare l’interview, on installe les chaises, une table, la sténo, tandis que la voix off de l’écrivain nous confie :

"Parfois ça me remonte à la gorge... je ne suis pas si carne qu’on croit... j’ai honte de ne pas être plus riche en coeur et en tout... un mufle impuissant que je suis... ça fait une boule de tendresse pas facile à passer... je juge peut-être les hommes plus vaches, plus bas, qu’ils ne sont vraiment, mais ils sont si méchants !... on ne peut pas leur faire confiance, ils vous bouffent tout cru !... j’ai eu moi aussi des raisons de vivre... vous comprendrez... je suis lyrique... la petite musique... l’émotion... les fariboles du coeur... la vie !... vous comprenez ?... la vie !... Ah ! j’ai été bien servi merci !... ça oui !... vraiment du bon et puis beaucoup de mauvais !... ça aussi ça me remonte à la gorge... la condition humaine, c’est la souffrance, n’est-ce pas ?... je n’aime pas la souffrance, ni pour moi ni pour les autres... vous comprenez ?... "

L’image se fige sur Céline dont le regard insondable est peu à peu effacé par la surimpression d’une mer mouvante et tourmentée qui envahit l’image...

Le procédé
Les séquences correspondantes au Céline narrateur (Meudon 1957) seront tournées en images réelles. Les séquences correspondantes au périple du voyage dans l’Allemagne de la fin de la guerre seront réalisées en animation, donnant ainsi une grande liberté à la création de l’univers et du délire célinien. La poétique et la dimension hallucinatoire du récit seront dans le même esprit soutenues et développées par la force du dessin. Enfin, certaines séquences de la “vérité historique” seront tirées d’images d’archives qui viendront se juxtaposer et se composer avec le procédé d’animation. (débarquement allié, Berlin en ruines, etc...). L’ensemble sera composé dans une palette monochrome rehaussée de couleurs sur certains détails.

La note d’intention
Il n’est bien sûr pas question dans ce film de faire l’apologie des écrits antisémites que l’auteur du “Voyage au bout de la nuit” a produit de 1937 à 1941 à travers ses très célèbres pamphlets “Bagatelles pour un massacre”, “L’école des cadavres”, et “Les beaux draps”, dont l’auteur lui-même, puis les ayants-droits ont interdit la réédition depuis la fin de la guerre.

Il ne s’agit pas de porter un jugement moral sur l’oeuvre de Louis-Ferdinand Céline mais de tenter de comprendre et de mettre en lumière les souffrances autant que les outrances d’un homme dont la maladie d’orgueil a produit le pire comme le meilleur.

Le film est le portrait d’un homme blessé, traqué, usé par l’insomnie, qui “n’est capable que de produire des cauchemars” comme il l’avouait lui-même et qui disait aussi “je n’aurais jamais écrit une ligne si j’avais pu dormir.” C’est aussi le portrait d’un homme dont les contradictions sont nombreuses. En même temps qu’il vitupère contre les Juifs ou les communistes, il n’hésite pas à soigner des juifs ou des résistants et à délivrer de faux certificats médicaux pour aider ceux qui cherchent à échapper au Service du Travail Obligatoire en Allemagne (STO). Il le fera encore à la fin de la guerre, à Sigmaringen, pour éviter aux jeunes miliciens de partir sur le front de l’Est. Contradiction d’un homme qui prône le rapprochement avec l’Allemagne mais qui est celui qui critique le plus ouvertement les allemands durant l’Occupation, “Vous savez pour moi l’Allemagne c’est celle des hommes de 14 - la mort, la saucisse, le casque à pointe - et l’invalidité 75 pour 100 - à 20 piges ! je suis pas très germanisant... qui c’est qui me l’a tiré ma balle dans l’oreille ? C’est pas les Anglais, les Russes, les Amerlos... j’ai jamais pu les piffer moi les boches !”, qui traite aussi bien l’ambassadeur allemand à Paris Otto Abetz de “clown pour catastrophes” que le Führer de “fripouille cent pour cent, gâteux fini, surbranlé... tragique bon à rien, vaut tout juste un contrôleur de métro... pas même une cinquième roue...” et qui finira par dire “le massacre des juifs n’est qu’un nouvel exemple de la traîtrise, de la stupidité et de la brutalité allemande. Je préfère toujours un juif à un allemand !

Ce film tentera donc de sortir Céline du cliché de ceux qui ne voudraient résumer l’homme qu’à ses écrits pamphlétaires de 1937 et 1938 (qu’ils n’ont le plus souvent pas lus) et cherchera à mettre en oeuvre la réflexion qu’André Gide portait sur l’auteur du Voyage au bout de la nuit : “Ce n’est pas la réalité que peint Céline, c’est l’hallucination que la réalité provoque.

www.christophemalavoy.com

Le Petit Célinien

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mercredi 17 février 2010

Céline en toutes lettres

A première vue, ce nouveau volume de la Pléiade consacré à Céline ne propose rien d'exceptionnel aux amateurs de l'écrivain: à quelques lettres de jeunesse inédites près, l'immense majorité de sa correspondance était déjà disponible, éditée par Gallimard (pour les succulentes Lettres à la NRF.) ou par plusieurs petites maisons (Editions du Lérot, La Flûte de Pan, L'Age d'homme), dont il faut saluer l'admirable travail de défricheurs... Tous les céliniens connaissent les lettres à Jean Paulhan, Gaston Gallimard, Albert Paraz, son admirateur juif américain Milton Hindus, les avocats Tixier-Vignancour et Albert Naud, sa secrétaire Marie Canavaggia ou les amis Robert Le Vigan, Antonio Zuloaga, etc. Les fanatiques de Céline, pourtant, auraient tort de passer à côté de ce volume qui est bien plus que la simple somme de ses parties : auparavant, en se plongeant dans les correspondances à l'unité, puisque adressées à un seul destinataire, le lecteur découvrait le monologue célinien en lignes parallèles. En assemblant toutes les lettres pour ce Pléiade, Henri Godard fait converger les lignes et insère la perspective dans le tableau : on avait tous les Céline à plat, on a tout Céline en relief. En lisant les lettres une par une apparais plus que jamais la fascinante complexité du personnage.

Les lettres de jeunesse, anodines, montrent un jeune homme normal et bien sage. Après le succès de Voyage au bout de la nuit, la fanfaronnade devient une signature. Dès 1936 jusqu'à la débandade de Sigmaringen, c'est l'obsession antisémite et l'aboiement systématique. A partir de l'exil au Danemark, et jusqu'à sa mort à Meudon. Céline écrit plus souvent, plus longuement. Désormais seul et sans auditoire, l'écrivain se livre à travers des milliers de pages et parle plus volontiers qu'hier de la nature de son travail, de son obsession du style, de son application si laborieuse face au manuscrit qu'il recommence indéfiniment. Il devient alors ce vieillard prématuré dont les gémissements permanents évoquent un Léon Bloy bouffon et souvent hilarant : l'invective d'hier laisse place aux jérémiades pleurnichardes les plus drôles. Car, au-delà de son génie stylistique, plus encore que ses pénibles obsessions raciales, voici ce qu'il faudrait surtout retenir de la correspondance de Céline : on rit beaucoup à sa lecture. Ce n'est pas rien.

Nicolas UNGEMUTH
Le Figaro Magazine, 23/01/2010.

lundi 15 février 2010

Le Petit Célinien n°37

Le Petit Célinien n°37:

Épuisé
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Le Petit Célinien n°37 - Semaine du 15 février 2010.

Au sommaire:
- Bestiaire célinien (III)
- LF Céline (portrait)
- "Hâter cette décomposition voici l'oeuvre" (Lettre à Elie Faure, 1933)
- Les Lettres de Céline : odieux, ressassant, éblouissent (La Quinzaine littéraire, janvier 2010)
- Actualité célinienne
- Quand Céline faisait l'acteur
- Lectures

dimanche 14 février 2010

Sortie en juin d'un polar autour de Louis-Ferdinand Céline

On vous l'annonçait il y a quelques semaines, un roman policier autour de Louis-Ferdinand Céline sera publié cette année par la nouvelle maison d'edition L'Editeur. La sortie est prévue pour juin. L'auteur : Emile Brami, bien connu des céliniens...

samedi 13 février 2010

Louis-Ferdinand Céline au théâtre Mouffetard le 23 février 2010

Dieu, qu'ils étaient lourds... !!!
Entretien théâtral et littéraire avec Louis-Ferdinand Céline.
Conception, adaptation et mise en scène de Ludovic Longelin, avec Marc-Henri Lamande et Ludovic Longelin.

Théâtre Mouffetard - Paris 5°
Mardi 23 février 2010 à 20h30
73, rue Mouffetard
75005 Paris / M° Place Monge

Tarif unique de 5 €

Réservation impérative auprès du théâtre au 01 43 31 11 99 (du mardi au samedi 13h à 18h30)

Une saisissante rencontre loin des consensus et des coquetteries littéraires avec Louis-Ferdinand CELINE, qui, seul sur scène, répond aux questions qui lui furent posées par les intellectuels de l’époque. Face aux spectateurs appelés ici à être confidents privilégiés, CELINE parle de sa vie, de son enfance, de ses dramatiques prises de position politique mais aussi et surtout de ce style fameux qui bouleversa la littérature...
"Ce spectacle est sidérant d'intelligence...Tout concourt à faire surgir l'écrivain en personne et c'est stupéfiant. Car pour jouer Céline, entrer dans sa voix, dans sa peau, il faut un sacré culot, un sacré travail et un sacré courage. Marc-Henri Lamande possède tout cela. Il ne se prend pas pour Céline mais il l'interprète comme on dit d'une partition musicale. L'effet est saisissant. On se croirait vraiment face au reclus de Meudon. Et l'on goute pleinement ce texte aussi saignant qu'une viande au croc." Laurence Liban - L'Express (Blog de L. Liban - 21 juillet 2009)

"Céline livré au public (...) Marc-Henri Lamande sort du noir et devient Céline, sa voix, son nasillement (...) il bougonne, marmonne, sa voix a ce qu'il faut d'aigre, de haletant, de féminin, pour faire entendre, dans l'auteur de Voyage au bout de la nuit, la part du ressassement magnifique." Eric Aeschimann - Libération (24 juillet 2009).

Louis-Ferdinand Céline figurant dans le film Tovaritch de Jacques Deval (1935)



Echo de ce "scoop" sur le blog de Pierre Assouline :

On a retrouvé le figurant Destouches

Cela fait longtemps que les céliniens évoquaient l’apparition du docteur Destouches dit Céline dans un film en qualité de figurant. Ils en parlaient à l’égal d’un mythe errant. Cela devait être dans un film de l’entre deux-guerres, mais lequel ? Il revenait naturellement au Bulletin célinien de Marc Laudelout de résoudre l’énigme. Chose faite dans son dernier numéro.

On le voit donc brièvement sortir d’une épicerie dans Tovaritch (1935) de Jacques Deval. Ca a frappé un télespectateur qui le revoyait récemment au Cinéma de minuit sur France 3 ; il a aussitôt alerté les autorités compétentes. Le réalisateur, lié d’amitié à l’écrivain, avait vainement tenté de porter le Voyage au bout de la nuit à l’écran mais Hollywood, où il vivait, ne l’avait pas suivi. La carrière cinématographique du Dr Destouches fut sans lendemain.


vendredi 12 février 2010

Louis-Ferdinand Céline au théâtre : "Nuit d'Amérique" du 17 au 28 février 2010

Chromos compagnie présente Nuit d'Amérique d'après les chapitres américains du "Voyage au bout de la nuit" de Louis-Ferdinand Céline.

Théâtre du temps, 9 rue du Morvan, Paris 11è. Métro Voltaire.
Du 17 au 28 février 2010. 20h30 / 17h dimanche.
Informations : chromoscompagnie@yahoo.fr, 01 43 55 10 88.

Synopsis : Bardamu débarque pauvre et fiévreux au pays du travail à la chaîne et du dieu Dollar.

Version scénique / Mise en scène : Julien Bal
Avec : Guillaume Paulette ( Bardamu)
Valentina Sanges (Molly)
Giulio Serafini (Le groom, le joueur de Base Ball qui danse au bordel)
Julien Ratel (Flora, l'infirmier, Bébert)
Renaud Amalbert (Pierrot)
David Augerot (Marcel, Robinson)
Musique : Paul Anka
Lumières : Renaud Amalbert
Décor : Lightcorner

Notes de mise en scène, extrait : ... Pour raconter la coulée de Bardamu aux US, nous refusions d'emblée tout théâtre de narration, du souvenir par la voix, du sommeil. Nous voulions faire de ce texte du désarroi un théâtre de la joie et du nerf. Il fallait alors injecter dans les dialogues certains passages narratifs, faire de ce roman une suite d'échanges, traduire ces chapitres en théâtre. Si toute traduction est une négociation serrée entre l'oeuvre de départ et la langue d'atterrissage, nous avons joué de cet espace trouble qui parfois s'annule, parfois s'ouvre, entre le Bardamu secret de l'oeuvre et le Bardamu qui sait dire dans l'instant ce qu'il ressent du monde.

De cet effort est né notre second spectacle célinien (Après les "Entretiens avec le Professeur Y." en 2007) "Nuit d'Amérique".

Une troisième version scénique, dans un an, fermera ce cycle "New-York, Detroit, Meudon" par des instants de "D'un Château l'autre".

Ici, en cette "Nuit d'Amérique", des figures perturbent le parcours de Bardamu (Molly, Pierrot, Robinson, Marcel et Flora (l'Eglise), Lola, L'infirmier, le groom, le joueur de Base Ball). La nuit, les fantômes rendent hommage au rien du tout de derrière le ciel, Molly console Bardamu qui fuira un dimanche (un gloomy sunday). Nous le retrouvons, le Ferdine, pour finir, à Meudon, vers 1950, au lendemain du décès de Madame Bérenge. Et puis voilà. Et puis tan

jeudi 11 février 2010

Soirée littéraire Louis-Ferdinand Céline le 18 février 2010

Soirée littéraire Louis-Ferdinand Céline avec Pierre Lainé, éditeur des Lettres à Joseph Garcin et auteur de Céline, le jeudi 18 février 2010 de 19h15 à 21h à la librairie Tropismes, 11 galerie des Princes à Bruxelles.

A l'issue de cette soirée, l'équipe du Bulletin célinien propose un dîner en compagnie de Pierre Lainé. Renseignements et réservation à cette adresse.

mercredi 10 février 2010

Les écrits « interdits » de Céline à la New York University

FrenchMorning.com, 9/2/2010 :La maison française de la NYU organise une table ronde autour des écrits antisémites de l’écrivain français.

Louis Ferdinand Auguste Destouches, plus connu sous le nom de Céline, est l’écrivain français le plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXème siècle après Marcel Proust. Controversé en raison de ses pamphlets antisémites et de son engagement collaborationniste, il n’en demeure pas moins un des plus grands écrivains de la littérature française du XXe siècle.

Les invités de “Céline’s « forbidden » writings : Madness or Method ?” seront Michel Beaujour, Professeur de français à la NYU, Denis Hollier, du département français de NYU, Wyatt Mason, critique littéraire, Guy Sorman, journaliste, Phil Watts, du département français de Columbia University, et Tom Bishop, responsable du département de littérature française de NYU.

Le mardi 18 février à 7:00pm à la maison française, NYU, 16 Washington Mews.



Anne-Lise Fernandez

mardi 9 février 2010

Quand Louis-Ferdinand Céline faisait l'acteur

Louis-Ferdinand Céline a joué un rôle de figuration dans un film de l'entre-deux-guerres, "Tovaritch".

La rumeur, insistante, courait depuis des décennies : Louis-Ferdinand Céline aurait joué dans un film de l'entre-deux-guerres. Mais les recherches étaient restées vaines. Jusqu'à ces derniers jours, où, tard au Cinéma de Minuit sur France 3, un célinien physionomiste croit identifier l'auteur de Voyage au bout de la nuit dans Tovaritch, un film de Jacques Deval, sorti en 1935, qui met en scène un couple de riches Russes blancs déclassés par leur émigration à Paris.

Identification confirmée par le Bulletin célinien (BP 70, 1000 Bruxelles 22, Belgique), qui révèle ce scoop dans son prochain numéro: c'est bien Céline qui apparaît quelques secondes dans l'une des premières scènes du film, où on le voit sortir d'une épicerie. Jacques Deval, célèbre auteur de théâtre des années trente, un temps installé aux Etats-Unis, était un grand ami de Céline, lequel habitera chez lui à Beverly Hills, en 1934, à l'époque où il tentait de faire adapter le Voyage par Hollywood.

Cette apparition à l'écran est donc un clin d'oeil amical. "Ce document est d'autant plus précieux qu'il s'agit du seul film montrant Céline avant-guerre", souligne Marc Laudelout, directeur du Bulletin célinien (qui publie également dans le même numéro une passionnante interview de Tardi). En effet, si l'on connaissait le vieux Céline, en clochard des lettres, par ses prestations télévisées des années cinquante, on n'avait jamais encore eu l'occasion de voir "bouger" le fringant auteur d'avant-guerre, dont tous les amis évoquaient le charme et la prestance. C'est ce Céline-là que nous restitue, brièvement, cette figuration dans Tovaritch.

L'Express.fr, 9/2/2010.

 Extrait vidéo :

Le Bulletin célinien n° 316 - février 2010.

Au sommaire:
- Marc Laudelout : Bloc-notes
- M. L. : Céline figurant dans Tovaritch
- René Lehman : Tovaritch (9 mai 1935)
- David Alliot : Entretien avec Jacques Tardi
- M. L. : Jean-Louis Bory, lecteur de Céline
- Frédéric Saenen : Une biographie toute « tact en ondes ».

Le Bulletin célinien
B P 70

B 1000 Bruxelles 22


Un numéro de 24 pages. Prix : 6 € franco.

lundi 8 février 2010

Le Petit Célinien n°36

Le Petit Célinien n°36:

Épuisé
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Le Petit Célinien n°36 - Semaine du 8 février 2010.

Au sommaire:
- Bestiaire célinien (II)
- LF Céline (portrait)
- Dix-huit millions de cons dans un seul...
- Céline en toutes lettres (magazine Culture, décembre 2009)
- Lectures

dimanche 7 février 2010

Des papous dans la tête : Louis-Ferdinand Céline sur France Culture

La dernière partie de l'émission "Des papous dans la tête" du dimanche 31 janvier 2010 intitulée "Experts contre faussaires" concernait un texte de Céline.

L'émission est à écouter en cliquant ici.

http://sites.radiofrance.fr/

mardi 2 février 2010

Louis-Ferdinand Céline et la poursuite du délire par Pierre Lalanne - extraits

[...] Céline erre parmi les ruines de nos délires et inscrit ses prophéties en caractères runiques, inscriptions millénaires qu’il découvre à force de travail et de réécriture en faisant surgir le jus de son inconscient… qui est aussi le nôtre… Cette écriture va bien au-delà du génie et de la littérature et c’est pour cette raison que l’on ne parvient toujours pas à la comprendre, à la déchiffrer, à l’interpréter de manière acceptable.

Ce ton si juste… Cette petite musique ensorcelante, fascinante… chamanique. Elle nous pénètre, comme le son d’un tam-tam et nous amène peu à peu en un état de transe sauvage. Il suffit de se laisser porter et l’effet agit instantanément… nous partons avec lui en voyage… en voyage au bout de soi… au bout de «l’être» «dans la nuit où rien ne luit». Mais avec lui la peur est supportable, car il ne ment jamais sur la destination finale. [...]

Insaisissable, parce qu’entier; occulte, parce que multiple… On le croit communiste, anarchiste, fasciste, antisémite… Céline n’est rien de tout cela… Il est au-dessus, il imagine… Il transpose… Il l’est tout à la fois et n’est rien. Il est mystique. Il est Dieu et Diable… Onde et nuée… Phénix et sorcier… Légèreté et raffinement. Il est délire! [...]

Lorsque Céline affirmait que la race blanche avait perdu à Stalingrad… C’est le dernier soubresaut du monde des fées et des démons qu’il percevait, bien au-delà de la défaite allemande, il voyait l’Europe d’aujourd’hui et de demain. [...]

Yves Buin dans son «Céline» publié chez Folio, fait ressortir l’importance du séjour de Céline à Londres en 1915. Il montre surtout la métamorphose de Céline survenu dans une période de temps très court, qui peut illustrer le délire célinien. Même si Buin refuse d’aller trop loin dans cette direction, sa vocation a peut-être débuté là-bas… Période obscure dont on ne sait pas grand-chose, propice aux légendes et au fantastique, «Guignol’s band» en sera le chef d’œuvre.

Voilà ce que constate Buin en examinant une photographie de l’époque de Londres…cela se passe de commentaires :

«Une photographie d’identité de 1915 peut, là encore, nous servir de jalon. On n’y voit plus le Louis martial puis convalescent de 1914 mais un tout autre homme : débraillé, les cheveux en bataille, le regard étrange et narquois soumis à des puissances obscures, un visage d’aube agitée qui pourrait être celui d’un convict, d’un dément, d’un terrorisme révolutionnaire. Il est loisible de commenter sans fin tant ce visage est différent, à quelques mois près, de ce qui était montré auparavant. Une mutation s’est-elle produite? Une révélation a-t-elle eu lieu? De qui? De l’être? La photo impressionne par son authenticité, un insaisissable qui, sans doute, n’est pas loin d’une folie qui affleure et qu’on est incapable de nommer. Fugitive apparition de ce qui se préfigure de l’écrivain à venir et que l’on se complaira, à l’âge mur, à désigner comme visionnaire, halluciné, monologueur inspiré et volontiers prophète de malheur.» (p.77)

En fait, Louis Ferdinand Destouches avait le choix entre devenir écrivain, guérisseur ou prophète, les trois éléments se sont imposés et superposés. Cette combinaison lui a permis de devenir Louis-Ferdinand Céline, dernier maître du Verbe et de l’imaginaire.

Pierre Lalanne
L'article complet est à lire sur L'ombre de LF Céline.

lundi 1 février 2010

Le Petit Célinien n°35

Le Petit Célinien n°35:

Épuisé
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Le Petit Célinien n°35 - Semaine du 1er février 2010.

Au sommaire:
- Bestiaire célinien (I)
- Dédicace à Lucien Descaves
- L'Ecole des cadavres (préface 1942)
- Mea Culpa par Robert Menguy (Le Flambeau, 30/01/1937)
- Céline au théâtre
- Lectures